Se lancer dans le sport pour se transformer : les 9 erreurs qui peuvent vous faire abandonner avant d’obtenir les résultats que vous méritez

En 2016, dans une salle de sport que je fréquentais, j’ai retrouvé une personne que je n’avais pas vue s’entraîner depuis environ six mois.
Nous avons discuté, et elle m’a expliqué quelque chose qui m’a franchement interpellé : elle n’était plus venue à la salle depuis plus de six mois, mais continuait malgré tout à payer son abonnement.
Six mois !
Pendant tout ce temps, elle avait conservé le droit de s’entraîner sans jamais l’utiliser. À ce rythme, la seule chose qui travaillait avec une régularité exemplaire, c’était le prélèvement bancaire. Lui, au moins, ne manquait aucune séance !
Bon, plaisanterie à part, cette histoire révèle un problème beaucoup plus sérieux qu’un abonnement inutilisé. Au départ, cette personne avait pris une décision : s’inscrire dans une salle de sport. Elle avait donc franchi une première étape, celle qui consiste à vouloir faire quelque chose pour soi. Mais plusieurs mois plus tard, l’intention existait encore quelque part, l’abonnement aussi, tandis que les entraînements avaient disparu.
Pourquoi ?
Je ne connais pas toutes les raisons qui expliquaient son absence. Elle m’avait simplement confié qu’elle attendait d’être “plus motivée” pour retourner à la salle. Je n’ai pas cherché à en savoir davantage, car je ne voulais pas la mettre mal à l’aise en lui demandant de se justifier. Je ne vais donc pas lui inventer une histoire de paresse ou de manque de volonté pour rendre cette anecdote plus spectaculaire.
Ce que je sais, en revanche, c’est qu’une inscription ne suffit pas à installer une pratique sportive durable.
Et j’aimerais attirer votre attention sur une distinction encore plus importante : même lorsqu’on utilise régulièrement son abonnement et qu’on fournit de véritables efforts, cela ne garantit pas que l’on obtiendra la transformation physique que l’on recherche.
Voilà précisément ce dont je veux vous parler.
Parce que je connais une autre personne qui a commis cette erreur pendant plusieurs années.
Moi.
J’ai consacré six heures par semaine au football sans obtenir le corps que j’espérais
Vers l’âge de seize ans, je voulais déjà devenir plus athlétique. J’avais notamment envie d’un ventre plus plat, d’une musculature plus dessinée et d’un corps qui reflète davantage la forme et les capacités physiques que j’admirais chez certains sportifs.
À cette époque, les sprinteurs et les sprinteuses m’impressionnaient particulièrement. Et pour cause : le sprint m’a toujours fasciné ! J’ai moi-même toujours eu de grandes facilités dans cette discipline, où j’étais particulièrement performant. Je ne dis pas cela pour me vanter, mais parce que je connais personnellement les sensations et les capacités physiques qu’exige un sprint réalisé à pleine puissance.
La force, la vitesse, l’explosivité, cette capacité à accélérer avec une puissance impressionnante… On ne va pas se mentir, il y a quelque chose de Superman là-dedans !
Et ce qui me passionnait encore davantage, c’est que ces qualités ne servent pas uniquement à courir vite sur une piste. Elles peuvent également faire une véritable différence dans de nombreuses disciplines sportives, mais aussi se révéler précieuses dans la vie quotidienne, lorsqu’il faut réagir rapidement, accélérer ou produire un effort puissant.
Vous comprenez donc pourquoi j’admirais autant ces athlètes : leur musculature, leur puissance et leur silhouette athlétique représentaient précisément le genre de corps que je rêvais de construire.
Et comme le football comporte des sprints, des accélérations et des changements de rythme, j’avais fait un rapprochement qui me paraissait parfaitement logique. Si je me mettais au football, j’allais courir, sprinter, me dépenser énormément et, progressivement, mon corps finirait bien par ressembler davantage à celui des athlètes qui m’inspiraient.
Alors je me suis lancé.
Pendant environ quatre ans, j’ai pratiqué le football à raison de trois entraînements hebdomadaires. Le lundi soir, le mercredi soir et le vendredi soir. Presque deux heures à chaque fois. Cela représentait environ six heures de sport par semaine, sans compter les matchs auxquels je pouvais participer.
Et je peux vous assurer que je ne me contentais pas de regarder les autres courir.
J’appréciais particulièrement les entraînements et les occasions de sprinter. Je préférais même souvent ces moments aux matchs, durant lesquels je manquais davantage de confiance et passais régulièrement du temps sur le banc, notamment parce que certains coéquipiers possédaient déjà une expérience supérieure à la mienne.
Mais pendant les entraînements, j’aimais me dépenser. Courir, accélérer, sprinter à pleine vitesse, fournir des efforts exigeants : c’était vraiment mon élément. Et lorsque j’avais l’occasion de jouer, je retrouvais cette même envie de me donner à fond.
D’ailleurs, il y a un souvenir que je garderai toute ma vie, si Dieu le veut.
Un jour, pendant un match où nous étions menés au score – je ne me souviens plus si nous avions finalement gagné ou perdu –, j’évoluais juste derrière notre numéro 6. Mon cousin, qui portait le numéro 10 de notre équipe, m’a alors lancé cette phrase :
« Cousin, quand on te voit te donner à fond, nous aussi, ça nous donne envie de nous donner à fond ! »
Il ne s’en rendait probablement pas compte, mais il venait de me faire l’un des plus beaux compliments que j’aie reçus de toute ma vie.
Et pour comprendre pourquoi ses paroles m’ont autant marqué, il faut savoir comment je me comportais sur le terrain.
Lorsque l’équipe adverse avait le ballon, je ne lui laissais pratiquement aucun répit. Je fonçais sur les joueurs à toute vitesse, multipliais les accélérations et tentais de leur subtiliser le ballon par des mouvements de pieds extrêmement rapides. Et croyez-moi, je les rattrapais pratiquement à tous les coups !
Je n’avais certainement pas la technique d’un joueur à qui l’on aurait mis un ballon entre les pieds dès l’âge de quatre ans. En revanche, la vitesse était mon grand atout.
Et quand je vous dis que j’étais généralement plus rapide que mes adversaires, imaginez un instant ce que cela représente pour celui qui possède le ballon : vous pouvez être un excellent technicien, mais lorsqu’un adversaire déboule derrière vous à une vitesse supérieure à la vôtre, bien décidé à vous subtiliser le ballon, je vous assure que vous n’avez pas beaucoup de temps pour réfléchir ! Il faut agir vite, très vite, sous peine de vous faire déposséder du ballon.
Et je ne me contentais pas de courir derrière eux. Je taclais sans hésiter et j’allais au contact sans craindre la collision. Par moments, on aurait presque dit que je m’étais trompé de terrain et que je disputais un match de rugby en tant qu’ailier, numéro 11 ou 14, l’un de ces joueurs dont la vitesse fait particulièrement mal aux défenses adverses !
Et surtout, je ne lâchais pas l’affaire.
Très souvent, je parvenais à récupérer le ballon. Et lorsque je n’y arrivais pas, la pression que j’exerçais poussait régulièrement mes adversaires à précipiter leurs passes, à commettre des erreurs ou à reculer. Quand je défendais notre but, je faisais tout pour leur compliquer la tâche.
C’était ma manière de jouer. Je n’étais peut-être pas le joueur le plus expérimenté ni le plus à l’aise techniquement, mais lorsqu’il fallait courir, presser, défendre et se battre pour récupérer un ballon, je répondais présent !
Et ce jour-là, mon cousin m’a fait comprendre quelque chose que je n’avais jamais vraiment mesuré : l’énergie que je mettais sur le terrain ne servait pas seulement à défendre notre but. Elle donnait aussi à mes coéquipiers l’envie de se dépasser.
Voilà pourquoi ce compliment m’est resté si profondément en mémoire. Il ne portait ni sur un but marqué ni sur une prouesse technique. Il portait sur mon engagement, et sur ce que cet engagement pouvait transmettre aux autres.
Et pourtant, après toutes ces années, mon apparence n’avait pas connu la transformation que j’attendais.
J’avais légèrement minci, certes. Mais je n’étais pas devenu cet athlète affûté, sculpté et performant que j’imaginais.
Alors, qu’est-ce qui n’avait pas fonctionné ?
Le football ? Non.
Mes efforts ? Pas nécessairement.
Le problème était surtout que j’avais confondu les caractéristiques d’une activité sportive avec l’ensemble des conditions nécessaires pour construire le physique que je recherchais.
Je voyais les sprints pratiqués au football, je regardais les physiques de certains sprinteurs et je supposais que l’un devait naturellement conduire à l’autre.
Mais le corps d’un athlète ne se résume pas au sport dont on connaît le nom. Il dépend notamment de son entraînement réel, de sa préparation physique complémentaire, de son alimentation, de sa récupération, de ses années de pratique et de caractéristiques individuelles qui ne sont pas toujours visibles.
D’ailleurs, vous avez certainement déjà remarqué que, même dans des disciplines sportives qui ne sont pas particulièrement réputées pour développer une musculature impressionnante, on trouve parfois des pratiquants au physique remarquablement sculpté. Et à l’inverse, deux personnes qui pratiquent exactement le même sport peuvent avoir des silhouettes très différentes.
C’est un peu comme les maçons : certains sont taillés comme des athlètes, tandis que d’autres affichent une belle petite brioche ! Pourtant, ils exercent le même métier. Ce n’est donc pas simplement le fait de manier une truelle ou de porter des parpaings qui détermine leur apparence physique.
Eh bien, dans le sport, c’est pareil ! Ce n’est pas le nom de la discipline qui décide à lui seul du corps que vous allez construire. Chaque personne possède ses propres objectifs, ses habitudes, sa préparation physique et ses caractéristiques individuelles. Et c’est l’ensemble de ces facteurs, bien au-delà de la seule activité pratiquée, qui contribue à expliquer pourquoi deux sportifs peuvent présenter des physiques aussi différents.
Pratiquer le football et suivre une préparation spécifiquement organisée pour développer la force, la puissance et certaines qualités musculaires ne sont pas exactement les mêmes choses.
Cela semble évident aujourd’hui.
À seize ans, ça l’était beaucoup moins pour moi.
Et je retrouve encore cette confusion lorsque j’observe certaines personnes qui souhaitent transformer leur corps.
- Elles se mettent à courir parce qu’elles veulent devenir plus minces.
- Elles commencent le Pilates ou le yoga parce qu’elles aimeraient une silhouette plus harmonieuse.
- Elles s’inscrivent dans une salle de sport parce qu’un ami y va déjà.
- Elles choisissent le vélo elliptique parce qu’une collègue leur en a parlé.
- D’autres commencent directement par les exercices abdominaux parce que leur ventre représente la partie du corps qu’elles aimeraient changer.
Toutes ces activités peuvent posséder de véritables intérêts. Mais ce n’est pas parce qu’une activité est bonne pour vous qu’elle suffit à produire tous les résultats que vous attendez d’elle.
Si votre objectif consiste simplement à pratiquer un sport que vous aimez, à vous détendre, à partager un moment agréable ou à entretenir votre santé, vous avez parfaitement raison de choisir une activité qui vous plaît.
En revanche, si vous souhaitez développer votre musculature, améliorer votre composition corporelle, devenir plus fort et construire une silhouette véritablement athlétique, il faut vous demander quels efforts permettront de développer ces qualités. Et surtout, comment les organiser intelligemment.
Cette distinction m’a demandé du temps.
Autour de mes vingt ans, j’ai commencé à m’entraîner beaucoup plus sérieusement. J’ai expérimenté, comparé différentes manières de travailler et progressivement remis en question certaines convictions de mes débuts.
Mon corps a commencé à changer.
En 2013, j’avais déjà moins de ventre et davantage de dessin musculaire. En 2014, les premières lignes de mes abdominaux sont devenues visibles lorsque je contractais le ventre.
Puis j’ai continué à progresser.
Mais ce n’est qu’en 2022, lorsque l’organisation de ma méthode a franchi un nouveau cap, que mon physique a connu une évolution particulièrement marquante en quelques mois. Mon entraînement était devenu beaucoup plus précis, mieux structuré et plus cohérent avec le résultat que je recherchais.
Et Dieu merci, j’ai conservé ces progrès jusqu’à aujourd’hui.
Ce qui rend mon parcours particulièrement intéressant, c’est que je ne suis pas progressivement arrivé à cette transformation en consacrant toujours davantage d’heures à mes entraînements.
J’ai surtout appris à mieux utiliser les heures que j’y consacrais.
Aujourd’hui, mes séances d’entraînement intense du corps entier représentent généralement environ une 1 h 44 par semaine, sans dépasser deux heures dans mon organisation habituelle.
Cela ne signifie évidemment pas qu’une heure et quarante-quatre minutes suffiraient à tout le monde pour atteindre n’importe quel objectif, ni qu’elles remplaceraient systématiquement toutes les autres formes d’activité physique bénéfiques pour la santé. C’est le format autour duquel j’ai progressivement construit ma propre méthode, en tenant également compte de mon alimentation, de mon sommeil, de ma récupération et de mes autres activités.
Et lorsque je compare cette organisation aux six heures de football de mon adolescence, je mesure à quel point ma manière de penser a changé.
Je ne cherche plus à accumuler du sport en espérant que mon corps finira par comprendre ce que j’attends de lui. Je cherche à comprendre ce qu’il faut développer, à choisir les moyens appropriés et à fournir l’effort nécessaire dans de bonnes conditions.
Attention, je ne défends absolument pas la philosophie du moindre effort.
Je défends quelque chose de beaucoup plus exigeant : la philosophie de l’effort qui compte. Faire ce qui est nécessaire, avec la difficulté, la précision et la régularité appropriées. Ni se ménager artificiellement pour éviter l’effort, ni en rajouter simplement pour avoir l’impression d’en faire davantage.
Et c’est précisément cette manière de raisonner que j’aimerais vous transmettre.
Parce que derrière les neuf erreurs que nous allons examiner, il existe un danger commun. Ce danger ne se limite pas à perdre quelques semaines d’entraînement ou à gaspiller un peu d’argent dans un équipement inutile. Il peut aller beaucoup plus loin.
Une personne commence avec enthousiasme. Elle fournit des efforts, mais ne voit pas les résultats qu’elle espérait. Elle change plusieurs fois de méthode, finit par se décourager et se demande pourquoi son corps ne répond pas.
Puis, à force de déceptions, une idée commence parfois à s’installer :
« Je crois que le sport n’est pas fait pour moi. »
Et c’est cette conclusion qui me dérange profondément.
Parce qu’il existe une différence considérable entre “ne pas obtenir les résultats souhaités avec une méthode donnée” et “être incapable de progresser”.
J’aimerais que vous reteniez cette distinction dès maintenant, même si vous deviez interrompre votre lecture ici.
Avant de conclure que votre corps est incapable de se transformer, assurez-vous d’avoir réellement compris ce que vous lui demandez et pourquoi votre entraînement devrait lui permettre d’y parvenir.
Vous pourriez découvrir que votre plus grande difficulté n’était pas un manque de volonté, mais une manière de procéder qui ne correspondait pas suffisamment à votre objectif. Et si c’est votre cas, vous avez peut-être davantage de possibilités devant vous que vous ne l’imaginez.
Voyons maintenant comment éviter de vous égarer.
Erreur n°1 : Choisir des charges trop faciles pour stimuler vos muscles, ou trop lourdes pour maîtriser vos mouvements
Commençons par une erreur que je trouve particulièrement trompeuse.
Vous décidez de vous mettre à la musculation. Vous découvrez un programme qui vous recommande de réaliser trois séries de dix répétitions pour un exercice.
Jusque-là, rien d’extraordinaire.
Vous choisissez une paire d’haltères, vous vous installez et commencez votre première série.
Une répétition. Deux. Trois. Vous continuez tranquillement. Huit, neuf, dix.
Terminé !
Vous reposez vos haltères.
Vous êtes satisfait : vous avez respecté votre programme.
Après un moment de récupération, vous recommencez.
Deuxième série terminée.
Puis troisième série.
Et voilà, exercice accompli.
Seulement, j’aimerais vous poser une question.
Lorsque vous avez terminé vos dix répétitions, combien auriez-vous encore pu en réaliser avec une technique correcte ?
Deux ou trois ? Cinq ? Dix ? Vingt ?
Parce que si vous avez arrêté votre série à dix répétitions alors que vous auriez pu en effectuer 30 sans difficulté particulière, il y a quelque chose que nous devons examiner.
Vous avez respecté le nombre demandé. Mais avez-vous réellement fourni un effort suffisamment stimulant pour l’objectif que vous poursuivez ?
C’est là que beaucoup de débutants peuvent se tromper.
Ils voient un nombre inscrit sur un programme et le considèrent comme l’objectif principal. Dix répétitions. Donc, dix mouvements. Et surtout, ne dépassons pas dix : le papier a parlé !
Mais le corps ne développe pas sa force ou sa musculature simplement parce que vous avez consciencieusement compté jusqu’à dix. Il réagit notamment aux contraintes que vous lui imposez, à la difficulté du travail réalisé et à la manière dont vous faites progressivement évoluer ces contraintes.
Autrement dit, le nombre de répétitions ne suffit pas à déterminer la qualité du travail musculaire.
Ce n’est pas la couleur des haltères qui m’intéresse ; c’est ce qu’ils vous demandent réellement de faire.
On voit parfois de tout petits haltères présentés comme s’ils suffisaient, à eux seuls, à transformer considérablement une silhouette. Franchement, devant certaines promesses, il y a de quoi sourire !
Mais attention : avant de condamner ces petits haltères tout mignons, il faut apporter une précision importante.
Un haltère léger n’est pas nécessairement un mauvais outil.
Pour une personne qui débute, qui apprend un mouvement ou qui possède des capacités physiques limitées, il peut être parfaitement adapté.
Et même chez une personne entraînée, une charge relativement légère peut devenir particulièrement exigeante lorsqu’elle est utilisée intelligemment. Je le sais d’autant mieux qu’il m’arrive moi-même, faute de matériel adapté, de devoir m’entraîner avec une résistance moins élevée que je ne le souhaiterais. Mais cela ne signifie pas que je suis condamné à réaliser un exercice trop facile !
Je peux, par exemple, ralentir la phase excentrique d’un exercice, c’est-à-dire celle durant laquelle les muscles sollicités s’allongent tout en contrôlant la résistance. Lors d’un développé-debout, cela correspond notamment à la descente maîtrisée des haltères vers les épaules. Je peux également augmenter le nombre de répétitions, modifier ma position pour rendre l’exercice plus difficile ou encore accélérer certaines phases du mouvement lorsque l’objectif recherché et la maîtrise technique le permettent.
Et je peux aller encore plus loin : réaliser cet exercice juste après un autre effort particulièrement exigeant. Les muscles étant déjà sollicités, une résistance qui semblait relativement facile au départ peut devenir beaucoup plus difficile à maîtriser. C’est d’ailleurs un point auquel j’accorde une grande importance dans CorpsFiit® : la place d’un exercice dans un circuit peut modifier considérablement la difficulté du travail réalisé.
Mais attention, mon objectif n’est pas simplement de rendre chaque exercice plus fatigant. Il s’agit de créer une difficulté réellement adaptée aux qualités physiques que je souhaite développer. C’est pourquoi, dans CorpsFiit®, je privilégie les exercices fondamentaux polyarticulaires, qui mobilisent plusieurs articulations et groupes musculaires à la fois. Ils constituent le cœur de ma méthode pour développer progressivement la force, la musculature et les performances. Les exercices accessoires, eux, restent secondaires.
Vous comprenez donc pourquoi je ne juge jamais l’efficacité d’un exercice uniquement au poids inscrit sur un haltère. Ce qui compte, c’est le mouvement choisi, la manière dont vous l’exécutez, la difficulté réelle qu’il représente et la place qu’il occupe dans l’ensemble de votre séance.
Le problème n’est donc pas de choisir un haltère rose, bleu, noir ou doré. Franchement, si la couleur des haltères suffisait à déterminer leur efficacité, nous aurions déjà réglé une bonne partie des problèmes de l’entraînement. Et puisqu’on parle de couleur, j’en profite pour adresser une petite pensée aux racistes : si vous jugez encore la valeur d’un être humain à sa couleur, sachez que même une paire d’haltères peut vous donner une leçon de bon sens. Et pourtant, question intelligence, la fonte ne partait pas avec une grande avance !
Ce qui m’intéresse, c’est la relation entre la résistance utilisée, vos capacités et l’objectif recherché.
Imaginez que vous souhaitiez développer votre musculature. Vous choisissez une charge tellement légère que vos séries se terminent avant même que vos muscles aient véritablement rencontré une difficulté significative. Vous pouvez répéter ce scénario pendant des semaines et pourtant obtenir beaucoup moins de stimulation que ce que vous auriez pu rechercher avec une résistance mieux adaptée.
À l’inverse, vous pourriez choisir une charge tellement lourde que vous seriez incapable de contrôler correctement le mouvement. Dans ce cas, vous augmenteriez inutilement la difficulté technique et peut-être les risques, sans garantir de meilleurs résultats.
Il faut donc sortir de cette opposition trop simpliste :
- Plus léger serait forcément inutile.
- Plus lourd serait forcément meilleur.
Non.
La bonne résistance est celle qui permet de réaliser un travail suffisamment exigeant pour l’objectif poursuivi, tout en conservant une exécution appropriée.
Et cette résistance dépend notamment de votre niveau, du mouvement choisi, du nombre de répétitions prévu et de vos capacités du moment.
Comment savoir si votre charge est réellement adaptée ?
Prenons un exemple simple.
Vous souhaitez réaliser une série de dix répétitions. Après avoir appris le mouvement et vous être suffisamment échauffé, choisissez une résistance avec laquelle vous pensez pouvoir effectuer ces dix répétitions correctement.
Puis observez ce qui se passe.
Si la série se termine facilement et que vous pourriez encore réaliser une quantité considérable de répétitions, la charge est probablement trop faible pour produire la difficulté recherchée. Vous pourrez alors envisager de l’augmenter progressivement lors d’une prochaine série ou séance, tout en conservant une exécution maîtrisée.
Et rassurez-vous, notamment mesdames : ajouter de la résistance ne signifie pas que vous allez soudainement vous transformer en culturiste ! Il s’agit avant tout de rendre votre travail musculaire suffisamment exigeant pour stimuler votre corps, développer progressivement votre force, améliorer vos capacités physiques et favoriser une musculature plus ferme et mieux dessinée, en cohérence avec votre objectif.
Bien sûr, vos muscles peuvent également gagner en volume avec le temps, mais ce développement reste progressif et dépend de nombreux facteurs. On ne construit pas une musculature imposante du jour au lendemain simplement parce qu’on a choisi des haltères un peu plus lourds !
Avec CorpsFiit®, l’objectif n’est donc pas de devenir toujours plus volumineux, mais de rendre vos efforts plus efficaces pour construire progressivement, avec une alimentation adaptée, un corps plus affûté, sculpté et performant.
En revanche, si, pour arracher vos dernières répétitions, vous devez complètement déformer votre posture, vous contorsionner comme Michael Jackson au milieu de ses morts-vivants dans le clip Thriller, raccourcir involontairement vos mouvements ou perdre le contrôle de la charge, c’est probablement qu’elle est trop lourde pour vous ! Il faudra alors ajuster la difficulté.
Et si vous faites tout ce cinéma pour impressionner la galerie, j’ai une mauvaise nouvelle : vous risquez davantage de décrocher un rôle dans le prochain Thriller que de développer vos muscles ! Au moins, Michael Jackson, lui, maîtrisait parfaitement sa chorégraphie !
Entre ces deux situations, il existe une marge de travail particulièrement intéressante : celle où les répétitions deviennent progressivement exigeantes, mais où vous restez capable de maintenir une technique satisfaisante.
Pour de nombreux exercices de musculation, terminer certaines séries en estimant qu’il resterait encore environ une à trois répétitions correctement exécutées constitue un repère pratique possible. Ce n’est pas une règle absolue, et un débutant n’a pas besoin de rechercher immédiatement une telle proximité de ses limites. Mais cette manière de raisonner vous apprend quelque chose d’essentiel : vous devez observer la difficulté réelle de votre série, pas uniquement le nombre inscrit sur votre programme.
Et surtout, ne cherchez pas à atteindre systématiquement l’échec musculaire.
Vous avez certainement déjà entendu cette fameuse rengaine : « Si vous ne poussez pas votre série jusqu’à l’échec musculaire, vous ne progresserez pas ! » Franchement, il serait temps d’arrêter avec ça ! À force d’entendre certains influenceurs de la gonflette présenter l’échec musculaire comme une obligation absolue, voilà que leurs admirateurs répètent la même chose à longueur de journée, parfois sans même comprendre ce qu’ils racontent.
Et le pire, c’est que certains finissent par croire qu’une série qui ne se termine pas dans une souffrance interminable est forcément une série ratée !
Eh bien non ! Et croyez-moi, mon ami, ce n’est pas parce que vous terminez votre séance à quatre pattes que vous vous êtes nécessairement bien entraîné ! Et puis, entre nous, il y a des choses autrement plus excitantes à faire dans cette position… comme défier votre aspirateur robot à la course dans le couloir. Et vous faire doubler dans le dernier virage !
Je vais même vous faire une confidence : personnellement, je ne m’entraîne que très rarement jusqu’à l’échec musculaire.
Pourtant, avec environ 1 h 44 d’entraînement par semaine, j’ai obtenu des résultats physiques et des performances qui dépassent largement ce que j’aurais autrefois imaginé possible avec si peu de temps consacré à l’entraînement.
Et lorsque je vois certaines personnes passer une à deux heures à la salle presque quotidiennement, pousser leurs séries jusqu’à l’épuisement et malgré tout peiner à obtenir les résultats qu’elles espèrent, cela me rappelle une réalité fondamentale : ce n’est pas parce que vous en faites toujours plus, ou que vous allez systématiquement jusqu’à vos limites, que vous vous entraînez nécessairement mieux.
Attention, je ne prétends pas que l’échec musculaire est inutile. Il peut avoir sa place dans certaines circonstances. Mais en faire une obligation à chaque série, pour chaque exercice et à chaque séance, c’est une tout autre histoire !
Vous pouvez parfaitement stimuler vos muscles, développer votre force, améliorer vos performances et transformer progressivement votre silhouette sans chercher constamment à réaliser cette ultime répétition que vous êtes incapable de terminer.
Ce qui compte, ce n’est pas de finir chaque série à bout de forces, mais de savoir pourquoi vous la réalisez et comment elle s’intègre dans votre entraînement : avec une difficulté suffisamment stimulante, un volume de travail pertinent, une technique maîtrisée et une récupération adaptée.
Je vais vous donner un exemple personnel qui illustre parfaitement l’importance de l’organisation des exercices dans une séance.
Lorsque je réalise cinq répétitions de soulevé-de-terre, même avec une charge exigeante, je ne termine pas automatiquement essoufflé. Cinq répétitions, à elles seules, ne suffisent généralement pas à provoquer un essoufflement particulièrement important chez moi.
Mais maintenant, imaginez que j’enchaîne ces cinq répétitions avec quinze pompes. Puis que je recommence cet enchaînement, en respectant des temps de récupération volontairement maîtrisés. À partir du deuxième ou du troisième passage, les choses deviennent beaucoup plus intéressantes !
Ma respiration est déjà accélérée par les efforts précédents. Et lorsque je reprends mes cinq répétitions de soulevé-de-terre, ce même exercice, qui ne m’essoufflait pas particulièrement lorsqu’il était réalisé isolément, contribue désormais à maintenir une sollicitation cardiorespiratoire importante. Mon souffle n’a pas nécessairement retrouvé son rythme habituel avant que l’effort suivant commence ! C’est notamment l’un des principes que j’exploite dans ma séance FURY Duo CorpsFiit® : associer stratégiquement un exercice de résistance exigeant, comme le soulevé-de-terre, à un exercice au poids du corps, comme les pompes, pour solliciter simultanément plusieurs qualités physiques au fil des enchaînements.
Et remarquez bien ce qui se passe : je n’ai pas besoin de transformer mes cinq répétitions de soulevé-de-terre en cinquante pour rendre mon travail plus exigeant. C’est leur place dans le circuit, leur combinaison avec les autres exercices et l’organisation de la récupération qui changent considérablement la difficulté de l’ensemble.
Voilà pourquoi je vous expliquais précédemment qu’un entraînement de résistance peut également solliciter fortement votre système cardiorespiratoire. Tout dépend des exercices choisis, de leur intensité, de leur succession et des temps de récupération. Et c’est précisément ce que je trouve passionnant : en organisant intelligemment les mêmes mouvements, je peux modifier profondément les exigences de ma séance sans nécessairement multiplier les exercices ni prolonger sa durée.
Mais attention à ne pas inverser mon raisonnement.
Je ne suis pas en train de dire que l’essoufflement prouve automatiquement qu’une série était excellente.
Vous pouvez être essoufflé après un effort qui ne correspond pas particulièrement à votre objectif musculaire.
Je veux simplement vous faire comprendre qu’une série courte, lorsqu’elle est correctement construite, peut représenter un travail sérieux. Et qu’une série beaucoup plus longue n’est pas automatiquement supérieure.
Ce que j’ai observé dans ma première salle de sport
En 2013, lorsque je me suis inscrit dans ma première salle à Ambérieu-en-Bugey, un coach organisait parfois de petits circuits d’entraînement.
J’aimais bien y participer… à la fin de ma séance. Ces circuits duraient généralement quatre minutes environ. Je n’en ai pas réalisé énormément, mais certains m’ont laissé un souvenir particulièrement précis.
Lorsque je commençais, mon objectif était de tirer un maximum de ces quelques minutes. J’essayais d’exécuter les mouvements avec une amplitude appropriée, de maintenir un rythme exigeant lorsque l’exercice le permettait et de mobiliser réellement mon corps.
Et j’observais parfois quelque chose d’intéressant chez d’autres participants.
Nous suivions le même circuit. Avec le même coach. Pendant la même durée. Mais notre manière de réaliser le travail n’était pas nécessairement identique.
Chez certains, les mouvements devenaient progressivement plus courts. Le rythme diminuait. L’engagement semblait se modifier à mesure que la difficulté augmentait.
Je précise que je ne connaissais ni leurs capacités, ni leur état de fatigue, ni leurs éventuelles limitations. Je ne pouvais donc pas déterminer à quel point chacun travaillait réellement par rapport à son niveau. Mais cette expérience m’avait permis de remarquer une distinction importante.
Deux personnes peuvent suivre exactement la même séance sur le papier sans produire le même effort ni recevoir exactement le même stimulus physique.
Et cela vaut également pour deux séries de dix répétitions réalisées avec des charges différentes. Sur le papier, le nombre de répétitions est identique. Mais la difficulté réelle, et donc la stimulation imposée à votre organisme, peuvent être très différentes. Ce n’est pas seulement la quantité de travail prévue qui compte, mais aussi la manière dont ce travail est réellement effectué.
C’est un peu comme un étudiant qui passe une heure devant un manuel. Il ouvre son livre, tourne les pages, regarde les illustrations et finit par le refermer. Peut-il annoncer qu’il a passé une heure à étudier ? Bien sûr. Mais qu’a-t-il appris ? Est-il capable d’expliquer ce qu’il vient de lire ou de résoudre un problème grâce à cette lecture ?
Si la réponse est non, l’heure passée devant son manuel ne suffit pas à prouver que l’apprentissage recherché a eu lieu.
Je raisonne de manière comparable avec l’entraînement.
Votre chronomètre indique le temps que vous avez consacré à une séance. Il ne dit pas, à lui seul, ce que cette séance vous a permis de développer.
Je veux que vous deveniez meilleur, pas simplement que vous répétiez les mêmes gestes
Il existe une autre dimension essentielle : la progression.
Supposons qu’aujourd’hui vous parveniez à réaliser dix répétitions avec une certaine résistance, dans de bonnes conditions.
Quelques semaines plus tard, ce même travail vous semble beaucoup plus facile. C’est potentiellement une bonne nouvelle. Votre capacité à réaliser ce mouvement s’est peut-être améliorée. Mais que faites-vous de cette amélioration ?
Si vous continuez indéfiniment à utiliser exactement la même résistance, le même nombre de répétitions et la même difficulté relative, vous risquez progressivement de ne plus fournir le stimulus le plus pertinent pour continuer à développer certaines capacités. Il peut donc être utile de faire évoluer votre entraînement.
- Parfois en augmentant progressivement la charge.
- Parfois en ajoutant des répétitions.
- Parfois en améliorant la qualité du mouvement ou en adaptant d’autres paramètres du programme.
L’important est de disposer d’une raison claire pour chaque ajustement.
Et si vous débutez, ne précipitez pas les choses. Je préfère largement vous voir apprendre correctement un squat, un tirage ou un développé avec une résistance modeste plutôt que de vous voir essayer d’impressionner la salle avec une charge que vous ne maîtrisez pas.
Votre corps n’a pas besoin que vous lui prouviez votre courage à chaque répétition. Il a besoin que vous lui proposiez un entraînement adapté, suffisamment stimulant pour progresser et suffisamment bien organisé pour pouvoir recommencer.
Ce travail s’inscrit aussi dans une démarche plus complète.
L’entraînement du corps entier, notamment à travers des mouvements polyarticulaires qui sollicitent plusieurs groupes musculaires, occupe une place importante dans ma méthode. Mais ces exercices ne deviennent pas efficaces par leur seul nom. Encore faut-il les exécuter correctement, choisir des difficultés adaptées, organiser les séances et prévoir une récupération suffisante.
Le sommeil joue ici un rôle important, mais il ne remplace pas non plus les périodes de récupération entre les sollicitations.
- Vous pouvez dormir convenablement et malgré tout organiser vos séances d’une manière qui ne laisse pas suffisamment de temps à certains muscles pour récupérer d’efforts particulièrement exigeants.
- Inversement, prévoir plusieurs jours entre deux séances ne corrigera pas automatiquement un sommeil insuffisant.
Ces dimensions se complètent. Et c’est justement cette compréhension d’ensemble qui m’intéresse.
Je ne veux pas que vous répétiez les mêmes gestes pendant des mois simplement parce qu’ils figurent sur un programme. Je veux que vous sachiez ce que vous cherchez à développer, que vous appreniez à reconnaître la difficulté appropriée et que vous deveniez progressivement capable d’ajuster votre entraînement.
Car un programme ne doit pas seulement vous indiquer quoi faire aujourd’hui : il doit aussi vous permettre de comprendre comment vous pourrez progresser demain.
Erreur n°2 : Se priver de manger au lieu d’apprendre à nourrir correctement le corps que l’on veut construire
Ah, l’alimentation ! Voilà un sujet qui me plaît particulièrement.
Pourquoi ? « Pourquoi ? », me demandez-vous.
Mais, mon ami… parce que j’aime manger !
En réalité, j’adore manger. Vraiment !
Et je ne parle pas uniquement de préparer quelques aliments parfaitement pesés dans des boîtes identiques pour passer ensuite ma journée à attendre le prochain repas. J’aime les bons plats, les restaurants, les repas agréables et le plaisir de manger avec appétit.
D’ailleurs, il m’arrive aujourd’hui de manger au restaurant pratiquement chaque semaine. Et lorsque je m’y rends, je ne vais pas prétendre que je me contente systématiquement de trois feuilles de salade soigneusement disposées autour d’un verre d’eau !
Il m’arrive aussi de manger très copieusement. Et pourtant, Dieu merci, j’ai conservé les résultats physiques que j’ai progressivement construits.
Mais attention, je n’ai pas attendu d’obtenir ces résultats pour m’autoriser de tels plaisirs !
Même lorsque je cherchais encore à transformer mon physique, je ne me privais pas de manger ce qui me faisait plaisir. Je fréquentais simplement moins les restaurants et, de temps en temps, je m’offrais de bons repas particulièrement copieux à la maison. Certes, je ne me régalais pas encore dans les mêmes proportions qu’aujourd’hui, mais le plaisir avait déjà toute sa place dans mon alimentation.
Et c’est justement ce que je veux vous faire comprendre : vous n’avez pas besoin d’attendre d’avoir obtenu le corps que vous souhaitez pour vous autoriser une bonne pizza, un dessert gourmand ou un repas particulièrement généreux. Ces plaisirs peuvent vous accompagner aussi bien pendant votre transformation qu’après, lorsque vous cherchez à préserver vos résultats.
Tout est une question de proportions et de régularité. Si l’essentiel de votre alimentation reste équilibré, adapté à vos besoins et cohérent avec vos objectifs, quelques repas plus généreux peuvent parfaitement y trouver leur place. En revanche, si ces plaisirs finissent par occuper la majorité de votre alimentation, vous risquez naturellement de compromettre une partie des résultats recherchés.
Il ne s’agit pas d’une équation mathématique où 75 % de repas équilibrés garantiraient exactement 75 % des résultats. Mais le principe reste simple : plus vos habitudes alimentaires soutiennent régulièrement vos objectifs, plus vous mettez les chances de votre côté pour les atteindre et les conserver.
Autrement dit, le plaisir ne doit pas être réservé à la fin du parcours. Il doit faire partie du voyage, sans pour autant prendre le volant à chaque repas !
Mais ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit
Je ne suis absolument pas en train de vous annoncer qu’il suffit de s’entraîner intensément pour pouvoir manger n’importe quoi, dans n’importe quelle quantité, sans jamais en subir les conséquences.
Ce serait trop beau. Et surtout, ce serait faux.
Ce que mon expérience m’a appris, c’est qu’une alimentation cohérente ne devrait pas obligatoirement transformer chaque repas en épreuve de privation.
Et si vous pensez que je vais vous interdire de savourer une bonne pizza pour obtenir un corps sculpté, c’est que nous ne nous connaissons pas encore très bien !
Manger correctement ne signifie pas manger le moins possible ni renoncer au plaisir. Cela signifie nourrir son organisme selon ses besoins et ses objectifs, tout en prenant réellement plaisir à ses repas. Et bien sûr, une bonne pizza, un délicieux dessert ou quelques sucreries peuvent parfaitement trouver leur place dans cette alimentation. L’essentiel est que ces petits plaisirs en fassent partie, sans pour autant prendre toute la place !
Voilà toute ma philosophie en matière d’alimentation : le plaisir, l’équilibre et la juste mesure.
Et cette nuance est fondamentale lorsqu’on souhaite transformer sa composition corporelle.
Le piège de la balance : vouloir enlever des kilos sans réfléchir à ce qu’on conserve
Je remarque que beaucoup de personnes commencent leur transformation avec une ambition formulée de manière très simple :
« Je veux perdre du poids. »
Perdre du poids ? Euh… oui, mais encore ?
C’est un peu comme si je vous annonçais : « Je veux gagner ! » Ou mieux : « Je veux apprendre ! » Ou encore mieux : « Je veux écrire un livre ! »
Très bien… Mais gagner quoi ? Apprendre quoi ? Écrire un livre sur quoi, exactement ?
Hum, hum… on n’est pas sortis de l’auberge !
Rassurez-vous, je comprends parfaitement ce que ces personnes veulent dire. Mais derrière cet objectif apparemment évident se cache une question essentielle que beaucoup oublient de se poser. Et c’est précisément celle que j’aimerais leur poser.
Que souhaitent-elles réellement perdre ?
- De la graisse corporelle ?
- Du muscle ?
- De l’eau ?
- Ou simplement quelques chiffres sur l’écran de leur balance ?
Parce qu’une diminution du poids ne signifie pas automatiquement que l’on a obtenu la transformation recherchée.
Prenons deux personnes dont le poids diminue de manière comparable au cours d’une période donnée. Chez l’une, cette évolution peut s’accompagner d’une préservation relativement satisfaisante de la musculature. Chez l’autre, une partie plus importante du poids perdu peut provenir de tissus qu’elle aurait pourtant intérêt à préserver, notamment sa masse musculaire. La balance peut afficher un résultat semblable. Mais les conséquences sur l’apparence, les capacités physiques et la composition corporelle ne sont pas nécessairement les mêmes.
Voilà pourquoi je trouve réducteur de présenter toute une transformation comme une course à la diminution du poids.
Si votre objectif consiste à devenir plus affûté, plus sculpté et plus performant, vous devez vous intéresser à ce que votre corps perd, mais aussi à ce qu’il conserve et développe.
Et c’est là que l’alimentation prend toute son importance.
Votre organisme a besoin d’énergie et de nutriments pour assurer son fonctionnement quotidien, entretenir ses tissus, soutenir votre activité physique et récupérer.
- Les protéines participent notamment à l’entretien et au développement musculaire. Mais attention, je vois déjà venir les petits malins qui s’imaginent qu’il suffit de manger beaucoup de protéines pour voir leurs muscles se développer tout seuls ! Eh bien non ! Les protéines fournissent à votre organisme les éléments nécessaires pour entretenir et construire vos tissus musculaires, mais elles ne remplacent pas l’entraînement. Pour développer votre musculature, encore faut-il donner à votre corps une bonne raison de le faire ! Et cette raison, c’est notamment de solliciter vos muscles avec une résistance suffisamment stimulante pour les pousser à s’adapter progressivement. Même pour préserver la musculature que vous possédez déjà, continuer à la solliciter régulièrement reste essentiel. Autrement dit, les protéines fournissent les matériaux, mais c’est notamment l’entraînement qui donne à votre organisme une raison de renforcer la construction !
- Les glucides constituent une source d’énergie utile, particulièrement lorsque vous réalisez certains efforts exigeants.
- Les lipides remplissent également des fonctions indispensables dans l’organisme.
Et il ne faut évidemment pas oublier les fibres, les vitamines, les minéraux et l’ensemble des éléments apportés par une alimentation suffisamment variée.
Si vous décidez brutalement de réduire votre alimentation sans réfléchir à ces besoins, vous risquez de rendre votre transformation beaucoup plus difficile à maintenir. Vous pouvez :
- manquer d’énergie ;
- avoir davantage faim ;
- moins bien récupérer ;
- rencontrer des difficultés à préserver votre musculature ;
- et finir par abandonner une organisation devenue inutilement pénible.
C’est pour cela que je préfère vous apprendre à construire votre alimentation plutôt qu’à considérer la faim comme une preuve de sérieux.
Le déficit énergétique : ce qui compte, ce n’est pas seulement la quantité d’énergie, mais aussi ce que vous apportez à votre organisme
Il y a une distinction essentielle que je souhaite vous faire comprendre : être en déficit énergétique ne signifie pas nécessairement manger correctement.
Pour réduire durablement ses réserves de graisse corporelle, il faut que le bilan énergétique soit compatible avec cet objectif. Autrement dit, sur une période suffisamment longue, l’organisme doit dépenser davantage d’énergie qu’il n’en reçoit, de manière à mobiliser une partie de ses réserves.
Une réduction des apports énergétiques peut donc parfaitement contribuer à une diminution de la masse grasse.
Mais attention, ce principe ne signifie absolument pas que toutes les façons de créer ce déficit se valent !
Prenons un exemple volontairement extrême.
Imaginez que vous décidiez de vous alimenter presque exclusivement avec du Coca-Cola sucré. Si votre apport énergétique total reste inférieur à vos dépenses, vous pouvez effectivement vous retrouver en déficit énergétique. Mais pensez-vous sérieusement que votre organisme recevra tout ce dont il a besoin pour préserver sa musculature, récupérer correctement, soutenir vos performances et fonctionner dans de bonnes conditions ?
Évidemment que non ! Vous lui apporterez essentiellement du sucre, mais vous le priverez de nombreux éléments indispensables, notamment des protéines, des acides gras essentiels, des vitamines et des minéraux.
Et c’est là que je veux attirer votre attention : perdre du poids ne signifie pas nécessairement perdre principalement de la graisse, ni améliorer sa composition corporelle dans les meilleures conditions.
D’ailleurs, certaines recherches ont montré qu’une consommation importante et régulière de boissons sucrées pouvait favoriser l’accumulation de graisse dans le foie et autour des organes, sans nécessairement entraîner une différence significative de masse grasse totale. Autrement dit, la qualité de notre alimentation peut également influencer la manière dont les graisses se répartissent dans l’organisme.
Attention toutefois à ne pas confondre les choses : l’organisme peut stocker temporairement des graisses tout en en mobilisant à d’autres moments. C’est le bilan sur la durée qui détermine l’évolution globale de ses réserves.
Et ce n’est pas tout.
Une réduction énergétique trop importante peut également se retourner contre la qualité de votre transformation physique : non pas parce qu’elle empêcherait mystérieusement votre organisme de mobiliser ses réserves de graisse, mais parce qu’elle peut rendre votre alimentation difficile à supporter, compromettre certains apports nutritionnels, nuire à vos performances, perturber votre récupération ou favoriser une perte de masse musculaire, particulièrement lorsque l’entraînement et l’alimentation sont mal organisés.
Lorsque vous perdez du poids, votre corps devient progressivement plus léger et dépense généralement moins d’énergie pour fonctionner et se déplacer. Si vous réduisez également vos apports alimentaires sur une longue période, votre organisme peut diminuer certaines de ses dépenses énergétiques. Résultat : le déficit énergétique qui vous permettait de perdre de la graisse au départ peut progressivement se réduire, ce qui ralentit votre progression.
Mais attention, cela ne signifie absolument pas que votre organisme est devenu incapable de perdre de la graisse ! Ses besoins énergétiques ont simplement évolué. Tant que vous maintenez un déficit énergétique réel sur la durée, votre organisme peut continuer à mobiliser ses réserves de graisse.
Le véritable problème n’est donc pas l’existence du déficit énergétique, mais la manière dont vous le créez, les conséquences qu’il entraîne et votre capacité à le maintenir dans de bonnes conditions.
Je préfère que vous compreniez cette réalité plutôt que de vous transmettre une explication séduisante, mais inexacte. Parce qu’une véritable méthode ne gagne rien à entretenir les confusions.
Voilà pourquoi, dans CorpsFiit®, je ne considère jamais l’alimentation comme une simple affaire de calories à supprimer.
Je cherche avant tout à apporter à mon organisme une alimentation équilibrée, avec des quantités adaptées de protéines, de glucides et de lipides, ainsi qu’un apport suffisant en micronutriments, pour répondre à ses besoins et soutenir mes entraînements.
Lorsque l’objectif est de réduire sa masse grasse, les quantités d’énergie doivent également être adaptées pour permettre un déficit énergétique. Car une alimentation parfaitement équilibrée sur le plan nutritionnel ne crée pas automatiquement ce déficit : tout dépend aussi des quantités consommées et des dépenses de l’organisme.
Et surtout, cela nous permet d’identifier le véritable objectif.
Il ne s’agit pas de manger le plus possible, ni de manger le moins possible. Il s’agit de manger suffisamment bien, dans des quantités adaptées, pour favoriser les résultats recherchés sans sacrifier inutilement votre santé, vos muscles ou votre capacité à poursuivre vos efforts.
L’enjeu est donc de réunir les bonnes conditions : fournir à votre corps ce dont il a besoin pour fonctionner, stimuler et préserver votre musculature grâce à l’entraînement, et adapter votre apport énergétique pour favoriser la mobilisation progressive des réserves de graisse.
Mon objectif n’est pas simplement de vous faire perdre des kilos. Franchement, réduire la transformation physique à un simple chiffre sur la balance, ce serait placer la barre bien trop bas à mes yeux !
Non, évidemment que non !
Mon ambition est de vous aider à perdre ce que vous souhaitez réellement perdre. Et entre nous, avouez-le une bonne fois pour toutes, bon sang : c’est de cette fichue graisse dont vous voulez vous débarrasser, pas de vos muscles !
Et justement, pendant que nous nous occupons de cette graisse dont vous aimeriez tant vous séparer, il y a quelque chose que je tiens particulièrement à préserver : votre précieuse masse musculaire !
Parce que, reconnaissez-le, ce serait quand même un comble de sacrifier une partie de vos muscles simplement pour avoir la satisfaction de voir quelques kilos disparaître de votre balance… pour finalement vous retrouver avec une silhouette plus maigre, mais toujours aussi peu dessinée !
Imaginez un peu le tableau : des os davantage apparents sous la peau, une musculature qui ne donne plus suffisamment de relief à votre silhouette et, pour couronner le tout, encore une couche de graisse là où vous espériez justement la voir disparaître !
Vous vouliez un corps magnifiquement sculpté, pas simplement une version rétrécie de vous-même !
Car au fond, que vous soyez un homme ou une femme, ce que vous recherchez, ce n’est pas seulement de peser moins lourd :
C’est de révéler une silhouette harmonieusement dessinée, avec une musculature suffisamment développée pour lui donner ces formes athlétiques que vous admirez tant.
Voilà pourquoi je préfère vous parler de composition corporelle, d’alimentation équilibrée et d’un entraînement complet et exigeant, sollicitant l’ensemble du corps, plutôt que de vous promettre une spectaculaire disparition de kilos sur la balance.
C’est moins spectaculaire que de vous promettre qu’un aliment particulier débloquera mystérieusement votre métabolisme. Mais c’est beaucoup plus utile. Et croyez-moi, la différence est considérable lorsque vous cherchez à construire un corps plus affûté, sculpté et performant.
Les calories comptent. Mais elles ne racontent pas toute l’histoire de votre alimentation.
Il existe une autre confusion que je voudrais éclaircir.
Certaines personnes considèrent que tout se résume aux calories. D’autres affirment au contraire qu’il ne faut jamais s’en préoccuper, puisque seules les hormones ou la qualité des aliments compteraient.
Je ne veux vous enfermer dans aucun de ces deux raisonnements.
L’énergie apportée par les aliments joue un rôle essentiel dans l’évolution des réserves corporelles. Mais les aliments n’apportent pas uniquement de l’énergie : ils fournissent aussi des nutriments qui influencent la satiété, la récupération, le fonctionnement de l’organisme et la capacité à maintenir un certain mode de vie.
Imaginons une personne qui décide de consommer une quantité énergétique quotidienne relativement faible, mais compose presque toute son alimentation avec des boissons alcoolisées et des produits peu nutritifs. Pourrait-elle perdre du poids si son apport énergétique restait inférieur à sa dépense ?
C’est possible.
Mais serait-ce une manière judicieuse de prendre soin de sa santé, de préserver ses muscles, de soutenir son entraînement et de construire une transformation durable ?
Évidemment que non.
Et c’est justement pourquoi je refuse de réduire l’alimentation à un chiffre.
Je veux que vous appreniez à considérer les deux dimensions simultanément : la quantité d’énergie que vous consommez et la qualité nutritionnelle de ce que vous apportez à votre organisme.
Il n’est pas indispensable de compter chaque calorie pour réussir une transformation physique. Certaines personnes préfèrent suivre précisément leurs apports énergétiques. D’autres progressent en organisant leurs repas, en ajustant progressivement les quantités consommées et en observant l’évolution de leurs résultats.
C’est notamment ainsi que j’ai procédé à mes débuts, et c’est encore aujourd’hui l’approche que je privilégie.
Personnellement, je ne passe pas mes journées à compter obsessionnellement les calories de tout ce que je mange. En revanche, j’accorde une grande importance aux quantités de protéines, de glucides et de lipides que j’apporte à mon organisme à chaque repas.
Je cherche à respecter des proportions précises, ou du moins à m’en rapprocher autant que possible. Les repères nutritionnels que je recommande dans mon ouvrage constituent d’ailleurs un excellent point de départ, à ajuster ensuite selon les besoins, les objectifs et les résultats de chacun.
À partir de ces repères, j’adapte les quantités de protéines, de glucides et de lipides que je consomme. Et lorsqu’il m’arrive de manger des aliments dont je connais moins bien la composition nutritionnelle, je peux prendre le temps de vérifier leurs apports pour ajuster mes portions.
Mais comprenez bien ma démarche : je ne cherche pas simplement à atteindre un nombre de calories. Je cherche avant tout à fournir régulièrement à mon organisme les nutriments dont il a besoin, dans des proportions adaptées à ce que je souhaite obtenir.
L’idée est que, tout au long de la journée, mes différents repas contribuent à couvrir mes besoins nutritionnels, notamment pour entretenir ma musculature, soutenir mes entraînements et favoriser ma récupération.
Et lorsque mon objectif est de réduire ma masse grasse, je veille également à ce que mon apport énergétique total reste légèrement inférieur à mes dépenses. Ainsi, mon organisme peut mobiliser progressivement une partie de ses réserves de graisse pour contribuer à couvrir ses besoins énergétiques.
Attention toutefois à une nuance essentielle : respecter de bonnes proportions de macronutriments ne garantit pas automatiquement un déficit énergétique. Les quantités totales consommées comptent également. C’est pourquoi j’observe mon évolution et j’ajuste mes apports lorsque cela devient nécessaire.
Ces différentes approches peuvent être pertinentes selon les individus. Certains apprécieront la précision d’un suivi calorique, tandis que d’autres préféreront s’appuyer sur des repères nutritionnels et ajuster leurs portions au fil du temps.
Ce qui compte, ce n’est pas de passer votre vie à compter, mais de disposer d’une méthode suffisamment cohérente pour nourrir correctement votre organisme, progresser vers votre objectif et conserver le plaisir de manger.
Construisez une journée alimentaire avant de chercher votre prochain régime
Je vais vous proposer quelque chose de concret.
Prenez une journée ordinaire de votre vie. Regardez attentivement ce que vous mangez réellement, du matin jusqu’au soir, en tenant compte de tous vos repas, de vos collations et de ces petits plaisirs que l’on a parfois tendance à oublier. Faites cet exercice avec une sincérité absolue, sans chercher à embellir vos habitudes ni à vous présenter sous votre meilleur jour. L’objectif est simple : prendre conscience de ce que vous apportez véritablement à votre organisme au quotidien.
Puis examinez cette journée avec un peu de recul.
Vos repas contiennent-ils des sources de protéines adaptées à vos besoins ?
Consommez-vous des fruits, des légumes et des aliments apportant des fibres et des micronutriments ?
Les quantités que vous mangez vous permettent-elles de conserver suffisamment d’énergie pour vivre et vous entraîner correctement ?
Avez-vous une organisation relativement simple, ou devez-vous improviser continuellement ?
Et surtout, cette manière de manger correspond-elle à ce que vous souhaitez construire ?
Je veux que vous commenciez par ces questions avant d’adopter un nouveau régime compliqué.
Pour ma part, l’une des organisations alimentaires qui m’a longtemps convenu consiste à répartir ma journée autour de trois repas équilibrés et de deux collations. Cette répartition m’aide notamment à manger régulièrement et à éviter certaines périodes pendant lesquelles une faim importante pourrait rendre mes choix alimentaires moins confortables.
Mais je tiens à être très clair : il n’existe aucune obligation universelle de manger cinq ou six fois par jour pour perdre de la graisse ou développer ses muscles.
Certaines personnes se sentent parfaitement bien avec trois repas. D’autres apprécient davantage de répartir leur alimentation sur plusieurs prises au cours de la journée.
Personnellement, j’ai longtemps mangé seulement trois repas par jour. Mais avec les années et l’expérience, j’ai découvert une organisation qui me convient particulièrement bien : trois repas équilibrés et deux collations quotidiennes.
Et croyez-moi, à 36 ans, parmi toutes les façons de m’alimenter que j’ai expérimentées, c’est de loin celle qui m’a apporté le plus de satisfaction !
Pourquoi ?
Parce qu’elle me permet de répartir plus régulièrement mes apports en protéines, glucides et lipides, de mieux gérer ma faim et d’éviter d’arriver au repas suivant avec l’impression que je pourrais dévorer la table avant même qu’on ait servi les assiettes !
Je constate également que cette répartition m’aide à conserver une énergie plus régulière au fil de la journée et à aborder mes repas avec une faim plus modérée, ce qui facilite naturellement la gestion des portions et de la satiété.
Et ce n’est pas tout ! En répartissant mes apports en protéines sur plusieurs repas et collations, j’apporte régulièrement à mon organisme les acides aminés dont il a besoin, notamment pour entretenir et développer ma musculature en réponse à l’entraînement.
Concernant la glycémie et l’insuline, une précision s’impose toutefois : leur évolution dépend notamment de la composition des repas, des quantités consommées et de la réponse individuelle de chacun. Multiplier les prises alimentaires ne garantit donc pas, à lui seul, une glycémie plus stable ni un meilleur contrôle de l’insuline. L’équilibre nutritionnel reste essentiel.
Voilà pourquoi je ne présente pas mes cinq prises alimentaires comme une règle que tout le monde devrait obligatoirement suivre. Je vous partage simplement une organisation que j’ai personnellement adoptée, éprouvée et particulièrement appréciée au fil des années.
Ce qui fait sa force à mes yeux, ce n’est pas seulement le nombre de repas, mais la manière dont j’y répartis les nutriments, les quantités et les plaisirs alimentaires pour répondre à mes besoins sans compliquer inutilement mon quotidien.
L’organisation doit tenir compte des besoins, de l’activité, des préférences et du mode de vie.
Ce que je veux vous transmettre à travers mon expérience, ce n’est pas le nombre exact de repas que vous devriez copier ; c’est l’intérêt de construire une manière de manger qui répond à vos besoins et que vous pouvez réellement maintenir.
Et pour commencer, vous n’avez pas besoin d’une organisation extraordinaire. Vous pouvez simplement préparer une petite sélection de repas équilibrés que vous aimez.
Choisissez quelques idées pour vos petits-déjeuners, vos déjeuners, vos dîners et vos éventuelles collations. Prévoyez vos courses en fonction de ces choix. Puis vérifiez que les quantités et les aliments correspondent suffisamment à vos objectifs.
Une dizaine de repas que vous savez préparer et appréciez peut déjà constituer une base très utile. Pas besoin de réinventer toute votre cuisine chaque lundi matin.
D’ailleurs, cela me fait penser à une situation assez amusante.
Imaginez que vous entriez dans un supermarché sans savoir ce que vous comptez préparer pour le dîner. Vous remplissez votre chariot. Un produit en promotion ici. Une nouveauté là. Quelques biscuits, une sauce, des pâtes, un fromage, une boisson. À la caisse, le montant est conséquent. Vous rentrez chez vous, sortez tous vos achats et réalisez que vous n’avez toujours pas de quoi préparer le repas que vous aviez finalement envie de cuisiner.
Votre chariot était plein. Mais votre objectif n’était pas rempli.
Je trouve cette image particulièrement parlante lorsqu’on réfléchit à l’alimentation.
On peut acheter beaucoup de nourriture sans construire une alimentation réellement adaptée. On peut également acheter une quantité impressionnante de produits estampillés « fitness » sans réunir les conditions nécessaires à une transformation.
Et, inversement, on peut préparer une alimentation tout à fait cohérente avec des aliments ordinaires, accessibles et judicieusement choisis.
Ce qui compte n’est pas de remplir son réfrigérateur de produits qui donnent l’impression de prendre soin de soi : c’est de pouvoir composer, jour après jour, des repas qui répondent réellement à ses besoins.
Je ne veux pas que votre transformation vous prive du plaisir de vivre
Il existe un dernier point sur lequel je tiens particulièrement à insister.
Je ne veux pas que vous deveniez tellement obsédé par votre alimentation que chaque invitation au restaurant vous fasse paniquer. Je ne veux pas que vous considériez un repas plus copieux comme une faute morale. Et je ne veux certainement pas que vous pensiez devoir choisir entre “améliorer votre corps” et “profiter agréablement d’un moment avec vos proches”.
Jamais de la vie.
J’aime moi-même manger au restaurant.
J’apprécie les bons repas.
Il m’arrive même de me montrer particulièrement généreux avec mon assiette.
Bon, lorsque je vous dis que j’aime manger, ce n’est pas simplement une jolie formule pour rendre mon article plus sympathique ! Mais ce plaisir s’inscrit dans une organisation alimentaire plus large.
Je ne considère pas qu’un repas isolé définisse à lui seul la qualité de toute mon alimentation. Ce qui m’intéresse, c’est la cohérence de mes habitudes dans leur ensemble.
Si vous mangez habituellement de manière adaptée à vos besoins, un repas occasionnellement plus copieux ne signifie pas que tout votre travail est perdu. Vous n’avez pas besoin de vous punir le lendemain. Vous n’avez pas à transformer votre prochaine séance en tentative de remboursement calorique.
Vous reprenez simplement vos habitudes.
Cela ne veut pas dire qu’un excès répété serait sans conséquences. Les quantités et la fréquence comptent. Mais entre une alimentation constamment improvisée et un contrôle tellement rigide qu’il devient impossible à vivre, il existe de nombreuses possibilités.
Et c’est précisément dans cette recherche d’une organisation à la fois cohérente et durable que je situe ma philosophie.
Je veux que vous puissiez améliorer votre apparence, développer vos capacités physiques et prendre soin de votre santé sans transformer votre existence en succession de restrictions.
Car si votre ambition est de construire un corps plus affûté, plus sculpté et plus performant, votre alimentation doit vous aider à poursuivre cette ambition. Elle ne doit pas devenir une épreuve supplémentaire dont vous rêvez secrètement de vous débarrasser. Et surtout, elle ne doit pas vous faire oublier le rôle essentiel de l’entraînement.
Parce que même avec une alimentation soigneusement organisée, vous ne développerez pas automatiquement toutes les qualités musculaires que vous recherchez.
L’alimentation fournit à votre organisme les nutriments et l’énergie nécessaires pour fonctionner, récupérer et accompagner votre transformation physique. L’entraînement, quant à lui, sollicite vos muscles et les pousse à s’adapter progressivement pour développer leur force, leur volume et leurs capacités physiques.
Mais attention, solliciter un muscle ne signifie pas que vous allez automatiquement faire disparaître la graisse qui le recouvre !
Et c’est précisément là que beaucoup de débutants se trompent : ils pensent qu’en multipliant les exercices ciblant une partie du corps, ils vont également éliminer la graisse située à cet endroit.
Prenons l’exemple le plus connu : les abdominaux et cette fameuse graisse du ventre dont tant de personnes aimeraient se débarrasser.
Erreur n°3 : Passer son temps à travailler ses abdominaux pour perdre la graisse du ventre
C’est particulièrement visible lorsqu’on parle du ventre.
Vous souhaitez l’affiner, le rendre plus plat ou faire apparaître vos abdominaux ? Il existe un réflexe presque automatique : vous commencez par faire des exercices abdominaux. Après tout, le raisonnement semble logique.
Vous voulez transformer votre ventre, donc vous travaillez votre ventre. Vous voulez des abdominaux plus visibles, donc vous multipliez les contractions abdominales.
Et si les résultats tardent à apparaître, vous augmentez les répétitions.
Puis vous ajoutez un nouvel exercice. Et encore un.
À ce rythme, votre ventre finit par bénéficier d’un programme d’entraînement plus chargé que tout le reste de votre corps !
Le problème, c’est que vous pouvez renforcer vos muscles abdominaux sans faire disparaître automatiquement la graisse qui les recouvre.
Et cette distinction mérite que nous nous y arrêtions, parce qu’elle peut vous éviter de consacrer une quantité considérable de temps à une stratégie qui ne correspond pas suffisamment à votre objectif.
Deux jours d’abdominaux, un mal de dos… et déjà la fin de l’aventure
Je connais une personne qui souhaitait perdre du poids et améliorer son apparence.
Elle a décidé de commencer par des exercices abdominaux. Rien de particulièrement surprenant, me direz-vous. Lorsqu’on aimerait modifier son ventre, les exercices abdominaux semblent représenter le point de départ le plus évident.
Seulement, dans son cas, cette initiative a été particulièrement courte.
Au bout de deux jours, elle s’est plainte d’un mal de dos. Et elle a arrêté.
Deux jours !
Elle était partie avec la ferme intention de prendre soin de son corps et de commencer sa transformation. Mais à peine avait-elle commencé qu’une douleur l’avait déjà contrainte à interrompre sa pratique.
Imaginez un peu la scène : vous décidez de gravir l’Everest. Vous préparez votre équipement, vous rêvez déjà de conquérir le sommet, de contempler le monde depuis ses 8 849 mètres d’altitude… Bref, dans votre tête, vous êtes déjà une légende de l’alpinisme !
Et puis, quelques heures après le départ, catastrophe !
Une ampoule au talon. Oui, oui. Une ampoule.
Vous vous étiez préparé à affronter des avalanches, des tempêtes de neige, voire un yéti particulièrement mal luné… Mais visiblement, vous aviez oublié de négocier un traité de paix avec vos chaussures !
Une malheureuse ampoule qui vient de décider, sans même vous consulter, que votre expédition était officiellement terminée !
Vous étiez parti à la conquête du toit du monde et vous voilà assis sur un caillou, une chaussette à la main, à vous demander comment vous allez annoncer à vos proches que le seul sommet que vous avez finalement réussi à atteindre, c’est celui de votre boîte de pansements !
L’image prête évidemment à sourire. Mais pour revenir à cette personne, que je connais personnellement, la suite de son histoire est malheureusement beaucoup moins amusante.
À ma connaissance, elle n’a jamais repris les exercices qu’elle avait entrepris. Et les années qui ont suivi ne lui ont pas vraiment permis de retrouver le bien-être physique qu’elle recherchait.
Aujourd’hui encore, elle doit composer avec différentes douleurs, qui ne se limitent d’ailleurs plus à celles qu’elle ressentait dans le dos. Le travail, le stress et les difficultés du quotidien semblent également l’avoir progressivement fragilisée.
Mais il y a quelque chose qui me réjouit particulièrement dans son évolution actuelle : elle essaie aujourd’hui de reprendre soin d’elle, à son rythme, sans chercher à brûler les étapes.
Et entre nous, j’ai confiance en sa capacité à retrouver progressivement de meilleures conditions physiques. Pourquoi ? Parce que, pour la première fois, elle semble avoir compris quelque chose d’essentiel : elle n’est plus pressée de “perdre du poids” à tout prix, comme si quelques kilos en moins suffisaient à résoudre tous ses problèmes.
Elle commence à envisager sa santé et son corps autrement, avec davantage de patience et de considération pour ses véritables besoins.
Et croyez-moi, lorsqu’on a longtemps cherché à obtenir des résultats le plus rapidement possible, apprendre enfin à respecter son propre rythme constitue déjà un changement considérable.
Ce qui m’interpelle dans cette histoire, ce n’est pas seulement la rapidité de cet abandon : c’est tout ce qu’il révèle sur la manière dont certaines personnes abordent leurs premiers entraînements.
Cette personne avait un objectif. Elle avait décidé de faire un effort. Mais elle n’avait pas nécessairement appris à choisir les exercices les plus appropriés, à les réaliser correctement ou à les intégrer dans une démarche plus complète.
Je ne connais pas précisément les mouvements qu’elle a effectués, ni les circonstances exactes de sa douleur. Je ne peux donc pas affirmer que tel exercice était responsable de son mal de dos.
En revanche, cette situation me permet de vous poser une question essentielle.
À quoi bon choisir un exercice parce qu’il semble correspondre à la partie du corps que vous voulez transformer, si vous ne savez pas encore ce qu’il permet réellement d’obtenir ni comment l’exécuter correctement ?
C’est précisément ce que je veux vous éviter.
Car les exercices abdominaux ne sont pas tous identiques.
Certains exercices sollicitent davantage les abdominaux par la flexion du tronc, c’est-à-dire le rapprochement du buste et du bassin. Lors d’un crunch classique, vous rapprochez votre buste de votre bassin en enroulant le haut du dos. Lors d’un crunch inversé, c’est l’inverse : au lieu de soulever le buste, vous décollez et enroulez le bassin pour le rapprocher de votre buste.
D’autres exercices mettent davantage l’accent sur la stabilité du tronc et le contrôle du bassin. Ici, les abdominaux travaillent notamment pour empêcher votre buste de basculer, de se cambrer excessivement ou de tourner involontairement sous l’effet d’une résistance. On parle alors, selon le mouvement auquel ils s’opposent, de travail anti-extension, anti-inclinaison ou anti-rotation.
Et ils ne conviennent pas nécessairement tous à chaque personne, dans toutes les conditions.
Prenons les relevés de buste ou certaines variantes de relevés de jambes. Ces mouvements peuvent mobiliser les muscles abdominaux, mais également les fléchisseurs de hanche, dont le psoas. La contribution de ces différents muscles dépend notamment de l’exercice choisi, de son amplitude, de la technique utilisée et des caractéristiques de la personne.
Prenons un exemple très concret
Imaginez que vous réalisiez des relevés de buste complets, les pieds bien coincés sous votre canapé pour les maintenir en place. À chaque répétition, vous partez de la position allongée et vous redressez complètement le buste, jusqu’à vous rapprocher de l’accoudoir.
Au début du mouvement, lorsque vous commencez à enrouler votre tronc pour décoller le haut du dos, ce sont notamment vos abdominaux qui fournissent une grande partie de l’effort.
Mais à mesure que vous poursuivez votre redressement, la nature du travail change. Les muscles fléchisseurs de la hanche, notamment le psoas-iliaque, interviennent de plus en plus pour rapprocher votre buste de vos cuisses. Ils peuvent alors prendre une part prépondérante dans la poursuite du mouvement.
Autrement dit, vous pensiez continuer à faire travailler principalement vos abdominaux, alors que d’autres muscles ont progressivement pris une grande partie du relais !
Attention toutefois : cela ne signifie pas que vos abdominaux cessent brusquement de travailler à partir d’un angle précis. Ils continuent notamment de participer à la stabilisation du tronc et du bassin. Simplement, leur rôle évolue au cours du mouvement.
Et c’est justement là que je souhaite attirer votre attention.
Lorsque vos pieds sont fermement bloqués, que vos fléchisseurs de hanche interviennent fortement et que vous cherchez à vous redresser toujours plus haut, certaines contraintes exercées sur le bas de votre dos peuvent devenir importantes, particulièrement si votre technique se dégrade ou si l’exercice dépasse vos capacités du moment.
Bien entendu, réaliser quelques répétitions de cette manière ne signifie pas que vous allez automatiquement vous blesser. Mais répéter constamment cet exercice, en accumulant les répétitions et la fatigue, peut finir par provoquer des douleurs chez certaines personnes, notamment lorsque leur dos supporte mal les contraintes imposées.
Et reconnaissez qu’il serait tout de même dommage de commencer un programme pour renforcer vos abdominaux et de finir par devoir interrompre vos entraînements à cause de douleurs lombaires !
Voilà pourquoi je vous invite à comprendre quels muscles travaillent réellement au cours d’un exercice, comment leur contribution évolue pendant le mouvement et quelles contraintes votre corps doit supporter. Car solliciter vos abdominaux efficacement ne consiste pas nécessairement à vous redresser le plus haut possible à chaque répétition.
Je veux donc que vous compreniez deux choses.
D’abord, les muscles abdominaux possèdent un rôle important dans le contrôle et la stabilité du tronc. Ils ne sont absolument pas inutiles.
Ensuite, les exercices destinés à les renforcer doivent être choisis et exécutés avec autant de sérieux que les autres mouvements de votre programme.
Si un exercice provoque une douleur inhabituelle, notamment aiguë, ne cherchez pas à terminer votre série coûte que coûte. Arrêtez le mouvement concerné et faites évaluer la situation par un professionnel de santé lorsque la douleur ou les circonstances le justifient.
Mais surtout, ne tirez pas une conclusion définitive sur votre propre corps à partir de cette expérience.
Je voudrais que vous imaginiez un instant le raisonnement suivant.
Une personne commence à s’entraîner. Elle choisit un mouvement qu’elle ne maîtrise pas suffisamment. Ce mouvement lui provoque une douleur. Elle abandonne. Puis elle affirme :
« Le sport, ce n’est pas pour moi. »
Mais enfin, qu’a-t-elle réellement découvert ?
Que son corps est incapable de progresser ? Ou qu’une manière particulière de commencer ne lui convenait pas ?
Ce sont deux conclusions complètement différentes.
Ne laissez jamais une mauvaise expérience avec un exercice devenir la preuve imaginaire que votre corps n’est pas fait pour s’entraîner.
Si un mouvement ne convient pas, il faut chercher à comprendre pourquoi et, lorsque c’est approprié, envisager une autre manière de développer la capacité recherchée.
Un exercice reste un moyen. Il ne doit jamais devenir une obligation à laquelle votre corps devrait se soumettre, quelles que soient les conséquences.
Et dans le cas des exercices abdominaux, il existe une raison supplémentaire de ne pas s’acharner inutilement : même lorsqu’ils sont parfaitement réalisés, ils ne produisent pas nécessairement la transformation que beaucoup de débutants attendent d’eux.
Faire travailler un muscle et faire disparaître la graisse qui le recouvre sont deux choses différentes
Prenons une personne qui possède une quantité importante de graisse au niveau du ventre.
Elle souhaite réduire cette graisse. Alors elle décide de réaliser des centaines de contractions abdominales.
Ses muscles abdominaux travaillent. Ils peuvent développer certaines capacités et, avec une programmation appropriée, devenir plus forts ou plus développés. Mais cela ne signifie pas que la graisse située au-dessus de ces muscles va disparaître précisément parce qu’ils se contractent.
La réduction de la graisse corporelle dépend notamment du bilan énergétique et de mécanismes physiologiques qui ne permettent pas de choisir librement l’endroit exact où l’organisme mobilisera ses réserves.
Il existe des différences individuelles importantes dans la manière de stocker et de perdre de la graisse. La génétique, les hormones, le genre, l’âge, la répartition initiale de la masse grasse et d’autres facteurs peuvent influencer cette évolution. Voilà pourquoi deux personnes qui suivent une démarche comparable peuvent observer des changements esthétiques différents.
- L’une remarquera relativement tôt une diminution de son tour de taille.
- L’autre constatera d’abord des changements ailleurs.
Et cela ne signifie pas automatiquement que la seconde fait quelque chose de mal.
Vous pouvez choisir les muscles que vous entraînez. Vous ne pouvez pas commander à votre organisme de retirer prioritairement la graisse située exactement au-dessus.
C’est une distinction particulièrement importante pour les personnes qui débutent.
Je ne prétends pas que tous les effets locaux de l’exercice sur les tissus voisins sont parfaitement élucidés. Mais les exercices abdominaux, pris isolément, ne constituent pas une méthode fiable pour faire disparaître spécifiquement la graisse du ventre.
Et c’est là que je veux attirer votre attention sur une autre erreur.
Certaines personnes consacrent énormément de temps à travailler leur ventre, alors qu’elles n’ont pas encore organisé l’ensemble de leur transformation. Elles multiplient les relevés de buste, les crunchs et les variantes d’exercices abdominaux.
Pendant ce temps, leur alimentation ne correspond pas nécessairement à leur objectif. Leur entraînement du corps entier demeure insuffisant ou mal organisé. Leur récupération est négligée. Et elles finissent par se demander pourquoi leur ventre ne change pas autant qu’elles l’espéraient.
Mais la question que j’aimerais leur poser est beaucoup plus simple :
« Pourquoi demandez-vous à vos exercices abdominaux de résoudre un problème qui dépend aussi de tout ce que vous faites en dehors de ces exercices ? »
Imaginez une chemise propre et parfaitement repassée, mais à laquelle il manque un bouton. Vous aimeriez pouvoir la porter. Alors vous sortez votre fer à repasser et commencez à travailler soigneusement le tissu.
10 minutes. 20 minutes. 30 minutes.
Vous repassez davantage, vous insistez, vous recommencez.
Et le bouton manque toujours. Quelle conclusion allez-vous tirer ?
Que cette chemise refuse obstinément de coopérer ? Ou que vous êtes en train de fournir un effort réel pour résoudre un problème qui ne demande pas cet effort-là ?
Votre chemise n’a pas besoin de davantage de repassage. Elle a besoin qu’on lui recouse un bouton.
Je trouve cette comparaison particulièrement intéressante, parce qu’elle illustre une confusion que l’on rencontre dans bien des domaines.
Lorsqu’un effort ne produit pas le résultat recherché, la solution n’est pas toujours d’augmenter cet effort. Il faut parfois commencer par vérifier qu’il correspond réellement au problème.
Et pour votre ventre, le problème n’est pas nécessairement que vous manquez d’exercices abdominaux. Il peut notamment être lié à votre composition corporelle, à la manière dont vous organisez votre alimentation et à l’ensemble des adaptations physiques que vous cherchez à développer.
J’ai moi-même passé des années à travailler mes abdominaux. Et ce n’est pas comme cela que j’ai obtenu mes meilleurs résultats.
Si je vous parle de cette erreur avec autant de conviction, c’est parce que je l’ai personnellement commise.
Autour de mes vingt ans, vers 2010, j’ai consacré beaucoup d’attention à mes abdominaux. Je réalisais des crunchs classiques, des relevés de bassin et différentes formes de contractions abdominales. Je répétais les mouvements parce que je voulais obtenir un ventre plus plat et faire apparaître les lignes musculaires qui se trouvaient dessous.
À côté de cela, je m’entraînais déjà sérieusement et je pratiquais des exercices sollicitant l’ensemble de mon corps. Mais j’avais accordé au travail abdominal direct une place que je considère aujourd’hui comme excessive par rapport à son intérêt pour mon objectif.
Puis ma manière de m’entraîner a progressivement évolué.
J’ai commencé à abandonner les relevés de buste classiques que je réalisais auparavant dans ma chambre. Je me suis concentré davantage sur l’organisation de mes séances du corps entier, sur la difficulté des mouvements et sur la cohérence de l’ensemble.
Et en 2014, à 24 ans, mes abdominaux ont commencé à devenir visibles lorsque je contractais le ventre. C’était la première fois de ma vie. Rien d’extraordinaire encore, mais je voyais enfin apparaître ce que je recherchais depuis des années.
Or, à cette période, j’avais déjà supprimé ma séance habituelle d’exercices abdominaux à la fin de chaque entraînement.
Vous voyez ce qui rend cette expérience intéressante ?
Je commençais à obtenir un résultat que j’avais longtemps cherché à provoquer en faisant beaucoup d’abdominaux, alors même que je consacrais désormais moins de temps à leur travail direct.
Puis, au fil des années, j’ai continué à améliorer ma méthode.
Et lorsque celle-ci a franchi un cap important en 2022, mes abdominaux sont devenus parmi les plus dessinés que j’aie jamais eus. Cette fois, leurs lignes étaient visibles naturellement, sans que j’aie besoin de contracter volontairement mon ventre. Et Dieu merci, j’ai conservé cette évolution.
Mais attention : je ne suis absolument pas en train de prétendre qu’arrêter les exercices abdominaux fait apparaître les abdominaux. Ce serait une conclusion absurde.
Ce que mon expérience illustre, c’est que mes meilleurs résultats sont apparus lorsque l’ensemble de ma démarche était devenu beaucoup plus cohérent, et non pendant la période où je réalisais le plus de travail abdominal direct.
Entre-temps, j’avais progressivement amélioré plusieurs dimensions importantes : l’organisation de l’entraînement, le choix des mouvements, l’intensité du travail, l’alimentation et la récupération.
Ce n’est donc pas un exercice supprimé qui explique, à lui seul, mon évolution :
C’est le changement de stratégie.
Et cette distinction mérite d’être retenue.
J’ai d’ailleurs consacré un article entier à ce sujet, intitulé Ventre plat et abdominaux visibles : ce qu’il faut vraiment changer pour les révéler. J’y développe les mécanismes de la transformation abdominale et les erreurs qui conduisent tant de personnes à concentrer leurs efforts sur leur ventre en négligeant ce qui influence réellement son apparence.
Ici, je veux surtout vous éviter de commencer votre parcours par cette confusion.
Parce qu’il serait dommage de consacrer vos premières semaines à un travail trop limité, de ne pas voir apparaître les résultats attendus, puis de croire que vous êtes incapable de vous transformer.
Faites du corps entier votre priorité, puis donnez aux abdominaux la place qu’ils méritent
Voilà comment je vous recommande de procéder.
Avant d’ajouter des exercices spécifiquement destinés aux abdominaux, prenez un instant pour examiner votre entraînement dans son ensemble.
Vos séances sollicitent-elles efficacement les principaux groupes musculaires de votre corps, ou passez-vous votre temps à les entraîner séparément ?
Travaillez-vous vos jambes et vos hanches ? Votre dos ? Vos pectoraux ? Vos épaules ?
Avez-vous organisé vos séances autour de mouvements fondamentaux, notamment des exercices polyarticulaires qui font travailler plusieurs groupes musculaires ensemble, avec des mouvements de poussée, de tirage et des exercices sollicitant efficacement les membres inférieurs et le tronc ?
Ou avez-vous plutôt adopté une organisation du genre : lundi, abdominaux ; mardi, bras ; mercredi, fessiers ; jeudi, mollets… et vendredi, on fait l’inventaire des muscles qu’on a oubliés !
Attention, je ne prétends pas que travailler spécifiquement un groupe musculaire soit inutile, ni qu’une répartition des muscles sur plusieurs séances soit nécessairement mauvaise.
Mais lorsque votre objectif est de transformer harmonieusement l’ensemble de votre silhouette – autrement dit, de construire un physique esthétique, équilibré et bien proportionné –, tout en développant votre force et en améliorant vos performances, je vous encourage à privilégier des séances qui sollicitent efficacement les grands groupes musculaires ensemble, plutôt qu’à consacrer systématiquement chaque entraînement à une petite partie de votre anatomie.
C’est précisément l’un des principes fondamentaux de CorpsFiit® : construire l’essentiel de l’entraînement autour d’exercices de base polyarticulaires, capables de mobiliser plusieurs muscles à la fois, tout en réservant aux exercices d’isolation une place secondaire lorsqu’ils présentent un intérêt particulier.
Et surtout, posez-vous cette question : si vous souhaitez transformer votre corps dans son ensemble, pourquoi consacreriez-vous l’essentiel de vos efforts à entraîner ses différentes parties comme si elles ne se connaissaient même pas ?
Concrètement, ce sont ces mouvements polyarticulaires que je privilégie dans mes entraînements.
Selon les capacités et les objectifs de chacun, il peut s’agir de variantes de squats, de soulevés-de-terre, de développés ou de tirages. Mais surtout, n’oublions pas les sprints et leurs nombreuses variantes ! Ils occupent une place fondamentale dans CorpsFiit®, notamment pour développer la vitesse, la puissance, l’explosivité et les capacités physiques de l’ensemble du corps.
Ces mouvements possèdent un intérêt considérable lorsqu’on cherche à développer plusieurs qualités physiques dans un temps d’entraînement maîtrisé.
Mais je ne veux pas non plus vous faire croire qu’ils remplacent systématiquement tout exercice spécifique.
Le travail abdominal direct peut être utile. Il peut améliorer certaines capacités musculaires, contribuer à la stabilité du tronc et permettre de développer plus particulièrement certains muscles selon la manière dont il est organisé. Simplement, il doit connaître sa place.
Pour moi, le travail abdominal direct trouve généralement sa place après les exercices fondamentaux, qui sollicitent efficacement l’ensemble du corps.
Si vous souhaitez renforcer davantage vos abdominaux ou améliorer certaines de leurs capacités, vous pouvez alors leur consacrer un travail complémentaire spécifique. Mais inutile d’en multiplier les exercices en espérant faire disparaître plus rapidement la graisse de votre ventre !
Les exercices fondamentaux constituent la priorité ; le travail abdominal isolé reste un complément éventuel, dont l’utilité dépend de ce que vous cherchez réellement à améliorer.
Chez CorpsFiit®, je privilégie avant tout les exercices polyarticulaires qui sollicitent efficacement plusieurs groupes musculaires à la fois, y compris les abdominaux. C’est notamment le cas de la roulette, du burpee ou de la flexion-suspendue, qui peuvent imposer un travail abdominal particulièrement exigeant.
Le travail abdominal complémentaire, lorsqu’il présente un intérêt, trouve sa place après la séance principale consacrée à l’entraînement intense du corps entier, ou un autre jour, en tenant compte de son intensité et des besoins de récupération. L’objectif est de préserver la priorité accordée aux exercices fondamentaux, sans mélanger systématiquement les deux types de travail.
Il existe toutefois une exception. Si vous ne possédez pas encore les capacités nécessaires pour réaliser correctement des exercices comme la roulette, le burpee ou la flexion-suspendue, je peux vous proposer des alternatives plus simples, spécifiquement destinées aux abdominaux. Ces exercices peuvent alors trouver leur place dans le programme principal, notamment pour vous permettre de renforcer progressivement cette musculature et de développer les capacités nécessaires pour accéder à des mouvements plus exigeants.
Mais soyons clairs : cette possibilité ne constitue pas mon approche privilégiée, car ces exercices plus ciblés contribuent généralement moins au travail global du corps que les mouvements polyarticulaires fondamentaux.
Ce que je refuse, en revanche, c’est que les exercices abdominaux occupent une place démesurée dans votre entraînement, simplement parce que votre ventre représente votre principale préoccupation esthétique. Renforcer vos abdominaux est une chose ; construire l’ensemble de votre physique en est une autre.
Et chez CorpsFiit®, c’est bien cette transformation globale, harmonieuse et performante que je place au cœur de l’entraînement.
J’aimerais que vous réalisiez un petit exercice dès aujourd’hui.
Prenez votre programme. Entourez tous les mouvements consacrés directement aux abdominaux. Puis regardez ce qu’il reste pour entraîner le corps entier.
Si vous découvrez que la majorité de votre travail repose sur une seule région anatomique alors que vous souhaitez devenir globalement plus athlétique, demandez-vous si cette répartition est réellement cohérente.
Et si votre objectif principal est de réduire la graisse abdominale, examinez également votre alimentation, votre activité physique globale et vos habitudes de vie. Car une bonne stratégie ne demande pas à un seul exercice de produire une transformation qui dépend de plusieurs conditions.
Au passage, ne commettez pas une dernière erreur : chercher à tout prix des courbatures le lendemain.
Une courbature n’est pas une preuve fiable de développement musculaire, et son absence ne signifie pas que la séance était inutile.
Les douleurs musculaires retardées qui peuvent apparaître après un effort inhabituel ne proviennent pas simplement d’un prétendu acide lactique qui resterait coincé dans les muscles jusqu’au lendemain. Elles sont notamment associées aux réactions provoquées par certaines contraintes musculaires, particulièrement lorsque le corps n’y est pas encore habitué. Et elles ne permettent pas non plus de déterminer combien de graisse vous avez perdue.
Alors, si vous avez réalisé une séance adaptée, correctement exécutée et suffisamment stimulante, ne cherchez pas à lui ajouter artificiellement des exercices simplement pour ressentir davantage de douleurs. Votre corps n’a pas besoin de vous faire souffrir le lendemain pour vous prouver qu’il a travaillé.
Je veux que vous cherchiez à progresser, pas à collectionner les courbatures.
Et lorsque vous commencerez à reconnaître la différence entre une sensation immédiate et une adaptation physique durable, vous aurez déjà évité une autre confusion particulièrement fréquente. Vous ne considérerez plus la brûlure musculaire, la transpiration ou la fatigue comme les seuls juges de l’efficacité de vos entraînements : vous apprendrez à observer ce qui compte réellement.
Et vous n’aurez plus besoin de demander à vos abdominaux de résoudre, à eux seuls, l’ensemble de votre transformation.
Erreur n°4 : Chercher l’astuce qui vous transformera avant d’avoir construit ce qui permet réellement de progresser
Il y a une question que l’on m’a posée sous différentes formes au fil des années.
Une personne souhaite perdre du ventre, devenir plus athlétique ou améliorer son apparence.
Nous commençons à discuter.
Je lui parle de ses habitudes alimentaires, de son entraînement, du sommeil ou de l’organisation de sa démarche. Et rapidement, je sens parfois qu’elle attend quelque chose d’autre. Pas nécessairement une explication complète. Plutôt une petite solution supplémentaire.
- Un aliment.
- Une boisson.
- Un complément.
- Un appareil.
- Une technique dont elle n’aurait encore jamais entendu parler.
En somme, elle aimerait connaître “le truc”.
Vous savez, ce fameux petit secret qui ferait ENFIN toute la différence.
Je comprends parfaitement cette envie.
Lorsqu’on cherche un résultat depuis longtemps, il est tentant de penser qu’il nous manque simplement une information décisive. Quelque chose que les autres savent. Une méthode que l’on n’a pas encore essayée. Une astuce qui expliquerait pourquoi certaines personnes obtiennent les résultats que nous recherchons.
Mais voilà ce que j’aimerais vous faire comprendre.
Une solution complémentaire ne devient pas une solution fondamentale simplement parce qu’elle est nouvelle, séduisante ou présentée comme révolutionnaire.
Et lorsqu’on commence une transformation, cette confusion peut faire perdre énormément de temps.
Le Fitness Chaotique adore vous convaincre qu’il vous manque toujours quelque chose
Vous avez probablement déjà rencontré ce scénario.
Vous cherchez des conseils pour transformer votre silhouette. Vous découvrez une vidéo sur un nouvel exercice. Puis une autre qui vante les mérites d’un complément alimentaire.
Ensuite, quelqu’un vous explique qu’une boisson particulière serait indispensable. Un peu plus loin, une publicité présente un appareil capable de solliciter vos muscles pendant que vous êtes tranquillement installé chez vous.
Et avant même d’avoir réellement commencé à organiser votre entraînement, vous voilà confronté à une quantité impressionnante de possibilités.
Le plus curieux, c’est qu’une partie de ces informations peut être exacte.
- Certains aliments possèdent de véritables propriétés nutritionnelles.
- Certains compléments peuvent avoir une utilité démontrée dans des situations précises.
- Certains outils et équipements sportifs présentent un véritable intérêt : une roulette abdominale pour réaliser des exercices particulièrement exigeants, une corde à sauter de vitesse pour développer notamment la coordination et les capacités cardiorespiratoires, particulièrement lors des doubles-sauts, où la corde passe deux fois sous les pieds en un seul bond, ou encore des chaussures adaptées pour s’entraîner dans de bonnes conditions.
- Certains accessoires permettent de travailler efficacement. Prenez ma montre Casio, par exemple, que j’ai récemment achetée sur Amazon. Je la porte au poignet gauche et, grâce à sa lunette tournante, je peux mesurer le temps que je passe devant mon ordinateur, notamment pour écrire cet article. Franchement, c’est très pratique ! Pour développer mes muscles, en revanche, j’attends toujours que les rotations de la lunette produisent leurs premiers résultats !
- Certaines techniques d’entraînement sont pertinentes.
Le problème n’est donc pas que tout ce qui vous est présenté soit forcément faux. Le problème est que des éléments parfois utiles sont présentés comme s’ils pouvaient remplacer ce qui demeure essentiel. Et c’est une manière particulièrement efficace d’égarer quelqu’un.
On vous montre une nouveauté. Vous imaginez les résultats qu’elle pourrait produire. Vous commencez à vous demander si elle ne représente pas précisément ce qui vous manquait. Puis vous passez à la suivante avant même d’avoir correctement évalué la précédente. Vous accumulez les possibilités, mais votre direction devient de moins en moins claire.
C’est l’une des manifestations les plus caractéristiques de ce que j’appelle le Fitness Chaotique.
Il vous pousse à ajouter avant de comprendre. À chercher davantage avant d’utiliser correctement ce que vous possédez déjà. À remplacer une méthode avant d’avoir réellement identifié pourquoi elle ne donnait pas les résultats attendus. Et surtout, à croire que votre transformation dépend peut-être d’une “découverte extraordinaire” que vous n’avez pas encore faite.
Je voudrais que vous imaginiez un déménagement.
Vous avez plusieurs meubles à transporter et une quantité importante de cartons à déplacer. Tout le monde se met au travail. On porte, on soulève, on traverse les pièces. Mais personne n’a pris le temps de déterminer où les affaires doivent être déposées. Les cartons de la cuisine arrivent dans la chambre. Ceux de la salle de bains sont placés dans le salon. Les vêtements se retrouvent dans le garage.
À la fin de la journée, tout le monde est fatigué.
Vous avez réellement travaillé. Mais lorsque vous commencez à ranger votre nouveau logement, vous découvrez qu’une grande partie des affaires doit être déplacée une deuxième fois.
Le problème n’était pas que vous manquiez de personnes pour porter les cartons : il manquait une organisation.
Et si quelqu’un vous proposait alors d’embaucher trois déménageurs supplémentaires, je lui demanderais d’abord ce qu’il compte faire pour éviter que ces trois personnes transportent, elles aussi, les affaires au mauvais endroit.
Car ajouter des moyens à une organisation incohérente ne corrige pas nécessairement cette incohérence.
Je raisonne exactement de cette manière face aux astuces présentées comme indispensables à une transformation physique.
Avant de vous demander ce que vous pourriez ajouter, assurez-vous d’avoir compris ce que vous cherchez à construire.
Je ne suis pas contre les astuces. Je suis contre l’importance excessive qu’on leur accorde.
Je veux être très précis sur ce point, parce qu’il serait facile de mal interpréter mon propos.
Je n’ai absolument rien contre les astuces qui présentent un véritable intérêt. Bien au contraire ! J’en utilise moi-même un certain nombre dans ma vie quotidienne, et croyez-moi, au fil des années, j’en ai découvert quelques-unes qui valent réellement le détour !
Certaines sont d’ailleurs devenues de véritables habitudes auxquelles j’accorde encore aujourd’hui une place particulière, surtout dès le réveil.
Et puisque nous en parlons, je vais vous faire une petite proposition : si vous souhaitez découvrir ces astuces, demandez-les-moi dans les commentaires sous cet article. À chaque nouvelle demande, je vous en dévoilerai une ! Après tout, autant vous faire profiter de celles que j’ai personnellement expérimentées et que je trouve particulièrement intéressantes.
Mais gardez bien une chose à l’esprit : aussi utiles soient-elles, ces astuces restent des compléments aux fondements de ma méthode CorpsFiit®, jamais des solutions capables de les remplacer.
Et lorsque j’étais plus jeune, il m’est arrivé de commencer par rechercher ce genre de solutions.
Mais si je regarde honnêtement mon parcours, ce ne sont pas ces astuces qui ont construit l’essentiel de ma transformation.
Avec les années, j’ai surtout appris à procéder par élimination : expérimenter, observer les résultats, abandonner ce qui ne m’apportait pas grand-chose et conserver ce qui méritait réellement sa place.
C’est notamment grâce à cette démarche que ma méthode CorpsFiit® s’est progressivement enrichie, affinée et perfectionnée. Et croyez-moi, cette évolution est loin d’être terminée ! Aujourd’hui encore, je continue à remettre certaines choses en question, à approfondir mes connaissances et à améliorer ce qui peut l’être.
Car une chose est sûre : ce n’est pas parce qu’une méthode fonctionne déjà remarquablement bien qu’elle ne peut pas devenir encore meilleure !
Quant aux astuces, certaines pouvaient me donner de l’espoir, attirer mon attention sur des détails intéressants ou m’apporter des bénéfices particuliers. Mais elles ne remplaçaient jamais ce que je devais réellement apprendre à maîtriser pour transformer mon corps durablement.
C’est cette différence que je veux que vous compreniez.
Une stratégie complémentaire peut améliorer certains aspects d’une organisation déjà pertinente. Mais elle ne possède pas nécessairement la capacité de corriger une démarche dont les fondations sont insuffisantes.
Prenons un exemple simple.
Vous souhaitez développer votre musculature. Pourtant, vous ne réalisez pratiquement aucun entraînement de résistance suffisamment exigeant pour stimuler vos muscles et les pousser à se développer.
Mais vous avez une idée !
Vous décidez d’acheter un complément alimentaire censé favoriser le développement musculaire.
Attendez… laissez-moi réfléchir…
De la protéine en poudre, bien sûr !
Et attention, je tiens à être parfaitement clair : la protéine en poudre est un produit qui peut présenter un véritable intérêt nutritionnel, particulièrement lorsqu’elle est de bonne qualité, avec une composition simple, comme une whey nature, que j’apprécie personnellement.
Elle permet d’apporter facilement des protéines supplémentaires à votre organisme, notamment lorsque votre alimentation habituelle ne suffit pas à couvrir vos besoins, que vous manquez de temps pour préparer un repas complet ou que vous avez tout simplement envie de varier les plaisirs !
Et croyez-moi, il y a de quoi se régaler ! Personnellement, j’aime aussi utiliser ma protéine en poudre pour préparer de délicieuses barres protéinées maison, un bon chocolat chaud enrichi en protéines ou d’autres petites gourmandises aussi agréables à déguster qu’intéressantes sur le plan nutritionnel.
Bien entendu, un simple mélange de protéines en poudre et d’eau ne remplace pas à lui seul un repas équilibré. Mais cette poudre peut devenir un ingrédient particulièrement pratique pour enrichir certaines préparations, compléter vos apports et vous faire plaisir en même temps.
Et au-delà de cet aspect pratique et gourmand, son intérêt nutritionnel est bien réel : elle fournit à votre organisme des acides aminés indispensables à l’entretien et au développement de votre musculature.
Mais encore faut-il comprendre une chose essentielle : les protéines fournissent à vos muscles les matériaux nécessaires à leur entretien et à leur développement. Elles ne remplacent JAMAIS les sollicitations physiques qui leur donnent une RAISON de se renforcer !
Autrement dit, vous pouvez parfaitement consommer une quantité suffisante de protéines sans pour autant développer une musculature particulièrement impressionnante. Pour cela, encore faut-il entraîner vos muscles avec une difficulté adaptée et leur permettre de récupérer.
Et puisque nous parlons de compléments alimentaires, pourquoi ne pas voir encore plus grand ?
Un gainer, évidemment !
Ah, mais là, mes amis, nous passons aux choses sérieuses ! Pourquoi se fatiguer à développer ses muscles lorsqu’on peut acheter un gros sachet de poudre qui semble promettre de les remplir directement ?
À ce rythme-là, je vais finir par chercher un produit qui fait les pompes à ma place !
Plus sérieusement, les gainers sont généralement des mélanges de protéines et de glucides destinés à augmenter facilement les apports énergétiques. Certains peuvent présenter une utilité dans des situations particulières, notamment pour des personnes qui éprouvent des difficultés à consommer suffisamment d’énergie.
Mais franchement, lorsque je regarde la composition de certains de ces produits, particulièrement riches en sucres et vendus à grands renforts de promesses musculaires, je me demande parfois si l’on cherche à nourrir ses muscles ou à leur organiser un goûter d’anniversaire !
Et surtout, un apport calorique supplémentaire ne garantit absolument pas que l’énergie consommée servira à développer vos muscles. Si vos apports dépassent vos besoins, une partie de cette énergie peut aussi contribuer à augmenter vos réserves de graisse corporelle.
Vous avez certainement déjà croisé ces pratiquants de musculation à la carrure particulièrement imposante : des bras énormes, des épaules massives, une musculature bien développée… mais également une bonne épaisseur de graisse corporelle qui dissimule une partie de tout ce beau travail !
Et le plus amusant, c’est que certains débutants finissent par croire que c’est précisément à cela que ressemble le résultat de la musculation !
Mais enfin, qui a décrété que développer ses muscles devait nécessairement s’accompagner d’une silhouette toujours plus volumineuse ?
Certains pratiquants recherchent volontairement cette prise de masse et acceptent de gagner également de la graisse corporelle pour favoriser leur développement musculaire. D’autres apprécient tout simplement les physiques très massifs. Et après tout, chacun poursuit les objectifs qui lui plaisent !
Mais ce qui convient à un amateur de musculature imposante ne correspond pas nécessairement à votre ambition de construire un corps affûté, harmonieusement sculpté et performant. Voilà pourquoi je vous mets particulièrement en garde contre cette tendance à reproduire aveuglément les habitudes alimentaires et les programmes des pratiquants les plus impressionnants de votre salle, ou de vos influenceurs préférés.
Vous voyez un homme soulever des charges énormes, avaler des quantités considérables de nourriture et engloutir son gainer avec un enthousiasme admirable… et vous vous dites que vous devriez peut-être faire pareil ?
Minute !
Avant de copier sa méthode, assurez-vous au moins que vous souhaitez obtenir le même résultat que lui ! Ce serait quand même dommage de suivre scrupuleusement le chemin de quelqu’un pour finalement découvrir que vous ne vouliez absolument pas arriver à la même destination !
Voilà pourquoi je distingue clairement l’utilité réelle d’un complément alimentaire des résultats spectaculaires qu’on aimerait parfois lui attribuer.
Une bonne protéine en poudre peut vous aider à couvrir vos besoins nutritionnels. Un gainer peut faciliter une augmentation des apports énergétiques. Mais aucun des deux ne remplacera les efforts nécessaires pour stimuler vos muscles et les pousser à s’adapter.
Mais comment un complément alimentaire, aussi utile soit-il, pourrait-il remplacer à lui seul les sollicitations physiques qui permettent aux muscles de s’adapter ?
Il ne le peut pas.
De même, si votre objectif consiste à réduire votre masse grasse, une boisson présentée comme favorable à la dépense énergétique ne compensera pas nécessairement une alimentation dont les apports restent durablement incompatibles avec cet objectif.
Et si vous dormez insuffisamment, ajouter systématiquement des boissons stimulantes pour masquer votre fatigue ne revient pas à résoudre votre problème de récupération. Vous pouvez parfois atténuer temporairement certaines sensations. Mais les conditions fondamentales n’ont pas nécessairement changé.
Voilà pourquoi je trouve préférable d’examiner les véritables besoins avant d’ajouter un nouvel élément.
Une astuce mérite sa place lorsqu’elle apporte quelque chose de pertinent. Elle ne mérite pas de prendre la place du travail qu’elle était seulement censée accompagner.
Même une bonne astuce peut devenir une mauvaise priorité
C’est ici que je veux vous faire découvrir une nuance un peu moins évidente.
On pourrait croire que le seul risque consiste à adopter une astuce inefficace.
Mais il en existe un autre.
Une astuce peut être utile, et pourtant représenter une mauvaise décision au moment où vous choisissez de lui consacrer votre attention.
Imaginez que vous commenciez tout juste à organiser votre entraînement. Vous manquez encore de connaissances sur les principaux exercices. Votre alimentation n’est pas réellement adaptée à votre objectif. Votre sommeil demeure irrégulier. Et vous passez plusieurs soirées à comparer différentes substances supposées améliorer légèrement vos performances ou votre composition corporelle. Peut-être certaines possèdent-elles effectivement des effets démontrés. Mais est-ce vraiment votre priorité ?
Je ne vous parle même pas encore du prix de ces produits. Je vous parle du temps que vous consacrez à les rechercher, de l’énergie intellectuelle que vous y investissez et de l’attention que vous ne consacrez pas, pendant ce temps, à comprendre votre entraînement.
Car votre attention possède elle aussi une valeur. Je trouve même qu’elle représente l’une des ressources les plus sous-estimées dans une transformation personnelle.
Chez CorpsFiit®, j’accorde à l’attention une importance capitale. C’est elle qui vous permet de rester concentré sur ce qui compte réellement, de savoir précisément ce que vous devez faire à chaque instant et de garder le cap sur la personne que vous souhaitez devenir. Elle vous aide notamment à prendre de meilleures décisions, à exécuter vos entraînements avec davantage de précision et à reconnaître les ajustements réellement nécessaires pour continuer à progresser.
Et croyez-moi, ce n’est pas un détail !
Car pendant que le Fitness Chaotique vous bombarde de nouvelles méthodes, de produits prétendument indispensables, d’astuces miraculeuses et de conseils qui se contredisent parfois d’une semaine à l’autre, il finit par vous dévorer une ressource précieuse : votre attention.
Vous passez alors davantage de temps à vous demander ce que vous devriez faire qu’à vous concentrer sur ce qui vous ferait réellement progresser.
Avec CorpsFiit®, je recherche exactement l’inverse : libérer votre attention de tout ce qui la disperse, pour la consacrer à ce qui compte véritablement, au moment où cela compte.
Parce qu’au fond, savoir où vous voulez aller est essentiel. Mais savoir sur quoi porter votre attention aujourd’hui pour vous en rapprocher, voilà ce qui vous permet d’avancer concrètement.
Lorsque vous commencez, vous devez apprendre beaucoup de choses.
- Comprendre votre objectif.
- Choisir des exercices adaptés.
- Apprendre à les réaliser.
- Organiser vos repas.
- Prévoir votre récupération.
- Trouver une organisation compatible avec votre quotidien.
Tout cela demande déjà suffisamment de réflexion.
Si vous consacrez une grande partie de cette attention à rechercher des raffinements supplémentaires, vous risquez de négliger ce qui aurait eu davantage d’importance.
Le problème d’une astuce n’est pas seulement qu’elle peut vous faire perdre de l’argent ; c’est aussi qu’elle peut occuper, dans votre esprit, une place beaucoup plus importante que sa véritable contribution à vos résultats.
Et cette erreur me paraît particulièrement sournoise.
Parce qu’elle donne parfois l’impression d’être sérieux.
On lit des articles. On compare des produits. On s’informe. On examine des mécanismes scientifiques. On passe beaucoup de temps à réfléchir à sa transformation.
Et comme si cela ne suffisait pas, on passe parfois encore davantage de temps à écouter certains influenceurs nous expliquer, avec un sérieux absolument remarquable :
- « Voici ce qui est scientifiquement bien… »
- « Voici ce qui est scientifiquement mauvais… »
- « La science démontre que… »
- « Scientifiquement, vous devriez… »
- « Scientifiquement, vous ne devriez surtout pas… »
Scientifiquement ci, scientifiquement ça…
Mais enfin, bon sang ! À ce rythme-là, il va bientôt falloir passer un doctorat avant d’avoir le droit de faire trois pompes !
Et pendant que monsieur ou madame l’influenceur vous récite sa dernière étude comme s’il venait personnellement de découvrir les lois de l’univers, vous êtes toujours là, à essayer de comprendre comment vous pourriez simplement transformer votre corps !
Le plus regrettable, c’est que certains de ces influenceurs, sous couvert de vous apporter des connaissances scientifiques, contribuent précisément à entretenir ce que j’appelle le Fitness Chaotique : une accumulation permanente de recommandations, de détails présentés comme essentiels, de méthodes prétendument supérieures et de nouvelles raisons de remettre en question ce que vous faisiez encore hier.
Attention, je ne remets absolument pas en cause la valeur de la science ! Bien au contraire. Ce que je critique, c’est cette manie de brandir le mot « scientifiquement » comme un argument d’autorité, parfois sans expliquer correctement ce que les recherches permettent réellement de conclure, ni comment les appliquer à votre situation.
Car entre connaître une multitude de résultats scientifiques et savoir organiser un entraînement réellement efficace, il existe une différence considérable.
Et pendant que vous consacrez une énergie folle à démêler toutes ces affirmations, vous ne progressez pas nécessairement dans les décisions essentielles qui pourraient véritablement transformer votre physique.
Je ne veux évidemment pas vous décourager de vous informer. Je souhaite simplement que les connaissances que vous acquérez vous aident à agir avec davantage de discernement, au lieu de vous enfermer dans une recherche interminable de la prochaine révélation “scientifiquement révolutionnaire” !
Au contraire, je considère la compréhension comme une partie fondamentale de la progression.
Mais encore faut-il apprendre à faire le tri entre les connaissances qui vous permettent de prendre de meilleures décisions et celles qui accaparent votre attention sans rien changer concrètement à votre pratique.
Et pour apprendre à les distinguer, je vous propose un exercice extrêmement simple.
La prochaine fois qu’une astuce vous attire, faites-lui passer trois questions
À partir d’aujourd’hui, lorsque vous découvrez un complément, un appareil, un exercice présenté comme révolutionnaire ou une nouvelle technique, ne prenez pas immédiatement la décision de l’essayer. Accordez-vous quelques instants pour répondre à trois questions.
Première question : quel problème précis cette nouveauté est-elle censée résoudre ?
Ne vous contentez pas d’une promesse vague comme “optimiser votre transformation”, “accélérer vos résultats” ou “améliorer votre métabolisme”.
Qu’est-ce que cela signifie concrètement ?
- S’agit-il d’améliorer une performance ?
- De faciliter certains apports alimentaires ?
- De rendre un exercice plus accessible ?
- D’apporter une commodité particulière ?
- Ou simplement de vous donner une sensation agréable ?
Plus vous définissez clairement l’effet recherché, plus vous pourrez juger si cette nouveauté mérite votre attention.
Deuxième question : est-ce que ce problème existe réellement dans ma situation actuelle ?
Un produit peut avoir un intérêt pour une personne et aucun intérêt particulier pour une autre.
Par exemple, un complément destiné à faciliter les apports en protéines peut être pratique pour quelqu’un qui rencontre des difficultés à couvrir ses besoins par son alimentation habituelle.
Mais si vous consommez déjà suffisamment de protéines, ce même produit n’est pas nécessairement indispensable.
De la même manière, une technique destinée à améliorer une qualité physique très spécifique ne présente pas automatiquement un intérêt prioritaire pour quelqu’un dont l’objectif principal est différent.
Je voudrais que vous appreniez à reconnaître une distinction essentielle : un conseil peut être juste sans être le bon conseil pour vous, maintenant.
Troisième question : est-ce plus important que ce que je pourrais améliorer dans mes habitudes fondamentales ?
Voilà la question décisive.
Si vous hésitez à investir dans un nouvel appareil, mais que vous n’avez pas encore appris à construire une séance adaptée à vos capacités, demandez-vous où votre investissement serait le plus pertinent.
Si vous comparez différents produits censés favoriser la récupération alors que vous manquez régulièrement de sommeil, examinez d’abord ce qui vous empêche de dormir suffisamment.
Et si vous cherchez le prochain exercice miraculeux pour votre ventre alors que votre alimentation n’est pas cohérente avec votre objectif, vous savez déjà quelle question mérite davantage d’attention.
Cela ne signifie pas que les compléments, appareils ou techniques supplémentaires sont systématiquement inutiles. Certaines interventions possèdent des effets suffisamment établis pour être intéressantes dans des contextes précis, tandis que d’autres sont insuffisamment démontrées ou présentent des risques particuliers. Il faut donc examiner leur efficacité réelle, leurs limites, leur sécurité et leur pertinence individuelle, notamment lorsqu’il s’agit de produits susceptibles d’interagir avec des traitements ou d’affecter la santé.
Mais vous n’avez pas besoin d’une nouveauté supplémentaire simplement parce qu’elle existe.
Avant d’ajouter quelque chose à votre transformation, obligez cette nouveauté à justifier sa place.
Je trouve cette règle particulièrement précieuse, parce qu’elle vous aide à conserver votre liberté de décision.
Vous ne refusez pas les nouveautés par principe. Vous ne les acceptez pas non plus parce qu’elles sont séduisantes. Vous leur demandez simplement de démontrer ce qu’elles peuvent réellement vous apporter.
Le danger des solutions miracles n’est pas seulement qu’elles ne fonctionnent pas
J’aimerais maintenant attirer votre attention sur une conséquence beaucoup plus profonde.
Lorsqu’une personne achète un produit miracle et constate qu’il ne produit pas les résultats annoncés, elle peut être déçue.
Elle a dépensé de l’argent. Elle a perdu du temps. Mais ce n’est pas nécessairement le plus grave.
Car lorsque cette expérience se répète, elle peut finir par modifier la manière dont la personne se considère elle-même.
Elle a essayé un appareil. Cela n’a pas fonctionné.
Elle a suivi un nouveau programme. Les résultats n’ont pas correspondu à ses attentes.
Elle a acheté un complément. Elle n’a pas observé la transformation espérée.
Puis une autre méthode.
Puis encore une autre.
À force, on pourrait presque s’attendre à ce qu’elle finisse par s’écrier :
« Putain, mais quel pigeon je fais ! »
Eh bien non ! Et c’est justement ce qui me désole. Au lieu de remettre en question toutes ces belles promesses auxquelles elle a cru, elle commence à remettre en question ses propres capacités.
Et finalement, elle en vient à penser :
« J’ai tout essayé. Rien ne fonctionne sur moi. »
Et cette phrase me dérange profondément : parce qu’elle contient parfois une généralisation injuste.
Avoir essayé une quantité impressionnante de solutions ne signifie pas nécessairement avoir correctement réuni les conditions nécessaires pour atteindre son objectif.
On peut expérimenter dix astuces différentes sans avoir jamais appris à organiser sérieusement un entraînement. On peut passer des années à changer de régime sans avoir trouvé une alimentation suffisamment adaptée et durable. On peut posséder plusieurs équipements sportifs sans disposer d’une méthode cohérente pour les utiliser.
Le nombre de tentatives ne prouve donc pas, à lui seul, que toutes les possibilités pertinentes ont été explorées.
Mais je comprends pourquoi les déceptions répétées peuvent conduire à cette conclusion.
Lorsqu’on fournit des efforts sans obtenir ce qu’on attend, on finit naturellement par chercher une explication. Et si personne ne nous aide à comprendre ce qui n’allait pas, il devient tentant de penser que le problème vient de nous.
C’est précisément ce que je veux combattre.
Parce qu’il existe une différence considérable entre “avoir essayé beaucoup de choses” et “avoir réellement compris les conditions de sa transformation”.
Je ne souhaite pas que vous passiez les prochaines années à collectionner les tentatives. Je souhaite que vous appreniez à reconnaître les actions qui méritent véritablement d’être poursuivies.
Et si certaines de vos expériences précédentes ont été décevantes, je voudrais que vous commenciez par leur poser une question plus utile que « Pourquoi est-ce que je n’y arrive jamais ? ».
Demandez-vous :
« Qu’est-ce que j’ai réellement essayé, quel résultat cette méthode pouvait-elle raisonnablement produire et qu’est-ce qui manquait éventuellement à ma démarche ? »
Cette question ne garantit pas une réponse immédiate. Mais elle ouvre une possibilité essentielle : comprendre avant de recommencer. Et c’est déjà une manière profondément différente d’aborder le problème.
Faites maintenant l’inventaire de ce qui mérite réellement votre attention
Je vais vous proposer une petite expérience.
Prenez une feuille ou ouvrez une note sur votre téléphone. Écrivez toutes les nouveautés auxquelles vous pensez actuellement pour améliorer votre transformation.
- Un appareil.
- Un complément.
- Une application.
- Une technique.
- Un nouvel exercice.
- Un programme.
- Une astuce alimentaire.
Tout ce qui vous vient à l’esprit.
Puis, à côté de chacun de ces éléments, notez précisément ce qu’il devrait vous apporter.
Ensuite, examinez votre démarche actuelle.
Savez-vous quels exercices constituent la base de votre entraînement ? Leur difficulté correspond-elle à vos capacités ?
Votre alimentation est-elle organisée de manière cohérente avec votre objectif ?
Votre sommeil et vos périodes de récupération sont-ils suffisamment pris en compte ?
Votre programme est-il compatible avec votre véritable emploi du temps ?
Et disposez-vous d’une manière raisonnable d’évaluer votre progression ?
Si vous découvrez plusieurs faiblesses importantes, commencez par les traiter.
Vous pourrez toujours revenir ultérieurement à certaines nouveautés si elles présentent un intérêt réel. Mais ne laissez pas ces nouveautés vous détourner du travail qui mérite votre attention aujourd’hui.
J’aimerais également que vous appreniez à mesurer le coût réel d’une décision, pas uniquement son prix.
- Son coût en temps.
- Son coût en énergie.
- Son coût en attention.
Et parfois même son coût en confiance lorsque les promesses n’ont pas été tenues.
Parce qu’une transformation ne devrait pas vous obliger à passer votre vie à courir après le prochain produit ou la prochaine méthode. Elle devrait progressivement vous permettre de comprendre suffisamment ce que vous faites pour savoir ce qui mérite votre engagement.
Je veux que vous deveniez capable de reconnaître par vous-même lorsqu’une promesse essaie de prendre une place qu’elle ne mérite pas.
Et voilà quelque chose qui m’intéresse bien davantage que la découverte d’une nouvelle astuce.
Ce serait déjà une victoire importante contre le Fitness Chaotique.
Une victoire qui ne se verrait peut-être pas immédiatement dans le miroir, mais qui pourrait influencer des dizaines de décisions futures.
Et croyez-moi, lorsque vous commencez à mieux choisir les efforts auxquels vous consacrez votre temps, votre argent et votre énergie, vous changez déjà quelque chose de fondamental dans votre manière d’aborder votre transformation. Vous ne cherchez plus continuellement ce qu’il faudrait ajouter : vous commencez par comprendre ce qu’il faut réellement construire.
Reste maintenant une question particulièrement intéressante.
Une fois que vous avez cessé de demander aux exercices abdominaux et aux astuces miracles de faire tout le travail, comment devez-vous organiser les différentes activités physiques qui peuvent réellement contribuer à votre transformation ?
- Faut-il courir davantage ?
- Marcher plus longtemps ?
- Privilégier la musculation ?
- Associer plusieurs formes d’entraînement ?
Et surtout, comment éviter de consacrer beaucoup de temps à une activité qui possède de véritables bénéfices, mais ne correspond pas suffisamment au résultat physique que vous souhaitez obtenir ?
C’est justement là qu’apparaît une autre erreur très fréquente : croire que toutes les formes d’effort se valent dès lors qu’elles font transpirer.
Erreur n°5 : Miser uniquement sur le cardio en espérant obtenir un corps sculpté
Je vais commencer par une précision qui risque de surprendre certaines personnes habituées à ma manière de parler de l’entraînement.
J’aime le cardio. Enfin… certains types de cardio.
J’aime particulièrement les efforts courts, rapides, exigeants, ceux qui sollicitent franchement mes capacités physiques et me donnent envie de me dépasser.
Le sprint, notamment.
En revanche, passer une heure à courir tranquillement sur un tapis roulant ne représente pas vraiment ma manière préférée de m’entraîner. Cela ne signifie absolument pas que je considère cette activité comme inutile. Je sais très bien qu’elle peut apporter des bénéfices réels, notamment pour la santé cardiovasculaire et le développement de l’endurance. Mais ces bénéfices n’en font pas pour autant un passage obligé lorsqu’on souhaite transformer son physique. Simplement, elle ne correspond ni particulièrement à mes préférences ni à la manière dont j’ai choisi d’organiser l’essentiel de mon entraînement.
Et c’est ici que nous devons commencer par faire une distinction.
Une activité peut être excellente pour votre santé sans représenter, à elle seule, l’entraînement le plus adapté à la transformation physique que vous recherchez.
Je trouve que cette nuance est beaucoup trop souvent oubliée.
Certaines personnes veulent devenir plus athlétiques, développer leur musculature, affiner leur silhouette et améliorer leur condition physique. Mais lorsqu’elles décident de commencer le sport, elles choisissent presque automatiquement la course à pied, le vélo elliptique ou une autre activité cardiovasculaire.
Pourquoi ?
Parfois parce qu’elles aiment réellement cela. Et dans ce cas, tant mieux !
Mais parfois simplement parce qu’elles associent le fait de transpirer, de respirer plus rapidement et de dépenser de l’énergie à l’idée de transformer leur corps. Elles se disent que plus elles bougeront longtemps, plus leur silhouette finira par se dessiner. Et pendant ce temps, elles n’ont pas encore réfléchi aux qualités musculaires qu’elles souhaitent développer.
C’est précisément cette erreur que je veux vous aider à éviter.
Le cardio n’est pas votre ennemi. Mais il n’est pas obligé de devenir toute votre stratégie.
Imaginez une femme qui souhaite obtenir une silhouette plus sculptée.
Elle aimerait notamment développer ses fessiers, raffermir ses jambes, améliorer sa condition physique et devenir globalement plus athlétique. Une collègue lui explique qu’elle pratique régulièrement le vélo elliptique et qu’elle adore cela. Notre débutante trouve l’idée intéressante. Elle s’inscrit donc dans une salle de sport.
Le lundi, elle réalise 45 minutes de vélo elliptique.
Le mercredi, elle recommence.
Le vendredi, lorsqu’elle dispose de davantage de temps, elle poursuit pendant une heure.
Elle transpire. Son rythme cardiaque augmente. Ses jambes travaillent.
Elle rentre chez elle avec la satisfaction d’avoir accompli quelque chose de bénéfique. Et elle a raison d’être satisfaite. Elle pratique une activité qui peut améliorer son endurance cardiovasculaire, contribuer à sa dépense énergétique et lui apporter de véritables bénéfices pour la santé.
Au fil des semaines, elle peut même constater que les séances lui semblent moins difficiles. Elle récupère plus facilement entre certains efforts et devient capable de maintenir son activité plus longtemps. Voilà déjà des progrès intéressants.
Mais supposons qu’après plusieurs mois, elle observe sa silhouette et constate qu’elle n’a pas développé ses muscles autant qu’elle l’espérait.
Elle est déçue.
« Pourtant, je fais du sport trois fois par semaine ! »
Oui.
Et c’est précisément là que je voudrais lui poser une question.
« Est-ce que vous vous entraînez pour développer les qualités physiques que vous recherchez, ou est-ce que vous attendez de votre activité préférée qu’elle produise des adaptations pour lesquelles vous ne l’avez pas spécialement choisie ? »
Je ne lui dirais certainement pas que ses séances étaient inutiles. Ce serait faux. Je lui expliquerais plutôt que son entraînement cardiovasculaire et son objectif de développement musculaire ne sont pas parfaitement interchangeables.
Le vélo elliptique sollicite effectivement les jambes. Mais faire travailler les jambes ne signifie pas nécessairement leur imposer le stimulus le plus pertinent pour développer significativement leur musculature.
De la même manière, marcher peut améliorer votre condition physique et contribuer à votre santé sans représenter un entraînement suffisamment exigeant pour développer au maximum votre force musculaire.
Cela dépend évidemment de votre niveau, de l’intensité de l’activité et des adaptations recherchées.
Mais la distinction demeure fondamentale : un muscle sollicité n’est pas nécessairement un muscle entraîné de manière optimale pour l’objectif que vous poursuivez.
Et lorsque cette femme comprend cela, elle découvre qu’elle n’a pas forcément besoin d’abandonner le vélo elliptique. Elle peut parfaitement continuer à pratiquer une activité qu’elle apprécie. Mais elle aurait intérêt à examiner ce qui manque éventuellement à son programme pour développer les qualités physiques qu’elle recherche. Dans son cas, un entraînement de résistance adapté pourrait constituer une réponse particulièrement pertinente.
Et c’est toute la différence entre “pratiquer une activité bénéfique” et “organiser intelligemment plusieurs formes d’effort autour d’un objectif précis”.
Pourquoi le cardio peut vous aider à perdre de la graisse sans nécessairement construire les muscles que vous voulez voir apparaître
Il faut maintenant comprendre ce que ces différentes activités apportent réellement à votre organisme.
Lorsque vous marchez rapidement, courez, pédalez ou nagez, vous sollicitez notamment votre système cardiovasculaire. Votre cœur, vos poumons, vos muscles et différents mécanismes énergétiques participent à l’effort. Avec une pratique adaptée et régulière, votre organisme peut développer des capacités qui vous permettent de soutenir certains efforts plus efficacement. Ces activités contribuent également à votre dépense énergétique.
Le cardio peut parfaitement contribuer à une diminution de la graisse corporelle. Ce serait une erreur de prétendre le contraire. Mais cela ne signifie pas qu’il soit indispensable pour atteindre cet objectif, ni qu’il constitue à lui seul une méthode complète de transformation physique.
La course à intensité modérée, par exemple, permet de dépenser de l’énergie pendant l’effort et de développer notamment l’endurance et les capacités cardiovasculaires. Ce sont de véritables bénéfices, mais ils ne suffisent pas nécessairement à construire la silhouette que vous recherchez.
L’entraînement intense du corps entier, tel que je le pratique avec CorpsFiit®, poursuit une ambition plus globale : développer simultanément votre musculature, votre force et différentes capacités physiques, tout en contribuant à votre dépense énergétique pendant l’effort et, dans une certaine mesure, après celui-ci.
Et c’est précisément ce que mon expérience m’a appris : pour construire un corps affûté, harmonieusement sculpté et performant, il est bien plus intéressant de réunir les bonnes sollicitations musculaires, une alimentation adaptée et une récupération suffisante que de chercher simplement à brûler le maximum de graisse pendant une séance.
Lorsqu’une activité augmente suffisamment votre dépense énergétique et que l’ensemble de votre alimentation demeure compatible avec une réduction de la masse grasse, elle peut participer à cette évolution. Cela vaut également pour des activités d’intensité modérée. La marche, notamment, peut représenter une excellente manière d’augmenter son activité quotidienne sans imposer nécessairement une fatigue importante. Et ses bénéfices ne se limitent pas à la composition corporelle : l’activité cardiovasculaire régulière joue un rôle important dans la santé du cœur et des vaisseaux sanguins, la condition physique et différents aspects du bien-être.
L’Organisation mondiale de la santé recommande d’ailleurs aux adultes, pour des bénéfices substantiels sur la santé, au moins 150 à 300 minutes d’activité physique aérobie d’intensité modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d’activité vigoureuse, ou une combinaison équivalente, ainsi que des activités de renforcement musculaire au moins deux jours par semaine.
Ces recommandations rappellent quelque chose d’important : la santé physique ne se résume pas à l’apparence musculaire.
Et je ne veux surtout pas que mon enthousiasme pour l’entraînement intense vous conduise à négliger des activités cardiovasculaires qui peuvent vous être bénéfiques.
Mais il reste une autre question.
Que se passe-t-il lorsque votre ambition ne consiste pas seulement à améliorer votre endurance ou à réduire votre masse grasse, mais également à développer votre musculature ?
C’est là que l’entraînement de résistance prend une importance particulière. Car vos muscles s’adaptent notamment aux contraintes mécaniques que vous leur imposez. Lorsqu’un exercice les sollicite avec une résistance appropriée, un volume de travail suffisant et une difficulté bien organisée, il peut favoriser des adaptations qui permettent de développer progressivement leur force et, dans une certaine mesure, leur volume.
Mais attention, développer sa musculature ne signifie pas nécessairement chercher à devenir toujours plus volumineux !
Selon vos objectifs, votre morphologie et la manière dont vous vous entraînez, ce développement peut contribuer à donner davantage de relief à vos muscles, à améliorer les contours de vos bras, de vos jambes et de votre buste, et à construire une silhouette plus harmonieuse et mieux proportionnée.
Et lorsque ce travail s’accompagne d’une alimentation adaptée, permettant notamment de réduire la graisse corporelle lorsque cela est nécessaire, vous réunissez les conditions pour révéler progressivement un corps plus affûté, harmonieusement sculpté et performant. Car c’est bien là toute l’ambition que je défends avec CorpsFiit® : développer vos capacités physiques tout en embellissant votre silhouette, sans faire de la prise de volume musculaire une fin en soi.
Les adaptations musculaires recherchées par l’entraînement de résistance se distinguent toutefois de celles que vise principalement un entraînement cardiovasculaire. Bien entendu, la frontière n’est pas parfaitement étanche : ces deux formes d’entraînement peuvent aussi produire certains bénéfices communs. Certaines activités d’endurance peuvent aussi stimuler la musculature, notamment chez les personnes peu entraînées ou lorsque les efforts deviennent particulièrement exigeants. Et un entraînement de résistance peut lui aussi solliciter fortement le système cardiovasculaire. Mais leurs effets spécifiques ne deviennent pas interchangeables pour autant.
Voilà pourquoi je refuse de présenter le cardio et la musculation comme deux camps ennemis. Ils possèdent des intérêts distincts, parfois complémentaires, et leur place devrait dépendre des qualités que vous souhaitez développer.
C’est une manière beaucoup plus intelligente d’aborder votre entraînement que de chercher à savoir lequel serait absolument supérieur à l’autre.
Non, faire monter votre fréquence cardiaque ne dessine pas directement vos muscles
Quel lien existe-t-il entre l’augmentation des battements du cœur et le fait de développer une silhouette plus sculptée ?
La réponse mérite quelques précisions.
Lorsque votre rythme cardiaque augmente pendant un effort physique, votre organisme dépense de l’énergie pour répondre aux exigences de l’activité. Cette dépense peut contribuer à réduire vos réserves de graisse corporelle, à condition que votre bilan énergétique global soit adapté à cet objectif. Et cette réduction de la graisse corporelle peut effectivement rendre certains muscles plus visibles.
Il existe donc bien un lien possible entre l’entraînement cardiovasculaire et l’amélioration de votre silhouette.
Mais attention, faire battre votre cœur plus rapidement, notamment en maintenant une intensité modérée et relativement constante, ne suffit pas, à lui seul, à construire une silhouette harmonieusement sculptée.
Ce type d’effort peut parfaitement améliorer votre endurance et votre condition cardiovasculaire. Mais lorsque vous alternez des efforts d’intensités différentes, vous soumettez également votre organisme à des exigences variées, qui peuvent développer d’autres capacités d’adaptation, notamment face aux efforts particulièrement intenses.
Et pour transformer harmonieusement votre silhouette, encore faut-il développer suffisamment votre musculature grâce à des sollicitations physiques appropriées, tout en adoptant une alimentation et une récupération cohérentes avec vos objectifs.
Car si certaines activités cardiovasculaires peuvent également stimuler vos muscles, notamment lorsqu’elles sont suffisamment exigeantes, l’augmentation de votre fréquence cardiaque ne constitue pas, en elle-même, le stimulus qui permet de développer la musculature de l’ensemble de votre corps.
Autrement dit, l’entraînement cardiovasculaire peut contribuer à rendre vos muscles plus visibles en accompagnant la réduction de votre graisse corporelle. Mais pour leur donner davantage de relief, améliorer les contours de votre silhouette et développer vos performances musculaires, il faut également leur imposer des efforts adaptés.
Voilà la distinction que je tiens à défendre : réduire la graisse qui recouvre vos muscles et développer les muscles eux-mêmes sont deux objectifs complémentaires, mais qui ne reposent pas exactement sur les mêmes mécanismes.
Et voilà la distinction que je tiens à défendre : réduire la graisse qui recouvre vos muscles et développer votre musculature sont deux objectifs complémentaires, mais qui ne reposent pas exactement sur les mêmes mécanismes.
Faire travailler votre cœur ne remplace pas les sollicitations nécessaires pour développer votre musculature. Et inversement, développer vos muscles ne vous dispense pas de prendre soin de votre condition cardiovasculaire. Ces deux dimensions contribuent, chacune à leur manière, à construire un corps plus affûté, harmonieusement sculpté, mais aussi plus performant et en meilleure condition physique.
Le développement de votre musculature et l’amélioration de votre condition cardiovasculaire peuvent donc parfaitement se compléter.
Et chez CorpsFiit®, cette complémentarité s’inscrit dans une ambition bien plus vaste : développer harmonieusement l’ensemble de vos qualités physiques, pour construire un corps non seulement plus affûté et sculpté, mais aussi plus athlétique, polyvalent et performant.
Ce qui me dérange, ce n’est donc absolument pas de voir quelqu’un marcher, courir ou pédaler. Bien au contraire ! J’adore moi-même, particulièrement les jours où je ne m’entraîne pas, enfiler mes chaussures de randonnée et partir marcher quelques kilomètres en pleine nature. Et je dois reconnaître que j’ai beaucoup de chance : tout près de chez moi, j’ai accès à de magnifiques sentiers, exactement le genre d’endroits où l’on prend plaisir à marcher, à respirer le grand air et à profiter du paysage. Croyez-moi, ce serait presque un crime de vivre à proximité d’un tel environnement sans en profiter !
Ce qui me dérange, c’est de voir une personne consacrer l’intégralité de son temps sportif à une activité qui ne répond qu’à une partie de ses ambitions, puis conclure qu’elle ne peut pas obtenir le corps qu’elle recherche.
Parce que cette conclusion peut lui coûter beaucoup plus qu’une simple déception esthétique ; elle peut finir par lui faire croire que ses efforts ne servent à rien. Alors qu’il lui manquait peut-être simplement une autre forme de sollicitation.
Vous savez à quoi cela me fait penser ?
Imaginez que je décide de participer à un Grand Prix de Formule 1. Mon ambition est claire : remporter la course !
Mais au lieu de m’intéresser à l’ensemble de ma monoplace, à son moteur, à ses pneumatiques, à son équilibre et à tout ce qui lui permet d’exprimer ses performances, je décide de concentrer pratiquement tous mes efforts sur… son aileron !
Je l’étudie, je le perfectionne, je l’ajuste au millimètre près. Je deviens tellement passionné par cet aileron que j’en oublie presque le reste de la voiture !
Et le jour de la course, je m’étonne de ne pas terminer premier.
Mais enfin, mon aileron était pourtant magnifique !
Un aileron ne fait gagner aucune Formule 1 à lui seul. Pourtant, aucune écurie championne ne prendrait le départ sans lui.
Et c’est précisément ce que je veux vous faire comprendre à propos de l’entraînement cardiovasculaire.
Ses bénéfices sont bien réels, mais ils ne remplacent pas toutes les autres sollicitations nécessaires pour construire le corps que vous souhaitez.
L’être humain est fasciné par les détails. Les fondations, elles, n’impressionnent personne.
Imaginez que vous passiez devant une maison absolument magnifique. Vous admirez son architecture, sa façade, ses fenêtres, ses finitions… Bref, vous êtes sous le charme !
Et là, soudain, vous vous exclamez :
« Waouh ! Mais je me demande sur quelles fondations elle repose ! Quelle est leur épaisseur ? À quelle profondeur ont-elles été coulées ? Et surtout, si une tornade débarque demain, est-ce que cette merveille tiendra toujours debout ? »
Non ?
Eh bien, moi non plus !
Et pourtant, aussi magnifique soit-elle, une maison construite sur des fondations fragiles pourrait bien vous réserver quelques mauvaises surprises. Vous auriez beau posséder la plus belle façade du quartier, je doute qu’elle vous console si vous retrouvez un jour votre salon chez le voisin !
C’est justement ce qui rend les fondations si particulières : on les admire rarement, parce qu’on ne les voit presque jamais. Pourtant, c’est sur elles que repose une grande partie de ce qui nous émerveille.
Nous préférons souvent croire qu’un seul élément fera toute la différence, parce que cette idée est rassurante. Elle promet beaucoup sans exiger une remise en question profonde. Mais lorsqu’on souhaite transformer harmonieusement son physique, il faut considérer l’ensemble de ce qui contribue réellement à cette transformation.
Les fondations racontent une tout autre histoire. Elles demandent de la patience, de la discipline et de la constance. Elles sont rarement spectaculaires, souvent invisibles, et pourtant elles déterminent une grande partie de ce qui devient visible.
C’est une règle que l’on retrouve dans de nombreux domaines : les plus grandes réussites reposent rarement sur un détail exceptionnel, mais sur un ensemble de principes solides qui se renforcent les uns les autres.
Et le paradoxe est là : plus les fondations sont solides, plus les détails prennent de la valeur.
À l’inverse, lorsque les fondations sont fragiles, même les meilleurs détails peuvent devenir presque insignifiants.
Voilà pourquoi certaines personnes passent des années à perfectionner un aspect particulier de leur entraînement, ou à collectionner des astuces, sans jamais obtenir les résultats qu’elles espèrent. Elles consacrent une énergie considérable à ce qui ne représente qu’une partie de leur transformation, tout en négligeant ce qui devrait constituer l’essentiel.
Chez CorpsFiit®, je ne rejette absolument pas les détails. Je leur redonne simplement leur juste place.
Je construis d’abord ma méthode autour de quatre fondations complémentaires : un Mental d’athlète, un Sommeil régénérant, une Alimentation équilibrée et un Entraînement intense du corps entier. Ce dernier ne se limite justement pas à faire travailler le cœur ou à développer les muscles. Il vise à solliciter l’organisme de manière suffisamment variée et exigeante pour améliorer harmonieusement de nombreuses qualités physiques.
Et lorsque ces fondations sont solidement établies, les ajustements complémentaires peuvent à leur tour apporter leur contribution.
Alors oui, marchez, courez, pédalez si ces activités vous plaisent ! Elles peuvent vous apporter énormément de satisfaction et de véritables bénéfices pour votre santé et votre condition physique.
Mais si votre ambition est de construire un corps affûté, harmonieusement sculpté et performant, ne misez pas toute votre transformation sur un seul type d’effort.
Car la véritable performance ne consiste pas à trouver le détail qui change tout. Elle consiste à bâtir un ensemble si solide que chaque détail finit, lui aussi, par faire la différence.
Et entre nous, si je devais réellement prendre le départ d’un Grand Prix de Formule 1, je préférerais tout de même vérifier que ma monoplace possède un moteur avant de passer trois semaines à admirer son aileron !
Le piège du nombre de calories affiché sur les machines
J’aimerais maintenant attirer votre attention sur un détail que vous avez probablement déjà remarqué dans certaines salles de sport.
Lorsque vous utilisez un tapis roulant, un vélo ou un appareil elliptique, un écran peut afficher une estimation des calories dépensées. Vous avancez dans votre séance. Les minutes défilent. Le nombre augmente. Et il peut devenir tentant de considérer ce chiffre comme le principal indicateur de la qualité de votre entraînement.
300 calories.
400.
500.
Magnifique !
Mais qu’est-ce que cela vous apprend réellement sur la transformation physique que vous cherchez à construire ?
D’abord, ce nombre représente généralement une estimation dont la précision dépend notamment de l’appareil, des informations qu’il utilise et des caractéristiques individuelles. Il ne constitue pas nécessairement une mesure exacte de votre dépense énergétique.
Mais surtout, même si cette estimation était parfaitement précise, elle ne suffirait pas à décrire les adaptations produites par votre séance.
- Vous pourriez dépenser une quantité importante d’énergie sans avoir particulièrement développé votre force.
- Vous pourriez également réaliser un entraînement de résistance relativement court, avec une dépense énergétique immédiate plus modeste, tout en fournissant un stimulus pertinent pour développer ou préserver votre musculature.
Les deux séances ne répondent pas nécessairement au même objectif.
Voilà pourquoi je voudrais que vous cessiez de considérer le nombre de calories dépensées comme une note attribuée à votre entraînement. Il peut représenter une information utile dans certaines situations. Mais il ne mesure pas, à lui seul, votre progression musculaire, votre technique, votre force ou la pertinence de votre programme.
Ne réduisez pas votre entraînement à l’énergie que vous dépensez aujourd’hui. Intéressez-vous également aux capacités que vous cherchez à construire pour demain.
Et cette manière de raisonner change énormément de choses.
Vous ne cherchez plus systématiquement à terminer chaque séance avec le nombre de répétitions le plus élevé, le maximum de calories dépensées ou la durée d’effort la plus impressionnante. Vous cherchez surtout à savoir si les exercices réalisés, leur difficulté et leur organisation vous permettent réellement de développer votre force, votre musculature, votre endurance et les autres qualités physiques nécessaires pour atteindre vos objectifs.
L’erreur serait aussi de croire que la musculation brûle miraculeusement davantage de graisse que toutes les autres activités
Je tiens à préciser un autre point, parce que l’on rencontre également des affirmations excessives dans l’autre sens.
Certaines personnes expliquent qu’il suffirait de pratiquer une musculation très intense pour accélérer considérablement son métabolisme et faire disparaître la graisse corporelle presque automatiquement. Elles mettent notamment en avant la dépense énergétique qui peut se poursuivre après un entraînement.
Ce phénomène existe.
Après certains efforts, notamment lors d’un entraînement intense du corps entier, votre organisme peut continuer à consommer davantage d’oxygène et à dépenser plus d’énergie qu’au repos habituel, même lorsque votre séance est terminée. Ce phénomène physiologique bien réel et scientifiquement documenté porte un nom : la consommation excessive d’oxygène après l’exercice (EPOC). Chez CorpsFiit®, je le désigne sous le nom d’« Effet Métabolique Résiduel ».
Pourquoi ? Parce que votre organisme continue de travailler pour récupérer des efforts que vous venez de lui imposer. Il doit notamment reconstituer certaines réserves énergétiques, rétablir son équilibre physiologique et participer, lorsque cela est nécessaire, à la réparation des microlésions musculaires provoquées par l’entraînement. Et tout ce travail de récupération nécessite de l’énergie !
Autrement dit, même lorsque vous avez terminé votre séance et que vous vous reposez tranquillement, votre corps peut continuer à dépenser davantage de calories qu’il ne l’aurait fait sans cet effort.
Mais il faut garder le sens des proportions.
La dépense énergétique supplémentaire dépend du type d’exercice, de sa durée, de son intensité et de différents facteurs individuels. Elle ne doit surtout pas devenir le fondement d’une promesse spectaculaire selon laquelle quelques minutes d’entraînement permettraient de brûler des quantités extraordinaires de graisse pendant plusieurs jours.
Ce serait trop beau !
Et même si cet effet existe bel et bien, il ne vous dispense absolument pas d’adopter une alimentation cohérente avec vos objectifs.
Vous pouvez vous entraîner avec une intensité remarquable et continuer à dépenser davantage d’énergie pendant votre récupération. Mais si votre alimentation vous apporte autant d’énergie que votre organisme en dépense, vous risquez simplement de faire du surplace en matière de perte de graisse. Et si vos apports dépassent régulièrement vos dépenses, vous pouvez même finir par accumuler davantage de graisse corporelle, malgré tous vos efforts !
Voilà pourquoi je refuse de présenter l’Effet Métabolique Résiduel comme une solution miracle.
En revanche, c’est sur le long terme que je trouve ce phénomène particulièrement intéressant.
Car lorsque vous répétez régulièrement des entraînements intenses du corps entier, votre organisme peut continuer à dépenser davantage d’énergie pendant la récupération qui suit chaque séance.
Ce supplément de dépense énergétique, considéré sur une seule séance, ne représente pas nécessairement une quantité spectaculaire. Mais au fil des entraînements, les dépenses énergétiques supplémentaires liées à la récupération peuvent progressivement s’additionner.
Et c’est là que tout devient particulièrement intéressant : l’Effet Métabolique Résiduel contribue à la dépense énergétique après l’entraînement, tandis que les adaptations musculaires favorisées par les efforts répétés permettent progressivement de développer votre force, votre musculature et vos performances.
Associés à l’énergie dépensée pendant les séances et à une alimentation adaptée, ces différents mécanismes peuvent contribuer, chacun à leur manière, à améliorer durablement votre composition corporelle.
Et c’est précisément l’un des intérêts que je recherche avec CorpsFiit® : exploiter intelligemment les effets de l’entraînement intense du corps entier, pendant l’effort comme après celui-ci, pour favoriser des résultats durables sans avoir besoin de consacrer des heures interminables à chaque séance.
L’Effet Métabolique Résiduel ne fait donc pas tout, loin de là ! Mais je considère qu’il mérite pleinement sa place parmi les mécanismes qui contribuent à rendre cette approche particulièrement intéressante.
Et développer davantage de musculature ne transforme pas non plus automatiquement votre organisme en machine capable de dépenser des milliers de calories supplémentaires au repos. Le tissu musculaire participe effectivement à la dépense énergétique de repos. Mais l’effet d’une augmentation réaliste de la masse musculaire sur cette dépense ne doit pas être exagéré.
Je préfère vous transmettre une compréhension beaucoup plus solide.
- L’entraînement de résistance peut aider à préserver ou développer la musculature.
- Les activités cardiovasculaires peuvent contribuer à la santé du système cardiovasculaire et à la dépense énergétique.
- L’alimentation joue un rôle déterminant dans l’évolution des réserves corporelles.
- La récupération permet de soutenir les adaptations aux efforts.
Et l’ensemble doit être organisé de manière cohérente. Ce n’est pas aussi spectaculaire qu’une promesse de graisse qui disparaîtrait pendant votre sommeil simplement parce que vous avez soulevé quelques haltères. Mais je trouve cela beaucoup plus intéressant.
Parce qu’une fois que vous comprenez la fonction de chaque élément, vous devenez capable de mieux organiser votre transformation. Vous n’avez plus besoin de chercher quel mécanisme serait miraculeusement responsable de tous vos résultats : vous apprenez à faire travailler plusieurs mécanismes ensemble, chacun à sa juste place.
Comment organiser le cardio lorsque vous recherchez un corps affûté, sculpté et performant ?
Je vais vous donner ma manière de raisonner.
Commencez par identifier les principales qualités physiques que vous souhaitez développer.
Si votre priorité consiste à améliorer votre endurance, il est parfaitement logique de donner une place importante à un entraînement cardiovasculaire adapté.
Si vous souhaitez particulièrement développer votre force et votre musculature, l’entraînement de résistance mérite une place centrale.
Et si vous souhaitez réunir plusieurs qualités physiques, comme je le défends avec CorpsFiit®, il devient intéressant d’organiser intelligemment différentes formes de sollicitation.
Personnellement, je privilégie un entraînement intense du corps entier, dans lequel je cherche à obtenir beaucoup de travail utile sans multiplier inutilement les heures de séance. J’apprécie notamment les exercices polyarticulaires et les efforts exigeants. Mais cela ne signifie pas que je considère la marche comme une activité secondaire sans intérêt.
Au contraire.
Je continue à marcher, notamment parce que cette activité possède des avantages qui ne se résument pas à la dépense énergétique. Elle peut permettre de bouger davantage au cours de la journée, de prendre l’air, de se détendre et de compléter une organisation physique plus large.
Et si vous appréciez de courir tranquillement dans la nature, je ne vais certainement pas vous demander d’arrêter au nom de ma méthode.
Pourquoi voudrais-je vous retirer une activité qui vous fait du bien ?
Mais enfin, je ne suis pas aussi cruel, bordel !
Vous m’imaginez, caché derrière un arbre, une paire de jumelles à la main, en train de surveiller les promeneurs et les joggeurs pour leur tomber dessus dès qu’ils avancent trop tranquillement ?
« Halte-là ! Police CorpsFiit® ! Votre foulée manque d’intensité ! Je vous confisque vos lacets ! »
Il ne manquerait plus que je fasse installer des radars sur les sentiers de randonnée pour verbaliser ceux qui ne courent pas assez vite !
Non, rassurez-vous, vous pouvez conserver vos chaussures… et votre liberté de courir à votre rythme ! Je préfère vous aider à comprendre comment cette activité peut trouver sa place dans votre quotidien, sans prendre celle des entraînements qui répondent plus directement à vos objectifs.
En revanche, je vous recommande de ne pas consacrer automatiquement toutes vos disponibilités sportives à la même activité lorsque votre objectif demande de développer d’autres qualités.
- Si vous souhaitez devenir plus musclé, prévoyez un véritable travail de résistance.
- Si vous souhaitez améliorer votre endurance, assurez-vous également que votre organisation sollicite suffisamment cette qualité.
- Et si vous voulez combiner les deux, réfléchissez à la fréquence, à l’intensité et à la récupération nécessaires pour que les différentes séances se complètent sans vous épuiser inutilement.
Vous pouvez également, si votre ambition est de transformer harmonieusement votre silhouette pour construire un corps à la fois plus esthétique, athlétique et performant, vous tourner vers certaines formes d’entraînement hybride, comme je le fais personnellement avec CorpsFiit®.
Et lorsque je parle d’un corps plus esthétique, je tiens à apporter une précision : la beauté d’un physique reste subjective, et les transformations possibles dépendent notamment de votre point de départ, de votre âge, de vos caractéristiques individuelles et de votre engagement. Mon ambition est de vous aider à révéler votre plus belle version sportive, en fonction de vos propres capacités et de vos aspirations, sans vous promettre un physique identique à celui de quelqu’un d’autre.
Mais attention, je ne voudrais surtout pas que vous en déduisiez que les séances les plus intenses ou les plus courtes sont automatiquement supérieures à toutes les autres ! L’intensité doit toujours être adaptée à votre niveau et à vos objectifs. Et même lorsqu’il sollicite efficacement l’ensemble du corps, un entraînement intense ne remplace pas nécessairement tous les bénéfices que peuvent apporter d’autres formes d’activité physique.
Ce qui compte, c’est la pertinence de votre organisation : choisir les bonnes sollicitations, les combiner intelligemment et les adapter à ce que vous souhaitez réellement développer.
Voilà pourquoi je vous propose un exercice simple.
Prenez votre semaine sportive actuelle. Pour chaque activité, écrivez la principale raison pour laquelle vous la pratiquez.
- La marche pour augmenter votre activité quotidienne et vous détendre ?
- Le vélo pour développer votre endurance ?
- La musculation pour améliorer votre force et votre musculature ?
- Une activité collective pour le plaisir, la coordination et la convivialité ?
Très bien. Puis comparez cette liste à vos ambitions.
Si vous souhaitez développer une qualité physique importante qui n’est pratiquement jamais sollicitée dans votre programme, vous venez peut-être d’identifier une piste d’amélioration. Et si certaines activités vous apportent du plaisir, de la santé ou du bien-être sans contribuer directement à votre objectif esthétique, ne les considérez pas automatiquement comme inutiles : elles possèdent peut-être déjà une excellente raison d’être.
Je ne veux pas que vous choisissiez entre “pratiquer un sport que vous aimez” et “construire le corps que vous souhaitez”. Je veux que vous appreniez à distinguer ce que chaque activité vous apporte, puis à organiser les efforts nécessaires autour de vos véritables ambitions.
C’est ainsi que vous pourrez progressivement cesser de confondre le temps passé à bouger avec la qualité de votre stratégie. Et surtout, vous éviterez de demander à votre corps de développer des qualités que vous ne l’entraînez pas réellement à développer.
Erreur n°6 : Vouloir une silhouette sculptée sans comprendre le rôle essentiel de la musculature
Il existe une contradiction que je rencontre parfois lorsqu’on parle de transformation physique.
Une personne souhaite devenir plus séduisante, plus athlétique, plus harmonieuse dans ses formes. Elle aimerait avoir des jambes plus dessinées, des fessiers plus développés, un dos plus tonique ou une silhouette qui lui donne davantage confiance dans son apparence.
Mais lorsqu’on commence à parler d’entraînement musculaire, elle hésite.
« Ah non, moi, je ne veux pas devenir trop musclé ! »
Je comprends parfaitement cette inquiétude. Tout le monde ne souhaite pas posséder une musculature particulièrement volumineuse. Et chacun doit rester libre de choisir l’apparence qu’il aimerait rechercher.
Mais je voudrais que nous prenions quelques instants pour examiner ce que signifie réellement une silhouette sculptée. Parce que derrière certains mots que l’on utilise presque machinalement se cachent des mécanismes très concrets.
Lorsqu’on veut faire apparaître davantage les formes de son corps, il faut aussi s’intéresser aux muscles qui participent à ces formes.
Cela semble évident.
Et pourtant, beaucoup de personnes abordent leur transformation comme si la seule chose importante consistait à faire diminuer le chiffre affiché par la balance.
Mais réfléchissez un instant : lorsque vous perdez du poids, savez-vous réellement ce qui a disparu ?
De la graisse corporelle ? Une partie de votre musculature ? De l’eau ? Ou un peu de tout cela à la fois ?
C’est justement là que les choses deviennent intéressantes. Car réduire votre graisse corporelle et développer ou préserver votre musculature sont deux objectifs distincts, mais complémentaires, qui contribuent tous deux à l’apparence de votre silhouette.
Et votre balance, aussi précise soit-elle, ne vous indique pas à elle seule comment ces différentes composantes évoluent.
Cette femme qui voulait mincir, mais refusait catégoriquement de faire du sport
Je me souviens d’une femme que j’avais rencontrée par l’intermédiaire d’un proche exerçant dans le domaine de l’esthétique.
Cette femme était l’une de ses clientes. Elle devait avoir environ 42 ans, si ma mémoire est bonne.
Mon proche lui avait déjà parlé de moi et de mes connaissances dans la transformation physique.
Lorsque nous nous sommes rencontrés, elle m’a donc naturellement engagé dans une conversation sur le sport, l’alimentation et les changements qu’elle aimerait obtenir.
Nous avons échangé sur plusieurs sujets. Je lui ai expliqué certaines choses concernant ma manière d’aborder la transformation corporelle, et elle m’a fait comprendre qu’elle aimerait éventuellement travailler avec moi par la suite.
Quelque temps plus tard, elle m’a téléphoné.
Elle souhaitait me poser plusieurs questions, notamment sur son alimentation. Au cours de notre échange, elle m’a expliqué qu’elle avait déjà consulté un diététicien, mais qu’elle n’était pas complètement certaine que le programme alimentaire proposé correspondait à ses besoins. Elle voulait donc connaître mon avis.
Et il y a un détail de cette conversation qui m’avait particulièrement amusé.
Avant de m’annoncer qu’elle avait consulté ce professionnel, elle m’a dit :
« Tu ne vas pas être content… »
Mais pourquoi donc ?
Je lui ai répondu, en substance :
« Pourquoi je ne serais pas content ? Tu fais ce que tu veux, c’est ta vie ! »
Et je le pensais sincèrement.
Je ne considère absolument pas qu’une personne devrait demander ma permission avant de consulter un professionnel de santé. Au contraire, je trouve parfaitement légitime de rechercher un accompagnement adapté et de poser des questions lorsqu’on souhaite mieux comprendre les recommandations reçues.
Ce qui m’a intéressé, c’est qu’elle accordait suffisamment d’importance à mon regard pour vouloir obtenir une deuxième perspective.
Elle avait déjà rencontré un professionnel diplômé de l’alimentation, mais elle ressentait encore le besoin de clarifier certaines choses avec moi. J’y ai vu une véritable marque de confiance.
Cela ne signifie pas que je possédais automatiquement une expertise supérieure à celle de son diététicien, ni que le programme qu’il avait proposé était mauvais. Je n’avais pas les éléments nécessaires pour porter un tel jugement. Et chacun possède son propre champ de compétences.
Mais cette situation m’a rappelé quelque chose que je considère comme essentiel dans ma manière d’accompagner les personnes : lorsqu’on vient me demander conseil, je veux avant tout aider à comprendre, et non simplement distribuer des réponses toutes faites comme on servirait des expressos à la chaîne.
Et puisque nous parlons de café, permettez-moi une petite comparaison.
Saviez-vous que certains cafés d’exception, comme des lots particulièrement rares de Geisha, peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros le kilo ?
Plusieurs milliers d’euros !
À ce prix-là, j’espère au moins que les grains viennent eux-mêmes sonner à votre porte, préparent le petit-déjeuner et font la vaisselle avant de repartir !
Rassurez-vous, mes conseils ne sont pas facturés au prix de ces cafés d’exception. Mais il y a une différence qui mérite, à mes yeux, qu’on s’y attarde.
Un café, aussi prestigieux soit-il, entre par votre bouche, vous procure un moment de plaisir, éventuellement un petit coup de fouet… puis finit tôt ou tard sa course aux toilettes.
Un bon conseil, lui, entre par vos oreilles, nourrit votre réflexion et, lorsqu’il est réellement compris et appliqué, peut transformer durablement votre manière d’agir, vos habitudes et même votre corps.
Avouez que la différence est tout de même intéressante !
Et entre nous, j’espère surtout que mes conseils ne vous coûteront jamais plusieurs milliers d’euros pour finalement ressortir par l’autre oreille !
Voilà pourquoi je tiens autant à la compréhension. La véritable valeur d’un conseil ne réside pas dans son prix, ni même dans l’impression qu’il produit au moment où vous l’entendez, mais dans ce qu’il vous permet de comprendre et de changer concrètement dans votre vie.
Je lui ai donc donné mon avis sur les questions qu’elle m’avait posées. Puis notre conversation a pris une direction beaucoup plus surprenante.
Elle m’a expliqué qu’elle voulait mincir, perdre du poids et améliorer son apparence.
Mais qu’elle n’aimait pas le sport.
Et surtout, qu’elle ne voulait pas en faire.
C’est là que j’ai commencé à comprendre que nous n’envisagions pas sa transformation de la même manière. Parce que je ne pouvais pas m’empêcher de me demander ce qu’elle recherchait exactement.
Lorsqu’elle me parlait de perdre du poids, voulait-elle simplement voir un chiffre inférieur sur sa balance ? Ou souhaitait-elle une silhouette plus harmonieuse, davantage de fermeté et une apparence physique différente ?
Compte tenu de notre échange et du contexte dans lequel nous nous étions rencontrés, j’avais le sentiment que son souhait dépassait la simple diminution de quelques kilos. Elle semblait également vouloir se sentir plus belle et davantage à son avantage. Et je ne trouve absolument rien de condamnable dans cette ambition. Au contraire.
Prendre soin de son apparence, chercher à se sentir séduisant ou souhaiter améliorer sa silhouette peuvent parfaitement faire partie d’une démarche personnelle légitime. Mais je trouvais regrettable qu’elle écarte d’emblée toute pratique sportive, sans vraiment envisager les possibilités d’un entraînement musculaire adapté.
Attention : on peut parfaitement réduire sa masse grasse sans suivre un programme de sport.
L’alimentation joue un rôle majeur dans cette évolution. Et je ne vais certainement pas prétendre qu’une personne serait obligée de faire de la musculation pour avoir le droit de se sentir belle ou séduisante. Ce serait absurde.
Mais lorsqu’une personne souhaite également développer certains muscles, améliorer ses capacités physiques et obtenir une silhouette plus athlétique, l’entraînement de résistance représente un moyen particulièrement pertinent d’y parvenir.
Je voulais donc qu’elle comprenne que son refus de s’entraîner limitait les moyens qu’elle était prête à utiliser pour atteindre certaines de ses ambitions.
Et voilà ce qui me dérangeait dans cette conversation.
Je comprenais parfaitement son désir de devenir plus belle, je trouvais tout à fait légitime qu’elle ait consulté un diététicien et je pouvais même comprendre qu’elle n’éprouve aucun plaisir à faire du sport. Après tout, chacun possède ses préférences, et je n’ai certainement pas l’intention de distribuer des mauvais points à ceux qui ne partagent pas les miennes !
Ce qui me préoccupait, c’était cette contradiction entre la transformation physique importante qu’elle semblait rechercher et son refus d’envisager certains des efforts qui pouvaient justement contribuer à la construire.
À partir de là, je ne voyais pas vraiment comment nous pourrions poursuivre ensemble une démarche d’accompagnement reposant sur des attentes suffisamment compatibles.
J’ai donc préféré ne pas prolonger cette relation autour de son projet.
Avec le recul, cette expérience illustre une distinction que j’aimerais vous faire comprendre sans ambiguïté.
Vous avez parfaitement le droit de choisir les efforts que vous êtes prêt à fournir. Mais ce choix détermine aussi une partie des résultats que vous pourrez raisonnablement rechercher.
Et cela ne constitue pas une condamnation. C’est simplement une manière honnête de mettre votre objectif en relation avec les moyens que vous acceptez d’utiliser.
Vouloir devenir plus séduisant ne signifie pas simplement vouloir peser moins lourd
Je vais maintenant vous poser une question un peu personnelle.
Lorsque vous dites que vous aimeriez avoir un plus beau corps, qu’est-ce que vous imaginez réellement ?
Un chiffre sur une balance ? Ou une silhouette ?
Parce que lorsque vous admirez un corps athlétique, vous ne connaissez généralement pas son poids exact. Vous voyez ses proportions. Ses lignes. Son développement musculaire. Sa posture. La manière dont les différentes parties du corps s’accordent visuellement entre elles. Et parfois, vous admirez également les capacités physiques que cette personne semble posséder.
Alors pourquoi faudrait-il réduire toute votre ambition à “un nombre de kilos” ?
Je comprends que le poids représente un indicateur utile dans de nombreuses situations. Il peut aider à suivre une évolution, notamment lorsqu’une diminution de la masse grasse fait partie de l’objectif. Mais il ne suffit pas à décrire toute une composition corporelle.
Deux personnes de même taille et de même poids peuvent présenter des silhouettes sensiblement différentes. Leur masse musculaire, leur répartition de graisse, leur structure corporelle et leurs caractéristiques individuelles peuvent varier. Voilà pourquoi je préfère parler d’une véritable transformation corporelle plutôt que d’une simple diminution du poids.
Et lorsque l’objectif consiste notamment à obtenir une silhouette plus sculptée, le tissu musculaire joue un rôle essentiel. Les muscles participent aux volumes et aux contours du corps. Ils contribuent à la forme des épaules, des bras, du dos, des cuisses, des fessiers et de nombreuses autres régions. Leur développement, associé à une composition corporelle adaptée, peut modifier sensiblement l’apparence d’une personne.
Mais attention à ne pas transformer cette réalité en vérité esthétique universelle.
La beauté et l’attirance demeurent profondément subjectives.
Certaines personnes apprécient les silhouettes particulièrement musclées. D’autres préfèrent des formes plus discrètes. Et il serait ridicule de prétendre qu’un niveau précis de musculature rendrait automatiquement n’importe qui plus séduisant.
Ce que je défends est beaucoup plus simple : si l’apparence physique que vous recherchez dépend en partie du développement de certains muscles, vous avez intérêt à comprendre comment ces muscles peuvent être développés.
Voilà tout. Et cela n’exige absolument pas de devenir culturiste ! En réalité, avec CorpsFiit®, je défends même une philosophie bien différente.
Vous connaissez certainement cette image du culturiste qui passe une bonne partie de sa vie à la salle de musculation, à enchaîner les exercices, les séries et les répétitions pour développer toujours davantage sa masse musculaire. Et si certains choisissent de consacrer autant de temps à leur passion, grand bien leur fasse ! Chacun poursuit ses propres ambitions.
Mais moi, je ne veux pas que votre vie s’organise autour de vos entraînements. Je veux que vos entraînements trouvent intelligemment leur place dans votre vie !
Vous avez certainement bien d’autres choses à faire, à découvrir, à accomplir et à savourer que de passer des heures interminables à soulever des poids.
C’est précisément l’une des convictions qui ont façonné ma méthode : vous permettre de consacrer un temps limité, mais particulièrement efficace, à votre entraînement, afin de développer harmonieusement votre physique et vos performances tout en profitant pleinement du reste de votre existence.
Chez CorpsFiit®, chaque minute d’entraînement compte. Et justement, parce que chaque minute compte, je refuse de vous en faire gaspiller inutilement.
Mon ambition n’est donc pas que vous viviez pour vous entraîner, mais que vous vous entraîniez pour mieux vivre.
La musculation ne vous transformera pas accidentellement en montagne de muscles
Il existe une inquiétude que je trouve presque attendrissante, tant elle revient régulièrement sous différentes formes.
Une personne commence à s’intéresser à la musculation. Elle regarde quelques photos d’athlètes particulièrement développés.
Puis elle affirme :
« Moi, je ne veux surtout pas devenir comme ça ! »
Très bien.
Mais pourquoi faudrait-il imaginer que quelques séances de musculation vont automatiquement produire le physique d’une personne qui a consacré DES ANNÉES à développer sa masse musculaire ?
Je me permets une petite comparaison.
Si vous commencez à filmer quelques vidéos avec votre smartphone, avez-vous peur de devenir accidentellement Steven Spielberg ?
Non ?
Alors pourquoi faudrait-il craindre que quelques exercices de résistance vous conduisent involontairement à développer une musculature comparable à celle d’un culturiste expérimenté ?
Évidemment, je plaisante. Mais cette comparaison permet de mettre en évidence une chose importante : développer une musculature particulièrement imposante demande généralement du temps, un entraînement approprié, une alimentation adaptée et des conditions individuelles favorables. Ce n’est pas quelque chose qui apparaît mystérieusement après quelques semaines de mouvements avec des haltères.
Et le développement musculaire ne progresse pas indéfiniment au même rythme chez tout le monde. Il dépend notamment des caractéristiques individuelles, de l’expérience, de la programmation de l’entraînement, de l’alimentation et de la récupération.
Vous n’avez donc pas besoin de craindre qu’un programme adapté vous transforme du jour au lendemain en quelqu’un dont vous ne souhaitez pas posséder l’apparence.
En revanche, vous pouvez apprendre à utiliser l’entraînement de résistance pour développer les qualités qui vous intéressent réellement.
Vous souhaitez améliorer votre force ?
Très bien.
Vous aimeriez préserver davantage votre masse musculaire pendant une diminution de graisse corporelle ?
Excellente raison de vous intéresser au renforcement musculaire.
Vous voulez développer certaines parties du corps pour obtenir une silhouette plus harmonieuse selon vos préférences ?
C’est également un objectif possible.
Ou peut-être recherchez-vous ce fameux café d’exception dont je vous ai parlé un peu plus tôt ? Vous savez, ces lots particulièrement rares de Geisha qui peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros le kilo ?
Là, vous vous égarez, mon ami !
Ou peut-être recherchez-vous surtout davantage de capacités physiques pour mieux profiter de vos activités quotidiennes.
Là encore, le travail musculaire peut posséder un intérêt important. Et vous n’êtes pas obligé de choisir une seule de ces ambitions.
Ce que je veux, c’est que vous cessiez de considérer la musculation uniquement comme une activité destinée aux personnes qui veulent devenir extrêmement volumineuses. Elle représente un moyen de développer des qualités physiques dont les bénéfices dépassent largement l’apparence.
Le muscle n’est pas seulement quelque chose que l’on montre. C’est aussi quelque chose qui permet d’agir.
Je trouve d’ailleurs dommage que l’on réduise si souvent la musculature à son aspect esthétique.
Parce que lorsqu’on commence à s’intéresser sérieusement au corps humain, on découvre une réalité beaucoup plus intéressante : vos muscles ne servent pas simplement à donner des formes à votre silhouette ; ils participent à vos mouvements, à votre capacité à produire de la force, à maintenir certaines positions et à accomplir une quantité considérable d’actions quotidiennes.
- Se relever.
- Porter des objets.
- Monter des escaliers.
- Déplacer un meuble.
- Courir.
- Sauter.
- Soulever.
- Pousser.
- Tirer.
Toutes ces actions sollicitent, à des degrés différents, vos capacités musculaires. Et lorsque vous améliorez votre force et votre condition physique, vous ne modifiez pas seulement ce que vous voyez dans le miroir ; vous pouvez également améliorer ce que vous êtes capable de faire !
C’est précisément cette double dimension qui me plaît autant dans la transformation corps-esprit.
Je veux un corps qui possède une belle apparence selon mes propres critères, bien entendu. Je ne vais pas faire semblant de considérer l’esthétique comme un sujet sans importance. Mais je ne veux surtout pas que cette apparence constitue la totalité de mon ambition.
Je veux être fort. Mobile. Capable de fournir des efforts exigeants. Posséder une bonne condition physique. Et conserver des capacités qui me permettent de profiter pleinement de ma vie.
Lorsque je parle d’un corps affûté, sculpté et performant, je recherche précisément cette association.
Une silhouette que l’on apprécie. Des muscles que l’on développe intelligemment. Des qualités physiques qui servent à quelque chose. Et une organisation qui ne demande pas de consacrer sa vie entière à l’entraînement.
Je ne veux pas simplement construire un corps que j’aime admirer lorsque je me regarde dans le miroir. Je veux aussi prendre plaisir à vivre dans ce corps, à ressentir sa force, sa puissance, son agilité et à apprécier pleinement tout ce qu’il me permet d’accomplir au quotidien.
Et j’aimerais que vous puissiez envisager votre propre transformation avec cette même richesse. Parce qu’un objectif esthétique peut parfaitement devenir le point de départ d’une ambition plus complète.
Vous commencez peut-être parce que vous aimeriez changer votre silhouette. Puis vous découvrez le plaisir d’être capable de réaliser davantage de répétitions. De soulever une charge que vous ne maîtrisiez pas auparavant. De mieux contrôler un mouvement. Ou de constater que certains efforts vous semblent progressivement plus accessibles.
Et soudain, votre progression ne dépend plus uniquement de ce que votre miroir vous renvoie : vous possédez également des preuves concrètes de ce que votre corps devient capable d’accomplir.
Je trouve cela particulièrement stimulant.
Car l’apparence peut évoluer lentement et de manière difficile à percevoir au quotidien. Mais une amélioration de vos performances peut parfois vous permettre de reconnaître plus directement les progrès de votre entraînement. Voilà une excellente raison de ne pas réduire toute votre démarche à la seule recherche d’une diminution du poids.
Le véritable objectif n’est pas de devenir plus léger. C’est de devenir davantage ce que vous souhaitez construire.
Je voudrais maintenant vous proposer une réflexion.
Imaginez que vous décidiez de transformer votre corps. Vous prenez une feuille et écrivez :
Je veux perdre dix kilos.
Très bien. Mais avant de commencer, je voudrais que vous alliez un peu plus loin.
Pourquoi voulez-vous perdre ces dix kilos ?
- Cherchez-vous à améliorer certains indicateurs de santé ?
- À réduire votre masse grasse ?
- À obtenir une silhouette différente ?
- À vous sentir plus à l’aise dans vos vêtements ?
- À améliorer vos capacités physiques ?
- Ou plusieurs de ces choses à la fois ?
Selon votre réponse, le programme le plus pertinent ne sera pas nécessairement organisé exactement de la même manière.
Et c’est ici que je veux introduire une distinction importante : votre poids est une mesure ; votre transformation est un ensemble de changements.
Cette mesure peut être utile. Mais elle ne doit pas devenir l’unique définition de votre réussite.
Si vous développez votre musculature tout en réduisant votre masse grasse, il est possible que votre apparence évolue favorablement selon vos objectifs sans que votre poids diminue autant que vous l’aviez imaginé.
Cela dépend évidemment de votre situation et des évolutions respectives des différents tissus. Mais cette possibilité existe. Et elle suffit à montrer pourquoi la balance ne raconte pas toute l’histoire.
Je vous conseille donc de choisir plusieurs indicateurs cohérents avec votre objectif. Et surtout, ne vous contentez pas de mesurer l’évolution de votre apparence : intéressez-vous également à ce que votre corps devient progressivement capable d’accomplir !
- Vos performances physiques, auxquelles j’accorde une importance capitale chez CorpsFiit® : parvenez-vous à soulever des charges plus exigeantes, ne serait-ce qu’un petit kilo supplémentaire ? À réaliser quelques répétitions de plus avec une technique toujours aussi maîtrisée, à enchaîner davantage de séries dans le même temps, à sprinter un peu plus vite ou à récupérer plus rapidement entre deux efforts ? Peut-être remarquez-vous aussi que vous gagnez en puissance, en mobilité, en agilité, ou que vous parvenez à soutenir des efforts intenses avec une facilité qui vous aurait étonné quelques semaines auparavant ! Et ce ne sont là que quelques exemples parmi toutes les qualités physiques que vous pouvez progressivement développer. Chaque amélioration, même modeste, témoigne de l’évolution de vos capacités. Et croyez-moi, quel plaisir de découvrir, séance après séance, que votre corps devient capable d’accomplir des choses qui vous semblaient autrefois bien plus difficiles !
- L’évolution de votre poids, si elle est pertinente.
- Votre tour de taille.
- Des photographies prises dans des conditions comparables, si vous souhaitez suivre votre apparence.
- Votre capacité à maintenir régulièrement votre programme.
- Et éventuellement d’autres paramètres adaptés à votre santé et à vos ambitions.
Car chez CorpsFiit®, la transformation ne se mesure pas uniquement à ce que vous voyez dans le miroir, mais aussi à ce que vous êtes désormais capable de réaliser grâce à votre corps. Et croyez-moi, il y a quelque chose de particulièrement gratifiant à constater que votre silhouette s’améliore pendant que votre force, votre endurance, votre vitesse et vos autres qualités physiques progressent également.
Vous ne vous contentez plus d’admirer votre transformation : vous la ressentez, vous la vivez et vous en profitez pleinement !
Je ne veux pas que vous transformiez cette démarche en surveillance permanente de votre corps. Il ne s’agit pas de vous examiner quinze fois par jour sous différents éclairages. L’objectif est simplement de disposer d’informations suffisamment pertinentes pour évaluer votre progression à intervalles raisonnables. Et surtout, d’éviter de conclure trop rapidement que vous n’avez obtenu aucun résultat simplement parce qu’un seul chiffre n’a pas évolué comme prévu.
Avant de chercher à ressembler à quelqu’un, comprenez ce que vous souhaitez développer chez vous
Je vais terminer cette erreur par une autre question.
Vous est-il déjà arrivé de regarder un sportif et de vous dire :
« J’aimerais bien avoir son corps ! »
Je comprends cette réaction. Elle m’a moi-même accompagné lorsque j’étais adolescent et que j’admirais certaines silhouettes athlétiques.
Et puisque nous parlons d’admiration, laissez-moi vous raconter quelque chose d’assez personnel.
J’ai toujours admiré le physique de certains acteurs dans leurs meilleures années, notamment Sylvester Stallone, Bruce Lee ou encore Jean-Claude Van Damme. Leur musculature, leurs proportions et leurs capacités physiques m’impressionnaient énormément.
Mais lorsque j’étais gamin, mes plus grandes sources d’inspiration se trouvaient surtout… dans les dessins animés et les films de super-héros !
Dragon Ball Z, Superman… Voilà le genre de physique qui me faisait véritablement rêver ! Autant vous dire que, pour choisir mes modèles, je n’avais pas vraiment commencé par les plus faciles à reproduire ! Et pourtant, ce qui me fascinait le plus chez ces personnages allait bien au-delà de leur musculature.
J’admirais surtout ce qu’ils étaient capables d’accomplir avec leur corps !
Leur vitesse, leur force, leur puissance, leur explosivité, leur agilité… Mais aussi cette confiance impressionnante qu’ils dégageaient, cette assurance, cette détermination et cette conviction presque inébranlable dans leurs propres capacités.
Bien entendu, je savais parfaitement que leurs pouvoirs appartenaient à la fiction. Je n’avais aucune intention de me mettre à voler comme Superman ou de traverser trois montagnes à coups de poing !
En revanche, je rêvais de développer, dans la vraie vie, les qualités physiques humaines qui se rapprochaient le plus de celles que j’admirais chez eux.
Et concernant leur apparence, je ne cherchais même pas à reproduire exactement leur musculature. Je savais qu’un personnage dessiné pouvait posséder des proportions impossibles à retrouver naturellement chez un être humain. Mais au fond de moi, j’étais convaincu d’une chose : je pouvais construire un corps bien réel, naturellement athlétique, harmonieusement sculpté et suffisamment performant pour me plaire encore davantage que ces physiques imaginaires.
Et figurez-vous que, des années plus tard, il m’est arrivé quelque chose d’assez amusant.
Entre 2022 et aujourd’hui, deux personnes différentes m’ont fait des compliments auxquels je ne m’attendais absolument pas. Un jeune homme m’a dit que j’étais bâti comme Piccolo, dans Dragon Ball Z. Une jeune femme, quant à elle, m’a littéralement dit que j’avais le physique de Goku !
Goku et Piccolo ! Deux personnages dont j’admirais justement le physique et les capacités lorsque j’étais enfant !
Avouez que le rapprochement est plutôt savoureux !
Et ce n’est pas terminé.
Il y a environ un mois, un homme qui connaissait mon voisin m’a aperçu pendant une séance d’entraînement particulièrement intense, à proximité de chez moi. Il m’a interpellé pour engager la conversation et me demander quelques conseils.
Et devinez à qui il m’a comparé ?
À Luffy, le héros de One Piece !
Décidément, à ce rythme-là, je vais finir par me demander si je m’entraîne dans le monde réel ou si je prépare discrètement un casting pour un dessin animé japonais !
Et ce ne sont pas les seules comparaisons auxquelles j’ai eu droit. On m’a également évoqué Jason Statham, Vin Diesel, Zinedine Zidane, Hitman, Terminator et même Bruce Willis.
Et puisque je vous ai raconté précédemment mes années de football, il y a un autre compliment qui m’est particulièrement resté en mémoire.
Un soir, en plein entraînement de football, sous les puissants projecteurs qui éclairaient le terrain depuis les quatre coins du stade, un excellent joueur m’a même dit que je ressemblais à un héros de jeu vidéo ! Il faut dire que ma manière d’aller chercher le ballon était assez particulière. Je fonçais sur mes adversaires avec une détermination redoutable, en combinant vitesse, puissance et agilité, sans me laisser intimider par les contacts physiques, même les plus musclés !
Quand je décidais de récupérer un ballon, je ne demandais certainement pas à mon adversaire de bien vouloir me le rendre gentiment ! Et visiblement, cette façon de jouer lui avait rappelé ces personnages de jeux vidéo capables de débouler à toute vitesse, d’enchaîner les mouvements explosifs et de se jeter dans l’action sans la moindre hésitation.
Avouez que pour quelqu’un qui admirait autant les capacités extraordinaires des héros de fiction depuis son enfance, il y avait de quoi sourire !
Et ce compliment m’avait d’autant plus touché qu’il portait justement sur ce qui me passionnait le plus : mes capacités physiques et la manière dont je les utilisais, bien au-delà de ma simple apparence.
Alors évidemment, je ne vais pas vous raconter que je possède réellement le physique de tous ces personnages et acteurs réunis ! Ce sont des comparaisons personnelles, faites par des gens qui m’ont regardé avec leurs propres yeux et leurs propres références. Mais je dois reconnaître une chose : recevoir de tels compliments, surtout lorsqu’ils évoquent des héros qui m’ont fait rêver pendant mon enfance, c’est particulièrement grisant !
Et ce qui me touche le plus, au fond, ce n’est même pas qu’on puisse me trouver une ressemblance avec tel ou tel personnage ; c’est de repenser au gamin que j’étais, fasciné par ces silhouettes extraordinaires et, plus encore, par les capacités physiques qu’elles représentaient.
Parce que mon ambition n’a jamais été de devenir la copie d’un héros, d’un acteur ou d’un sportif. Je voulais construire ma propre version d’un corps athlétique : une silhouette que j’apprécierais dans le miroir, mais surtout un corps dont je serais fier de ressentir la force, la vitesse, la puissance et les capacités au quotidien.
Et aujourd’hui encore, c’est cette ambition qui continue de nourrir ma manière de m’entraîner.
Mais revenons à vous ! Là, tout de suite, au moment où je vous parle. Oui, maintenant, pendant que vous lisez ces lignes ! J’aimerais vous proposer une manière différente de considérer cette inspiration.
Au lieu de vous demander immédiatement comment reproduire l’apparence d’une personne, examinez les qualités physiques que vous admirez chez elle.
- Sa puissance ?
- Son développement musculaire ?
- Sa silhouette ?
- Sa vitesse ?
- Son endurance ?
- Sa mobilité ?
Puis intéressez-vous aux moyens qui permettent de développer ces qualités.
Car ce que vous voyez chez un athlète représente le résultat d’une préparation et de caractéristiques individuelles qui ne sont pas toutes visibles. Son sport principal ne suffit pas nécessairement à expliquer toute son apparence. Sa préparation physique peut comporter du renforcement musculaire, un travail technique, des exercices spécifiques et différentes formes de récupération. Et surtout, votre morphologie ne sera jamais exactement la sienne. Et je vais vous dire une chose : c’est même une excellente nouvelle !
Après tout, qui voudrait devenir la copie conforme de quelqu’un d’autre ? Franchement, quel intérêt de posséder exactement le même corps qu’une autre personne, alors que vous avez la possibilité de développer le vôtre, avec ses propres particularités et tout son potentiel ?
Votre corps possède ses propres caractéristiques, ses propres proportions et ses propres capacités. Et c’est justement ce qui le rend unique ! Il mérite que vous appreniez à le connaître, à le développer harmonieusement et à révéler progressivement ce dont il est capable, avec patience, constance et détermination.
Vous pouvez parfaitement admirer le physique d’une personne, vous en inspirer et même chercher à développer certaines de ses qualités, sans jamais avoir besoin de devenir sa copie.
Car au fond, votre plus belle version sportive, c’est la vôtre que vous avez à construire !
Je trouve même que c’est une ambition beaucoup plus intéressante. Parce qu’en apprenant à reconnaître ce que vous admirez, puis à comprendre comment développer vos propres capacités, vous transformez une comparaison extérieure en projet personnel. Et cette démarche peut modifier profondément votre rapport à l’entraînement.
Vous ne cherchez plus simplement à obtenir une silhouette observée chez quelqu’un d’autre ; vous commencez à construire la vôtre. Avec vos caractéristiques. Vos capacités. Votre progression. Et vos ambitions. Voilà ce que je veux encourager avec CorpsFiit®.
Je ne veux pas que vous deveniez une photocopie sportive de votre voisin, de votre ami ou d’un athlète que vous admirez. Je veux vous aider à découvrir jusqu’où vous pouvez raisonnablement développer vos propres qualités physiques, avec une méthode adaptée et des attentes cohérentes.
Et si l’amélioration de votre apparence fait partie de cette ambition, je trouve cela parfaitement légitime. Simplement, je vous encourage à ne pas oublier tout ce que cette transformation peut également vous apporter.
Car lorsque vous commencez à développer votre musculature, vous pouvez progressivement découvrir une satisfaction qui dépasse le miroir.
Celle de devenir plus capable. Plus compétent dans votre manière de vous entraîner. Plus attentif à votre récupération. Et davantage conscient de ce que votre corps peut apprendre à accomplir.
Ne cherchez pas seulement à enlever des kilos à votre silhouette. Apprenez également à développer les qualités physiques que vous aimeriez y retrouver.
Cette manière de penser possède un autre avantage considérable : elle vous oblige à regarder la transformation comme une construction progressive plutôt que comme une opération dont il faudrait connaître immédiatement la date d’achèvement. Et c’est justement là que beaucoup de personnes commettent l’erreur suivante.
Elles ont choisi un objectif. Elles ont commencé à agir. Elles comprennent parfois même assez bien ce qu’elles doivent faire. Mais elles s’imposent une échéance tellement rigide qu’elles finissent par transformer leur ambition en source de frustration.
- « Dans trois mois, je dois absolument avoir obtenu ce corps. »
- « Dans six mois, je veux que tout soit terminé. »
- « Si je n’ai pas réussi avant l’été, j’arrête. »
Et lorsque la date approche sans que le résultat espéré soit complètement atteint, une question particulièrement dangereuse commence à apparaître :
« À quoi bon continuer ? »
Or, ce n’est pas parce qu’une transformation ne respecte pas le calendrier que vous aviez imaginé qu’elle ne mérite plus d’être poursuivie.
Erreur n°7 : Vous donner trois ou six mois pour réussir, comme si votre transformation possédait une date d’expiration
Imaginez que vous décidiez aujourd’hui de transformer votre corps.
Vous êtes enthousiaste. Vous avez trouvé quelques exercices, commencé à réfléchir à votre alimentation et peut-être même acheté un peu de matériel.
Vous ouvrez votre calendrier. Nous sommes en octobre. Alors vous vous dites :
« Bon, dans trois mois, je veux avoir perdu mon ventre et développé mes muscles. »
Vous regardez la date de janvier. Parfait. Vous avez maintenant un objectif et une échéance.
Mais laissez-moi vous poser une question.
Que se passera-t-il si, trois mois plus tard, votre corps a réellement progressé sans avoir encore atteint l’apparence que vous imaginiez ?
Allez-vous poursuivre ? Ou considérerez-vous que votre méthode a échoué simplement parce que le résultat n’est pas arrivé à la date prévue ?
C’est là que je trouve cette habitude particulièrement dangereuse.
Je n’ai rien contre les échéances. Certaines peuvent même être très utiles. Elles permettent d’organiser un projet, de prévoir des évaluations et de maintenir une direction.
Mais lorsqu’une personne transforme une date en condition absolue de réussite, elle risque de donner à son calendrier un pouvoir qu’il ne possède pas.
Votre agenda peut vous indiquer le jour où vous avez commencé. Il peut vous rappeler la date de votre prochain bilan. Mais il ne peut PAS garantir le moment exact où votre organisme aura développé suffisamment de muscles ou réduit suffisamment sa masse grasse pour produire l’apparence que vous recherchez.
Ces adaptations dépendent de nombreux paramètres : votre situation initiale, votre entraînement, votre alimentation, votre récupération, votre régularité et vos caractéristiques individuelles.
Certaines évolutions peuvent être perceptibles relativement rapidement. D’autres demandent davantage de temps.
Et même lorsque vous progressez correctement, la transformation ne suit pas nécessairement une trajectoire parfaitement régulière.
Voilà pourquoi je voudrais que vous appreniez à faire une distinction essentielle.
Une date peut servir à examiner votre progression. Elle ne devrait pas devenir la date à laquelle vous vous autorisez à vous déclarer incapable de réussir.
Le piège commence lorsque vous confondez un objectif avec un ultimatum
Prenons deux personnes qui souhaitent améliorer leur composition corporelle.
La première se dit :
« Je vais construire une meilleure alimentation, suivre un entraînement adapté et examiner sérieusement mes résultats dans trois mois. »
La seconde affirme :
« Dans trois mois, je dois absolument avoir obtenu le corps que je veux. Sinon, j’arrête. »
Vous remarquez la différence ?
Les deux personnes possèdent une échéance. Mais elles ne lui attribuent pas la même fonction.
La première utilise cette date comme un moment d’évaluation. Elle souhaite comprendre si ses décisions produisent les adaptations attendues. Si certains résultats ne correspondent pas à ses objectifs, elle pourra chercher pourquoi et envisager les ajustements appropriés.
La seconde a transformé son échéance en verdict. Si son apparence n’a pas atteint le niveau imaginé, elle risque de considérer que toute sa démarche ne vaut plus la peine d’être poursuivie. Et c’est ainsi qu’un objectif initialement destiné à stimuler la progression peut finir par l’interrompre.
Je trouve cette contradiction particulièrement regrettable. Parce qu’une personne peut avoir amélioré sa force, sa condition physique, ses habitudes alimentaires et certains aspects de sa composition corporelle sans avoir encore atteint son ambition esthétique finale. Pourquoi faudrait-il effacer toute la valeur de ces changements simplement parce qu’ils ne sont pas arrivés aussi vite qu’elle l’espérait ?
Je ne vous demande pas de vous satisfaire de résultats insuffisants. Je vous demande d’apprendre à les examiner avec précision. Si vous n’obtenez pas les changements attendus, il faut pouvoir le reconnaître. Mais il faut surtout comprendre ce qui l’explique.
- Votre méthode est-elle inadaptée ?
- Votre application est-elle irrégulière ?
- Certaines conditions importantes manquent-elles ?
- Ou êtes-vous simplement en train de comparer votre progression réelle à une vitesse de transformation que vous aviez imaginée sans disposer de suffisamment d’informations ?
Ces situations ne demandent pas la même réponse. Et les confondre peut vous conduire à abandonner une démarche qui méritait peut-être seulement d’être corrigée.
Le dimanche soir, votre programme paraît magnifique. Mais avez-vous rencontré votre jeudi soir ?
Il existe une autre erreur qui accompagne souvent les échéances trop ambitieuses : lorsqu’on décide de se transformer rapidement, on peut être tenté d’organiser énormément d’entraînement dès les premiers jours.
Imaginez une personne qui regarde quelques transformations physiques impressionnantes sur son téléphone un dimanche soir. Elle se sent inspirée. Cette fois, elle est décidée.
Elle ouvre son agenda.
- Lundi : entraînement.
- Mardi : entraînement.
- Mercredi : entraînement.
- Jeudi : entraînement.
- Vendredi : entraînement.
Et pourquoi pas samedi matin, puisqu’il faut bien profiter du week-end ?
Elle vient de construire une semaine particulièrement ambitieuse. Et, sur le moment, cette organisation lui paraît parfaitement raisonnable.
Le lundi, elle s’entraîne avec enthousiasme. Le mardi, elle recommence. Mais mercredi, une journée de travail compliquée retarde son retour à la maison. Il faut encore préparer le repas, s’occuper de certaines obligations et trouver le temps de souffler un peu. La séance prévue devient déjà plus difficile à intégrer. Jeudi, la fatigue commence à se faire sentir. Vendredi, une nouvelle contrainte apparaît. Et le dimanche suivant, la personne regarde son programme avec beaucoup moins d’enthousiasme.
Elle a pourtant commencé avec une détermination remarquable.
Alors pourquoi cette organisation semble-t-elle déjà si pénible ?
Peut-être parce qu’elle a construit son programme pour la personne extraordinairement enthousiaste qu’elle était le dimanche soir, sans suffisamment tenir compte de celle qu’elle serait encore le jeudi après une longue journée.
Je trouve cette scène particulièrement parlante. Parce que nous avons parfois tendance à organiser nos engagements futurs en supposant que nous disposerons constamment de la même énergie, du même temps et du même enthousiasme qu’au moment où nous prenons notre décision.
Mais la vie ne fonctionne pas ainsi.
Votre travail ne disparaît pas parce que vous avez commencé la musculation. Vos responsabilités ne s’effacent pas. Vous continuerez à rencontrer des imprévus, des journées fatigantes et des périodes pendant lesquelles vous aurez davantage de choses à gérer.
Votre méthode doit donc pouvoir exister dans cette réalité.
Et c’est précisément pour cette raison que je défends une organisation sportive efficace, exigeante, mais compatible avec la vie que vous souhaitez mener.
Je ne veux pas que vous deveniez prisonnier d’un programme qui ne fonctionne que lorsque toutes les circonstances sont parfaites. Je veux que vous puissiez progresser dans une existence où il se passe encore mille autres choses.
Faites passer votre programme à l’épreuve d’une semaine ordinaire
Voici un exercice que je vous recommande avant de commencer un nouveau programme.
Prenez votre agenda et choisissez une semaine véritablement représentative de votre quotidien, avec vos horaires habituels, vos obligations et toutes ces petites contraintes qui ne disparaissent malheureusement pas par magie lorsqu’on décide de se mettre au sport ! Je parle bien d’une semaine ordinaire, où vous devez composer avec le temps dont vous disposez réellement, plutôt que d’une période de vacances ou d’une semaine exceptionnellement tranquille durant laquelle vous pourriez presque vous demander quoi faire de vos journées !
Puis essayez d’y placer les séances que vous envisagez de réaliser.
Mais attention : ne comptez pas uniquement le temps passé à soulever des haltères, à sprinter ou à réaliser vos exercices.
Prenez également en compte tout ce qui accompagne votre entraînement, avant comme après la séance.
- La collation pré-entraînement. Chez CorpsFiit®, je ne parle pas de compensation, mais d’optimisation ! Lorsque vous vous apprêtez à fournir un effort intense, je considère qu’il est particulièrement intéressant de veiller à ce que votre organisme dispose de l’énergie et des nutriments nécessaires pour soutenir vos performances. Une collation adaptée, prise suffisamment tôt pour être bien digérée, peut notamment vous y aider. L’objectif est simple : aborder votre entraînement dans de bonnes conditions, avec les ressources nécessaires pour donner le meilleur de vous-même.
- Le trajet éventuel jusqu’à la salle. Et si vous avez la possibilité de vous entraîner directement chez vous, comme moi, alors là, mon ami… vous avez presque gagné à l’EuroMillions ! Vous économisez le déplacement, vous évitez les contraintes de transport et, cerise sur le gâteau, vous êtes déjà à la salle avant même d’avoir décidé d’y aller ! Bon, il ne vous reste plus qu’à vous entraîner, mais reconnaissez que nous avons déjà supprimé une belle partie du problème ! Sauf, bien sûr, si vous aimez particulièrement le trajet jusqu’à votre salle. Dans ce cas, je viens peut-être de vous priver de l’un de vos petits plaisirs ! Mais attendez une seconde… Je ne vous prive de rien, moi ! Si vous aimez ce trajet, profitez-en, bon sang ! Après tout, à chacun ses préférences. Je ne vais tout de même pas vous interdire de prendre du plaisir sur le chemin de la salle sous prétexte que vous pourriez déjà être en train de soulever vos haltères !
- Les changements de vêtements avant la séance. Enfiler une tenue adaptée, préparer ses chaussures et se mettre dans de bonnes dispositions demande également quelques minutes. Rien de bien compliqué, évidemment, mais autant en tenir compte.
- La préparation du matériel, si nécessaire. Installer vos charges, disposer vos équipements, vérifier que vous disposez de suffisamment d’espace et préparer les exercices prévus : tout cela fait partie de l’organisation. Et croyez-moi, mieux vaut préparer votre matériel avant de commencer plutôt que de partir à la recherche d’un haltère au beau milieu d’un circuit intense !
- Votre entraînement, évidemment ! Mais à ce sujet, j’aimerais partager avec vous une conviction à laquelle je tiens particulièrement : « Le plus important dans une séance, ce n’est pas de la faire ; c’est d’y être. » Cela peut sembler paradoxal, mais réfléchissez un instant. Combien de personnes attendent de se sentir suffisamment motivées pour commencer ? Pourtant, la motivation apparaît parfois justement lorsque l’on passe à l’action. Se préparer, rejoindre son espace d’entraînement et être présent au rendez-vous que l’on s’est fixé constituent déjà des étapes décisives. Car pour réaliser votre séance, encore faut-il vous donner la possibilité de la commencer ! Une fois sur place, le plus difficile est parfois déjà derrière vous. Et si vous souhaitez approfondir cette question, j’ai justement consacré un article à ce sujet : Comment rester motivé ?
- La collation post-entraînement. Chez CorpsFiit®, elle occupe une place capitale dans ma stratégie de récupération. Après un entraînement intense du corps entier, votre organisme a fortement sollicité ses réserves énergétiques, notamment le glycogène musculaire, qui constitue une précieuse réserve de glucides utilisée pendant l’effort. Vos muscles ont également besoin de nutriments pour assurer leur récupération, leur réparation et leurs adaptations. Voilà pourquoi je privilégie une collation dès la fin de ma séance, immédiatement si possible, afin de commencer à fournir sans tarder à mon organisme les ressources nécessaires à sa récupération. Et dans cette collation, les glucides occupent une place particulièrement importante : ils contribuent à reconstituer les réserves de glycogène mobilisées pendant l’entraînement. Les protéines, quant à elles, apportent les acides aminés indispensables à l’entretien et à la réparation des tissus musculaires. Et je n’oublie évidemment pas les lipides, qui remplissent eux aussi des fonctions essentielles dans l’organisme. Chez CorpsFiit®, je veille donc à apporter des protéines, des glucides et des lipides dans des proportions adaptées, y compris après l’entraînement, conformément à ma philosophie d’une alimentation équilibrée. Mon objectif est simple : commencer à récupérer dans les meilleures conditions possibles, pour permettre à mon corps de tirer pleinement profit des efforts que je viens de lui imposer. Car pour moi, l’optimisation ne s’arrête pas à la dernière répétition : elle se poursuit dès les premiers instants de la récupération.
- La douche. Eh oui, elle aussi mérite sa petite place dans votre emploi du temps ! Personnellement, je préfère largement les douches aux bains, que je trouve généralement trop longs et inutilement gourmands en eau pour mon usage quotidien. Après une séance intense, j’aime pouvoir me laver, me rafraîchir et poursuivre ma journée sans transformer ma salle de bains en centre de thalassothérapie !
- Les contraintes supplémentaires liées à votre organisation. Il peut s’agir des horaires d’ouverture de votre salle, du temps nécessaire pour trouver une place de stationnement, de l’attente devant certains appareils, de la garde des enfants, des obligations professionnelles ou encore du rangement de votre matériel après la séance. Individuellement, ces petits détails semblent parfois insignifiants. Mais lorsqu’ils s’accumulent, ils peuvent finir par peser lourd dans votre emploi du temps.
Puis regardez ce que votre programme exige réellement.
Vous découvrirez peut-être qu’une séance annoncée comme durant 45 minutes vous mobilise, dans la pratique, bien davantage que ces 45 minutes. Et c’est parfaitement normal ! Car cette durée correspond uniquement à l’entraînement lui-même, sans tenir compte de toutes les activités qui l’accompagnent.
Chez CorpsFiit®, par exemple, la séance de référence dure 26 minutes. Mais ces 26 minutes représentent exclusivement le temps consacré à l’entraînement, et non l’ensemble du temps nécessaire pour vous préparer, réaliser votre séance, commencer votre récupération et reprendre vos activités quotidiennes.
Cette distinction est importante, car le temps nécessaire autour d’une séance ne diminue en rien l’intérêt d’un entraînement court et exigeant. Au contraire, c’est précisément parce que votre temps est précieux que je cherche à rendre chaque minute d’effort aussi pertinente que possible.
C’est pourquoi je préfère que vous connaissiez la réalité de votre organisation dès le départ. Car un programme réellement efficace doit aussi pouvoir trouver sa place dans votre vie, semaine après semaine, sans vous obliger à bouleverser inutilement tout votre quotidien.
J’aimerais ensuite que vous répondiez à une question :
« Est-ce que je pourrais encore suivre cette organisation dans six mois, pendant une semaine de travail parfaitement ordinaire ? »
Si la réponse est non, ce n’est pas nécessairement votre ambition qu’il faut revoir. C’est peut-être votre organisation.
- Vous pouvez choisir des séances plus courtes.
- Modifier leur emplacement dans la semaine.
- Réduire les déplacements.
- Privilégier certains exercices offrant davantage de travail utile pour le temps consacré.
- Ou simplement adapter la fréquence à vos capacités et à vos besoins.
L’objectif n’est pas de faire le moins possible : il est de construire un entraînement suffisamment pertinent pour produire des progrès, sans exiger une disponibilité que vous ne possédez pas.
Et lorsque vous trouverez une organisation satisfaisante, vous aurez beaucoup moins besoin de compter sur des circonstances exceptionnelles pour la maintenir.
Lorsque vous manquez une séance, vous n’avez pas contracté une dette envers votre programme
Il y a une autre habitude que j’aimerais vous aider à abandonner.
Supposons que vous ayez prévu trois séances cette semaine. Lundi, tout se déroule correctement. Mais mercredi, une obligation importante vous empêche de vous entraîner. Vous reportez.
Jeudi, un nouvel imprévu survient. Et vendredi, vous constatez que vous n’avez effectué qu’une seule séance.
Quelle est votre première réaction ?
Certaines personnes se disent immédiatement :
« Ce week-end, je vais tout rattraper ! »
Elles envisagent alors de prolonger considérablement leur prochain entraînement, de multiplier les exercices ou d’enchaîner plusieurs séances pour compenser celles qu’elles n’ont pas réalisées.
Mais pourquoi faudrait-il considérer l’entraînement manqué comme une dette qu’il serait obligatoire de rembourser immédiatement ?
Imaginez que vous ayez prévu de faire le plein de gazole de votre voiture vendredi. Malheureusement, un imprévu vous empêche de passer à la station-service. Vous décidez donc d’y aller samedi.
Mais dites-moi… allez-vous essayer de mettre deux pleins de gazole dans votre réservoir sous prétexte que vous avez manqué celui de la veille ?
Mais enfin, votre réservoir ne va pas doubler de capacité pour vous faire plaisir ! Et je doute que le pompiste apprécie particulièrement de vous voir tenter de faire entrer les 50 derniers litres par le pot d’échappement !
Vous comprenez où je veux en venir ?
C’est un peu le même principe avec vos repas. Si vous manquez exceptionnellement un repas, vous n’êtes pas automatiquement obligé de manger deux fois plus au suivant pour compenser celui que vous avez sauté. Et imaginez maintenant que vous ayez manqué trois repas consécutifs ! Vous allez vraiment tenter d’engloutir quatre repas d’un seul coup, simplement pour remettre les compteurs à zéro ?
À ce rythme-là, ce n’est plus un déjeuner, c’est un déménagement de réfrigérateur !
Bien entendu, les besoins nutritionnels et la récupération physique ne fonctionnent pas exactement comme un réservoir de carburant. Mais ces exemples illustrent une idée essentielle : ce n’est pas parce que vous avez manqué quelque chose qu’il faut obligatoirement en faire deux fois plus ensuite.
Écoutez-moi bien :
Votre corps ne tient pas un registre moral de vos absences sportives. Il répond aux efforts que vous lui imposez et aux conditions dans lesquelles vous lui permettez de récupérer.
Si vous manquez une séance, examinez simplement votre organisation. Pouvez-vous la déplacer sans compromettre la qualité de vos autres entraînements ni votre récupération ?
Si oui – et je vous assure que c’est souvent possible lorsqu’on organise convenablement son emploi du temps –, merveilleux !
Sinon, vous pouvez parfaitement reprendre votre programme normalement et poursuivre votre progression, sans chercher à accumuler précipitamment plusieurs entraînements pour rattraper celui que vous avez manqué.
Car ce qui construit vos résultats sur le long terme, c’est avant tout la régularité et la pertinence des efforts que vous réalisez, avec une récupération adaptée.
Une séance manquée ne fait pas disparaître les progrès que vous avez accomplis jusque-là, et ce n’est certainement pas une raison pour transformer votre prochain entraînement en punition !
En revanche, si vous commencez à manquer régulièrement vos séances, il devient intéressant de comprendre pourquoi.
- Votre programme est-il trop contraignant ?
- Les horaires sont-ils mal choisis ?
- Avez-vous prévu davantage de travail que votre quotidien ne vous permet réellement d’accomplir ?
- Ou manquez-vous encore de certaines connaissances pour organiser efficacement vos séances ?
Je préfère que vous cherchiez à résoudre ce problème plutôt que de vous reprocher continuellement de ne pas respecter une organisation inadaptée.
Et si vous avez du mal à comprendre ce qui vous empêche réellement d’avancer, sachez que ce sont précisément les questions que je peux vous aider à éclaircir lors de ma consultation de clarté, afin d’identifier les difficultés que vous rencontrez et de trouver des solutions adaptées à votre situation.
Car la discipline ne consiste pas seulement à suivre parfaitement un programme lorsque tout va bien. Elle implique également de savoir poursuivre une démarche lorsque les circonstances ne correspondent plus exactement à ce que vous aviez prévu.
Ne cherchez pas à rembourser vos séances passées. Cherchez à préserver la qualité de celles que vous pourrez réellement accomplir.
Et si vous apprenez à réagir ainsi, vous aurez déjà développé une compétence qui peut vous accompagner pendant des années.
Le véritable piège des transformations limitées à six mois apparaît parfois après les six mois
Je voudrais maintenant vous poser une question un peu différente.
Supposons que tout se déroule parfaitement. Vous commencez aujourd’hui. Vous vous entraînez régulièrement. Votre alimentation correspond à vos besoins. Vous récupérez convenablement. Et au bout de six mois, vous avez obtenu une transformation dont vous êtes très satisfait.
Magnifique !
Mais maintenant ? Qu’allez-vous faire ?
Allez-vous conserver une activité physique régulière ? Continuer à prendre soin de votre alimentation ? Maintenir les habitudes qui vous permettent de préserver vos capacités physiques ? Ou considérer que votre mission est terminée et que vous pouvez abandonner tout ce qui vous a conduit à ce résultat ?
C’est ici que se trouve, selon moi, une difficulté importante.
Certaines personnes envisagent leur transformation comme une opération temporaire. Elles acceptent de fournir énormément d’efforts pendant quelques semaines ou quelques mois, en se promettant qu’elles pourront ensuite retrouver exactement leur vie d’avant.
Mais si les habitudes de cette vie d’avant étaient incompatibles avec le maintien des résultats recherchés, pourquoi le simple fait d’avoir atteint un objectif changerait-il cette réalité ?
Je ne veux évidemment pas vous faire croire qu’il faudra conserver éternellement un programme identique à celui que vous avez utilisé pour progresser. Les besoins d’entretien peuvent être différents de ceux d’une phase de développement. Votre entraînement peut évoluer. Votre alimentation peut être adaptée. Vos objectifs peuvent changer. Et votre organisation doit pouvoir accompagner les différentes périodes de votre vie.
Mais il reste une idée essentielle : vous ne construisez pas simplement un résultat à obtenir ; vous apprenez aussi à vivre d’une manière qui vous permettra de préserver et de faire évoluer ce résultat.
Voilà pourquoi je trouve intéressant de se poser cette question dès le départ :
« Si j’obtiens le corps que je recherche, quelle place voudrais-je continuer à donner à l’entraînement dans ma vie ? »
Si la réponse vous semble insupportable, il faut peut-être examiner la méthode que vous envisagez de suivre. Parce qu’une transformation dont vous attendez impatiemment la fin pour ne plus jamais avoir à respecter les conditions qui l’ont rendue possible risque de devenir difficile à maintenir.
Et cela ne signifie pas que vous devez adorer chaque seconde de vos séances. Il existe des efforts exigeants, des exercices difficiles et des moments où l’on préférerait faire autre chose. C’est normal.
Mais je souhaite que vous puissiez trouver une organisation suffisamment cohérente et acceptable pour continuer à la pratiquer sans avoir constamment l’impression de vous infliger une corvée.
Je l’ai moi-même compris progressivement en abandonnant certaines formes d’activité que je n’appréciais pas particulièrement pour privilégier un entraînement correspondant davantage à mes ambitions. Aujourd’hui, je préfère largement fournir un effort intense, précisément organisé, plutôt que de consacrer de longues heures à une pratique que je ne trouve ni particulièrement agréable ni suffisamment adaptée à mon objectif.
Cela relève de ma propre expérience. La vôtre sera peut-être différente. Mais la question mérite d’être posée.
Si vous aimez la destination, mais que vous détestez profondément la route que vous avez choisie, avant de renoncer à votre destination, examinez s’il n’existe pas une route plus adaptée.
Et surtout, cessez de croire qu’une transformation serait automatiquement meilleure parce qu’elle exige davantage de sacrifices.
Je préfère une démarche qui vous permette de progresser longtemps plutôt qu’une période de quelques mois pendant laquelle vous vous imposez un programme tellement contraignant que vous attendez désespérément le jour où vous pourrez l’abandonner.
Votre corps continuera d’évoluer après la date que vous avez entourée sur votre calendrier. Autant apprendre dès maintenant à l’accompagner intelligemment.
Erreur n°8 : Croire qu’un entraînement efficace doit être facile… ou qu’il doit vous laisser complètement épuisé
Il existe deux manières assez opposées de se tromper lorsqu’on commence la musculation.
La première consiste à croire qu’il suffit de manipuler quelques haltères tranquillement, sans jamais rencontrer de difficulté significative, pour obtenir une transformation musculaire importante.
La seconde consiste à penser qu’une séance n’a véritablement servi à quelque chose que si l’on termine complètement épuisé, incapable de fournir le moindre effort supplémentaire.
Et ce qui m’intéresse particulièrement, c’est que ces deux raisonnements reposent sur une confusion comparable. Dans les deux cas, on ne cherche pas suffisamment à comprendre ce que l’entraînement doit réellement produire. On juge la séance à partir d’une impression. Pour les uns, avoir effectué les mouvements suffit. Pour les autres, avoir énormément souffert constitue la preuve que le travail était excellent. Mais je ne défends ni l’un ni l’autre.
Un entraînement efficace doit être suffisamment exigeant pour provoquer les adaptations recherchées, sans transformer systématiquement l’épuisement en objectif.
Cette distinction est capitale.
Parce que je considère personnellement l’intensité comme une dimension particulièrement importante de l’entraînement. Mais je refuse qu’on la confonde avec une obligation de s’infliger le maximum de difficulté imaginable à chaque séance.
La musculation peut être simple à comprendre sans être facile à pratiquer
À première vue, certaines activités comme la pêche, le billard ou le yoga peuvent sembler bien plus paisibles qu’une séance de musculation particulièrement exigeante.
Mais attention, cette comparaison mérite une précision : chacune de ces activités possède ses propres exigences physiques et mentales, qui peuvent varier considérablement selon la manière dont elle est pratiquée.
Certaines formes de yoga peuvent être particulièrement exigeantes. Le billard demande une véritable maîtrise technique. Et la pêche peut aussi impliquer des efforts physiques selon les conditions. Je ne cherche donc pas à établir un classement universel entre les activités faciles et difficiles.
Ce qui m’intéresse, c’est de faire comprendre que le développement musculaire demande un engagement réel.
Vous pouvez parfaitement apprendre les principes fondamentaux de quelques exercices en relativement peu de temps. Mais cela ne signifie pas que les réaliser avec une intensité pertinente sera toujours confortable.
Lorsque vous effectuez un squat exigeant, un tirage difficile ou une série de développés adaptée à votre niveau, vos muscles doivent produire un effort significatif. Les dernières répétitions peuvent devenir particulièrement difficiles. Votre respiration peut s’accélérer. Votre attention doit rester concentrée sur l’exécution. Et il arrive que vous terminiez une série avec la satisfaction d’avoir accompli un travail franchement exigeant.
C’est parfaitement normal.
Je ne veux pas vous faire croire qu’il serait possible de développer toutes vos capacités physiques en évitant systématiquement la difficulté. Car l’entraînement repose notamment sur la capacité de l’organisme à s’adapter progressivement aux sollicitations qu’on lui impose. Si vous ne lui proposez jamais de contraintes suffisamment stimulantes, certaines adaptations risquent de demeurer limitées.
Car lorsque vous poussez constamment votre organisme jusqu’à l’épuisement, sans lui accorder une récupération suffisante, vous risquez de finir par stagner, voire régresser.
En revanche, lorsque vous recherchez une difficulté suffisamment exigeante pour stimuler votre corps, sans chercher systématiquement à l’épuiser, vous lui donnez les moyens de récupérer, de s’adapter et de devenir progressivement plus performant.
Et croyez-moi, c’est toute la différence entre accumuler de la fatigue et construire de véritables progrès !
Si vous voulez apprendre à jouer du piano, taper plus fort sur les touches ne vous rendra pas automatiquement meilleur
Imaginez que vous décidiez d’apprendre le piano.
Vous choisissez un morceau que vous aimez particulièrement. Vous commencez à jouer. Mais vos doigts ne trouvent pas encore naturellement les bonnes touches. Vous perdez parfois le rythme. Certains passages vous paraissent compliqués. Alors vous recommencez.
Puis vous vous impatientez. Vous vous dites qu’il faut peut-être travailler davantage.
Vous accélérez. Vous frappez plus fort sur les touches. Vous recommencez encore et encore, jusqu’à ressentir une fatigue importante dans vos mains.
Au bout d’une heure, vous avez beaucoup travaillé. Mais avez-vous réellement amélioré votre manière de jouer ?
Peut-être un peu. Mais si vous n’avez jamais pris le temps de corriger vos erreurs, de comprendre le rythme ou de maîtriser les mouvements nécessaires, votre énergie supplémentaire n’a pas forcément été investie de la meilleure manière.
Maintenant, imaginez une autre approche.
Vous apprenez les notes. Vous décomposez les passages difficiles. Vous travaillez progressivement les mouvements. Vous corrigez vos erreurs.
Puis vous augmentez la difficulté à mesure que votre maîtrise s’améliore. Cette fois, votre objectif n’est pas simplement de fatiguer vos mains : il est de devenir meilleur au piano.
Je trouve cette comparaison particulièrement révélatrice lorsqu’on parle de musculation.
L’entraînement ne consiste pas simplement à répéter un mouvement jusqu’à ne plus pouvoir le supporter. Il consiste à améliorer progressivement la capacité de votre corps à le réaliser.
Vous devez donc apprendre à choisir une résistance adaptée. À maîtriser l’exécution. À comprendre la difficulté que vous recherchez. Et à faire évoluer intelligemment votre programme.
Cela ne signifie pas que vous devez toujours travailler avec des charges légères ou éviter les efforts importants. Au contraire, certains objectifs nécessitent de développer une véritable capacité à produire des efforts exigeants. Mais cette difficulté doit être organisée. Pas improvisée. Et surtout, elle ne doit pas devenir une compétition permanente contre votre propre fatigue.
« Se donner à fond » ne signifie pas systématiquement « aller jusqu’au bout de ses forces »
Il y a une expression que j’apprécie, mais que je voudrais préciser.
« Se donner à fond. »
J’aime cette idée d’engagement.
Je n’ai jamais été particulièrement attiré par les entraînements pendant lesquels on se contente de réaliser quelques mouvements sans conviction en attendant que l’horloge nous autorise enfin à rentrer chez nous. Lorsque je m’entraîne, je veux que mon travail possède une véritable intensité. Je veux être concentré. Je veux que les exercices aient une fonction. Et je veux pouvoir terminer ma séance avec la satisfaction d’avoir accompli ce qui était prévu.
Mais cela ne signifie pas que je doive chercher à atteindre systématiquement l’échec musculaire, à multiplier les séries jusqu’à l’épuisement ou à prolonger l’entraînement simplement parce qu’il me reste un peu d’énergie. Parfois, le travail nécessaire a déjà été accompli. Et il faut savoir le reconnaître.
Prenons un exemple. Vous réalisez plusieurs séries d’un exercice de résistance. Les répétitions deviennent progressivement difficiles, mais votre technique reste satisfaisante. Vous atteignez le volume de travail prévu. Votre séance est correctement organisée. Pourquoi faudrait-il automatiquement ajouter trois nouvelles séries ?
Simplement parce que vous n’êtes pas encore complètement épuisé ? Parce qu’un ami vous a expliqué qu’un véritable entraînement devait obligatoirement vous laisser incapable de monter les escaliers sans vous agripper désespérément à la rampe, comme si vos jambes avaient décidé de se mettre en grève dès la première marche ? Ou parce que vous avez vu une vidéo dans laquelle quelqu’un termine sa séance allongé par terre, comme s’il venait de traverser une catastrophe naturelle ?
Je plaisante, mais vous voyez très bien ce que je veux dire.
La fatigue spectaculaire peut être impressionnante. Elle ne constitue pas, à elle seule, une mesure fiable de la qualité de l’entraînement.
Et dans certains cas, accumuler des efforts supplémentaires peut compliquer inutilement la récupération sans apporter une amélioration proportionnelle aux résultats recherchés.
Je préfère donc que vous appreniez à distinguer trois choses.
- La difficulté nécessaire pour stimuler vos muscles.
- La quantité de travail pertinente pour votre objectif.
- Et la fatigue supplémentaire que vous pouvez accumuler lorsque vous dépassez ce dont vous avez réellement besoin.
Ces trois éléments ne sont pas identiques.
Un effort exigeant peut être productif. Mais toute fatigue supplémentaire n’est pas automatiquement un progrès supplémentaire.
C’est précisément cette compréhension qui permet de rechercher une meilleure efficacité.
Ne cherchez pas à cuire votre transformation deux fois plus vite en augmentant tous les réglages
Il existe une image très simple qui illustre ce que je viens de vous expliquer.
Imaginez que vous prépariez un plat au four. La recette prévoit 40 minutes de cuisson à une certaine température. Mais vous êtes pressé. Vous décidez donc d’augmenter considérablement la température en espérant réduire le temps nécessaire.
Au bout de quelques minutes, la surface de votre plat commence déjà à brunir. Vous êtes satisfait.
« Ah, ça fonctionne ! »
Mais lorsque vous vérifiez la cuisson, vous découvrez que l’intérieur n’est pas encore prêt.
Alors vous insistez.
La surface continue à cuire. Certains endroits commencent même à brûler. Et votre tentative pour accélérer le résultat finit par produire quelque chose de beaucoup moins satisfaisant que prévu.
Bien entendu, votre organisme ne fonctionne pas comme un plat au four. Mais cette comparaison illustre une idée importante : augmenter brutalement la difficulté d’un processus ne garantit pas que son résultat se construira plus rapidement.
Lorsqu’une personne veut transformer son corps, elle peut parfois être tentée d’augmenter simultanément tous les paramètres de son programme.
- Davantage de séances.
- Davantage de séries.
- Des charges plus lourdes.
- Des périodes de récupération plus courtes.
- Une alimentation plus restrictive.
Comme si l’accumulation des exigences devait obligatoirement accélérer les progrès.
Mais le corps doit pouvoir s’adapter aux efforts. Et ces adaptations exigent des conditions appropriées.
Une progression trop brutale peut notamment augmenter la fatigue, compromettre la qualité technique, rendre le programme difficile à maintenir ou favoriser certaines blessures. Cela ne signifie pas qu’il faut éviter toute augmentation de difficulté. Bien au contraire.
La progression des contraintes constitue un principe important de l’entraînement. Mais cette progression doit rester compatible avec vos capacités et votre récupération. Et c’est précisément pour cela que je vous déconseille de transformer chaque séance en tentative de battre tous vos records simultanément.
Vous n’avez pas besoin d’augmenter votre charge à chaque entraînement. J’ai déjà entendu certaines personnes affirmer qu’il fallait augmenter régulièrement les charges soulevées pour continuer à progresser. Et sur le principe, je suis d’accord : la progression de la difficulté constitue un élément essentiel du développement de vos capacités physiques.
Mais attention, il existe une nuance fondamentale entre chercher à progresser au fil des séances et s’imposer une augmentation de la difficulté à chaque séance.
Car votre organisme ne fonctionne pas selon un calendrier préétabli ! Vous pourriez parfaitement devenir capable de soulever une charge plus exigeante deux semaines après avoir commencé votre entraînement, puis franchir une nouvelle étape trois semaines plus tard. La progression suivante pourrait demander deux mois, puis six mois, voire davantage. Et vous pourriez ensuite connaître une nouvelle période durant laquelle vos performances évolueraient plus rapidement.
La fréquence de vos progrès n’est donc pas une obligation à respecter, mais une évolution à observer.
Et c’est justement ce que je veux vous faire comprendre : vous pouvez parfaitement nourrir l’ambition de devenir toujours plus fort, plus puissant et plus performant, sans vous imposer une date précise à laquelle vous devriez obligatoirement avoir franchi un nouveau palier.
Concentrez-vous avant tout sur la qualité de vos efforts présents. Lorsque vous maîtriserez suffisamment votre charge actuelle, que votre technique restera solide et que vos capacités vous permettront d’affronter une difficulté supérieure dans de bonnes conditions, vous pourrez envisager de progresser.
Votre corps vous donnera progressivement des indications sur ce qu’il devient capable d’accomplir. À vous d’apprendre à les reconnaître, plutôt que de vouloir lui imposer un rythme de progression arbitraire.
Et rappelez-vous qu’une progression ne se résume pas nécessairement à soulever davantage de kilos. Elle peut également se traduire par une meilleure maîtrise du mouvement, quelques répétitions supplémentaires, une exécution plus exigeante ou une amélioration de vos performances à difficulté comparable.
Vous n’avez pas davantage besoin d’ajouter constamment de nouveaux exercices. Je sais que certaines approches aiment multiplier les mouvements, renouveler fréquemment les séances et proposer sans cesse de nouveaux défis. Cette variété peut parfaitement convenir aux personnes qui y trouvent du plaisir et de la motivation. Mais vous n’êtes absolument pas obligé de changer régulièrement vos exercices simplement pour avoir l’impression de faire quelque chose de nouveau !
Personnellement, je préfère construire l’essentiel de mes entraînements autour de mouvements fondamentaux, puis développer progressivement mes capacités à travers leur pratique. Lorsque les exercices sont pertinents et que leur difficulté peut évoluer, pourquoi faudrait-il systématiquement les remplacer ?
Après tout, si vous abandonniez chaque exercice dès qu’il commence à vous sembler familier, vous risqueriez de passer davantage de temps à faire connaissance avec de nouveaux mouvements qu’à exploiter pleinement ceux que vous maîtrisez déjà !
Et enfin, vous n’avez aucune obligation de terminer chaque série au point de devenir incapable de réaliser la moindre répétition supplémentaire. Vous avez peut-être entendu cette recommandation de la bouche d’une célébrité, d’un acteur particulièrement musclé ou d’un influenceur que vous appréciez. Mais aussi impressionnant soit son physique, cela ne signifie pas que sa manière de s’entraîner représente nécessairement la meilleure approche pour vous.
Une célébrité peut exceller dans son métier, posséder une musculature remarquable et partager sincèrement son expérience sans pour autant détenir une vérité universelle sur l’entraînement.
Ce que je vous recommande, c’est de conserver une marge raisonnable entre votre capacité maximale du moment et l’effort que vous réalisez effectivement pendant votre série.
Autrement dit, recherchez une difficulté suffisamment élevée pour stimuler vos muscles et développer vos capacités, tout en conservant généralement la possibilité de réaliser encore quelques répétitions correctement exécutées.
Cette marge doit naturellement s’adapter à l’exercice, à votre niveau, à l’objectif recherché et à l’organisation de votre séance.
Car chez CorpsFiit®, je ne cherche pas à vous faire démontrer vos limites à chaque entraînement. Je cherche à vous donner les moyens de les repousser progressivement, sans sacrifier inutilement votre récupération.
Vous avez besoin d’un programme suffisamment exigeant pour progresser, mais assez bien organisé pour pouvoir être répété et ajusté.
Cela demande parfois une forme de patience.
Et je sais que cette patience peut être difficile lorsque l’on souhaite obtenir rapidement une transformation visible. Mais entre “l’impatience qui pousse à en faire toujours davantage” et “la prudence qui consiste à ne jamais augmenter l’effort”, il existe une voie beaucoup plus intéressante : celle d’une progression réfléchie.
Le repos n’est pas la partie du programme où vous cessez de progresser
J’aimerais maintenant vous parler d’un autre aspect que certaines personnes considèrent encore comme secondaire : la récupération.
Lorsqu’on débute, on peut avoir l’impression que tous les progrès se produisent exclusivement pendant les séances. On travaille. On soulève. On transpire. Puis on rentre chez soi.
Et l’on pense que ce qui se passe ensuite possède moins d’importance.
Mais l’entraînement représente un stimulus auquel l’organisme doit répondre. Les adaptations se construisent au fil du temps, à travers l’interaction entre les efforts répétés et les conditions qui permettent au corps de récupérer.
Voilà pourquoi je considère le sommeil comme une dimension fondamentale. Et c’est également pourquoi il faut organiser intelligemment la fréquence des séances, leur volume et leur intensité.
Imaginez une personne qui souhaite développer sa musculature. Elle s’entraîne intensément presque tous les jours. Mais elle dort régulièrement trop peu. Elle mange de manière insuffisante pour ses besoins. Et elle ne prévoit pas suffisamment de récupération entre certaines sollicitations exigeantes. Elle peut alors être tentée de chercher la solution à ses difficultés dans un nouveau complément ou dans un programme encore plus intense. Alors que l’une des premières choses à examiner serait peut-être sa capacité actuelle à récupérer.
Votre agenda peut vous indiquer qu’une séance supplémentaire est possible. Cela ne signifie pas automatiquement que votre organisme a besoin de cette séance sous la forme prévue.
Je voudrais donc que vous appreniez à gérer non seulement votre temps d’entraînement, mais également les conditions nécessaires pour en tirer profit.
Avant d’ajouter une séance, interrogez-vous sur votre sommeil. Sur votre alimentation. Sur la fatigue accumulée. Sur les groupes musculaires déjà fortement sollicités. Et sur la manière dont votre programme permet d’alterner les efforts et les périodes de récupération.
Je ne veux pas vous faire croire qu’il existe une fréquence universelle idéale pour tous les objectifs et tous les individus. Mais c’est justement pour me rapprocher autant que possible d’une organisation particulièrement efficace, adaptée au plus grand nombre, que j’ai consacré tant de réflexion à la conception de mes programmes CorpsFiit®.
Mon ambition ? Permettre à chacun de révéler progressivement sa plus belle version sportive, en conciliant des entraînements particulièrement exigeants, une récupération suffisante et un temps d’entraînement remarquablement maîtrisé.
C’est notamment pour cette raison que j’ai conçu des cycles précis : par exemple, 26 minutes d’entraînement un jour, 13 minutes le lendemain, puis une journée de repos. Ou encore une séance Fury de 39 minutes, encore plus complète, dont chaque variante possède son propre nom, suivie d’une journée de récupération.
Et croyez-moi, cette alternance entre les efforts et le repos est loin d’être le fruit du hasard !
Chaque cycle possède sa propre logique, avec des sollicitations organisées pour développer progressivement vos capacités physiques tout en accordant à votre organisme le temps nécessaire pour récupérer. Bien entendu, cette organisation conserve une certaine souplesse. Selon votre niveau, votre récupération et vos contraintes personnelles, vous pouvez ajuster votre fréquence, vous entraîner parfois davantage, dans la limite des deux heures hebdomadaires que je préconise avec CorpsFiit®, ou au contraire réduire temporairement votre pratique lorsque les circonstances l’exigent.
L’objectif n’est donc pas de vous imposer un nombre de séances à respecter coûte que coûte, mais de vous proposer une organisation suffisamment structurée pour favoriser votre progression et suffisamment souple pour s’intégrer durablement à votre vie.
Car le nombre de séances pertinent dépend de nombreux paramètres.
Et vous devez comprendre qu’une organisation efficace ne consiste pas simplement à remplir tous les créneaux disponibles. Elle consiste à proposer à votre corps des sollicitations suffisamment pertinentes pour le faire progresser, tout en lui laissant les moyens de récupérer et de s’adapter.
C’est l’une des raisons pour lesquelles je préfère personnellement un entraînement intense du corps entier, organisé avec précision, plutôt qu’une accumulation de séances dont je ne pourrais pas justifier chaque élément.
Et je veux que vous compreniez ce que signifie réellement cette recherche d’efficacité.
Je ne cherche pas à fuir l’effort. Je cherche à éviter ce qui n’améliore pas suffisamment le résultat pour justifier le temps et la récupération supplémentaires qu’il exige.
Avant d’ajouter une série, demandez-vous ce qu’elle apporte réellement
Je vais vous proposer une petite habitude qui pourrait profondément modifier votre manière de vous entraîner.
À la fin d’une séance, lorsque vous avez réalisé le travail prévu, résistez à l’envie d’ajouter automatiquement quelques exercices simplement parce que vous disposez encore d’un peu de temps.
Posez-vous plutôt cette question :
« Qu’est-ce que ce travail supplémentaire apporterait précisément à mon objectif ? »
Peut-être représente-t-il un volume utile. Peut-être répond-il à une faiblesse que votre programme doit réellement travailler. Ou peut-être constitue-t-il simplement une manière de prolonger la séance pour avoir l’impression d’en faire davantage.
Si vous ne savez pas répondre, il serait peut-être préférable d’évaluer votre programmation avant d’ajouter ce travail.
Cela vaut également pour les exercices complémentaires. Un mouvement destiné à développer spécifiquement certains muscles peut parfaitement mériter sa place. Mais il ne doit pas être ajouté au hasard.
Je préfère que chaque exercice possède une fonction clairement identifiable. Et que chaque série supplémentaire soit justifiée par ce qu’elle peut réellement apporter, plutôt que par votre difficulté à accepter qu’une séance puisse être terminée alors que vous êtes encore capable de bouger normalement.
La qualité d’un entraînement ne se mesure pas à tout ce que vous auriez encore pu ajouter : elle se mesure d’abord à la pertinence de ce que vous avez réellement accompli.
Voilà pourquoi je défends une intensité exigeante, mais réfléchie. Et voilà aussi pourquoi je ne veux pas que vous confondiez “la simplicité d’une méthode” avec “une absence de difficulté”.
Une méthode peut être simple à comprendre, relativement courte à exécuter et pourtant demander un engagement physique considérable. L’essentiel est qu’elle soit adaptée. Et surtout, qu’elle vous permette de continuer à progresser au lieu de vous épuiser inutilement.
Mais même une méthode correctement construite possède une limite que je ne veux surtout pas passer sous silence. Elle ne peut produire ses effets que si vous apprenez à l’utiliser réellement. Et cela nous conduit à la dernière erreur. Une erreur que je considère comme particulièrement importante, parce qu’elle peut rendre presque inutiles toutes les connaissances que vous venez d’acquérir.
Erreur n°9 : Accumuler les conseils sans apprendre à les comprendre, à les appliquer et à corriger ce qui ne fonctionne pas
Nous arrivons maintenant à la neuvième erreur. Et je vais commencer par une petite question.
Combien de conseils sportifs connaissez-vous déjà sans les avoir réellement mis en pratique ?
Prenez quelques secondes pour y réfléchir.
Vous savez peut-être qu’un entraînement de résistance peut contribuer au développement musculaire. Vous savez qu’une alimentation équilibrée possède son importance. Vous avez probablement entendu parler de la récupération, de la régularité et de la progression des charges. Vous connaissez peut-être même plusieurs programmes complets.
Et pourtant, lorsque vient le moment de décider précisément quoi faire, vous pouvez encore vous retrouver complètement perdu.
Pourquoi ?
Parce que connaître l’existence d’un conseil ne signifie pas nécessairement savoir l’utiliser.
On peut mémoriser une recommandation sans comprendre les circonstances dans lesquelles elle est pertinente. On peut posséder un programme sans maîtriser ses exercices. On peut écouter une explication très convaincante sans jamais modifier ses habitudes. Et l’on peut passer des années à accumuler des connaissances sans construire une manière cohérente de les appliquer.
Je voudrais que vous compreniez quelque chose d’essentiel : l’information ne transforme pas votre corps par le simple fait d’être entrée dans votre tête. Elle commence à vous servir lorsque vous comprenez ce qu’elle signifie et que vous l’utilisez pour prendre de meilleures décisions.
Et cette différence mérite que nous nous y arrêtions.
Le programme de votre ami n’est pas forcément le programme dont vous avez besoin
Imaginez deux amis.
Le premier s’entraîne intensément depuis plusieurs années. Il possède déjà une solide expérience, maîtrise de nombreux mouvements et suit un programme relativement exigeant.
Le second vient de décider de commencer sa propre transformation. Un jour, il demande à son ami :
« Dis-moi, tu fais quoi exactement pour avoir ce physique ? »
Son ami lui explique son organisation.
- Les exercices.
- Les séries.
- Les répétitions.
- La fréquence des séances.
Le débutant écoute attentivement et finit par se dire :
« Parfait. Je vais faire exactement la même chose ! »
Le raisonnement peut sembler logique. Après tout, il possède devant lui un exemple concret de quelqu’un qui s’entraîne et a développé une musculature qu’il admire. Pourquoi ne pas suivre précisément son programme ?
Mais quelques jours plus tard, les difficultés commencent.
Certains exercices sont compliqués à maîtriser. Les charges utilisées par son ami ne correspondent pas à ses capacités. Le nombre de séances lui paraît difficile à maintenir. Il récupère moins bien qu’il ne l’espérait. Et progressivement, son enthousiasme diminue.
Au bout d’un certain temps, il finit par déclarer :
« Franchement, je crois que le sport, ce n’est pas pour moi. »
Cette petite histoire est fictive, mais elle illustre une situation parfaitement plausible. Et je trouve sa conclusion particulièrement injuste. Car qu’a réellement découvert ce débutant ?
- Qu’il serait incapable de développer sa musculature ?
- Ou qu’un programme correspondant à l’expérience et aux capacités de son ami ne lui convenait pas nécessairement sous la même forme ?
Voilà une distinction que je veux que vous appreniez à faire.
Mais retenez bien ceci : obtenir des résultats et savoir guider quelqu’un vers les siens sont deux compétences différentes.
Imaginez un homme qui lance une allumette sur le sol et qui, par un hasard extraordinaire, la voit retomber parfaitement à la verticale, debout sur son extrémité. Vous lui demandez comment il a réussi cet exploit. Il pourrait vous tenir un discours interminable sur son geste, la hauteur du lancer ou l’inclinaison de son poignet… sans comprendre lui-même ce qui a réellement permis à cette allumette de tenir debout !
Eh bien, avec l’entraînement, le piège peut être semblable. Une personne peut posséder un physique admirable, avoir obtenu d’excellents résultats et vous transmettre ses habitudes avec la meilleure volonté du monde, sans nécessairement savoir ce qui convient à votre niveau de débutant.
C’est précisément pour cette raison que, lorsque je vous conseille, je ne cherche pas à vous faire reproduire aveuglément ce qui fonctionne pour moi ou pour quelqu’un d’autre. Je cherche avant tout à comprendre ce qui peut fonctionner pour vous, avec vos capacités, votre expérience et vos contraintes personnelles.
Car la véritable valeur d’un conseil ne réside pas uniquement dans les résultats de celui qui le donne, mais aussi dans sa pertinence pour celui qui le reçoit.
Prenons maintenant un exemple encore plus concret.
Votre meilleur ami possède une paire de chaussures absolument magnifique. Il les trouve confortables. Il peut marcher pendant des heures avec elles. Vous décidez donc de porter exactement les mêmes. Seulement, votre ami chausse du 44 et vous chaussez du 39.
Vous enfilez ses chaussures. Vous faites quelques pas. Et évidemment, elles ne vous conviennent pas. Allez-vous conclure que les chaussures ne sont pas faites pour vous ?
Bien sûr que non.
Vous comprendrez simplement que le problème ne vient pas des chaussures, mais de leur pointure : ce n’est pas la vôtre !
Pourquoi faudrait-il raisonner autrement lorsqu’il s’agit d’un programme d’entraînement ?
Votre ami possède une expérience différente. Ses capacités physiques ne sont pas identiques aux vôtres. Son emploi du temps peut être différent. Sa récupération également. Et son programme peut avoir été progressivement construit autour de ses besoins.
Vous pouvez donc vous inspirer de sa manière de s’entraîner sans être obligé de reproduire exactement toutes ses décisions.
Ce que je souhaite, c’est que vous appreniez à reconnaître les principes utiles derrière un programme.
- Pourquoi tel exercice a-t-il été choisi ?
- Quel objectif sert-il ?
- Pourquoi cette difficulté ?
- Pourquoi ce nombre de séries ?
- Comment le programme évolue-t-il lorsque les capacités progressent ?
- Et surtout, comment ces éléments peuvent-ils être adaptés à votre situation ?
Parce que la vraie richesse d’un programme ne réside pas uniquement dans la liste d’exercices qu’il contient : elle se trouve également dans la logique qui permet de comprendre pourquoi ces exercices ont été organisés de cette manière.
Vous pouvez emprunter le programme de votre ami. Mais vous ne pouvez pas emprunter les années de progression qui lui ont permis d’en arriver là.
Et lorsque vous comprenez cela, vous cessez de juger votre potentiel à partir de votre incapacité à reproduire immédiatement les performances d’une autre personne.
Tous les conseils ne sont pas destinés à vous servir dans les mêmes circonstances
Il existe une autre erreur que je trouve particulièrement répandue. On découvre une recommandation intéressante. Et l’on suppose immédiatement qu’elle devrait devenir une règle universelle.
Quelqu’un affirme qu’il faut réaliser beaucoup de cardio. Quelqu’un d’autre explique qu’il faut privilégier la musculation. Une troisième personne recommande des entraînements courts. Une quatrième défend des séances plus longues. Alors on finit par se demander qui possède réellement la bonne réponse.
Mais il manque souvent une question essentielle.
Pour quel objectif, pour quelle personne et dans quelles conditions ce conseil est-il proposé ?
Prenons un exemple.
Vous entendez qu’il faut soulever des charges lourdes pour progresser. Très bien.
- Mais de quel type de progression parle-t-on ?
- Souhaitez-vous développer votre force maximale ?
- Votre masse musculaire ?
- Améliorer une capacité fonctionnelle particulière ?
- Ou apprendre à maîtriser un mouvement ?
Votre niveau et vos caractéristiques personnelles influencent également la manière dont cette recommandation peut être appliquée.
Un conseil peut donc être utile dans un contexte et moins pertinent dans un autre.
Je voudrais que vous développiez une habitude très simple. À chaque fois que vous découvrez une nouvelle recommandation, demandez-vous :
« Quel problème cette recommandation cherche-t-elle à résoudre ? »
Puis :
« Est-ce bien le problème que je rencontre ? »
Cette petite vérification peut vous éviter une quantité considérable de confusion.
Parce que le Fitness Chaotique ne se nourrit pas uniquement d’informations fausses : il se développe aussi lorsque des informations partiellement exactes sont appliquées sans comprendre leurs conditions d’utilisation. Et c’est ainsi qu’une personne peut finir par collectionner des conseils contradictoires alors que chacun d’eux répondait peut-être à une situation différente.
Je ne veux pas que vous deveniez méfiant envers toute recommandation. Je veux que vous deveniez capable de les examiner. Et surtout, que vous appreniez à demander des explications lorsqu’un conseil ne vous paraît pas clair.
Car comprendre le raisonnement qui conduit à une décision est souvent beaucoup plus utile que de mémoriser cette décision sans savoir pourquoi elle a été prise.
Je préfère une question bien posée à dix nouvelles méthodes téléchargées
Avec les années, j’ai progressivement compris que la véritable difficulté de beaucoup de débutants n’était pas simplement de trouver des informations.
Aujourd’hui, les informations sportives sont partout. Vous pouvez consulter des vidéos, lire des articles, télécharger des programmes et écouter les recommandations d’une quantité impressionnante de personnes. Mais cette abondance ne vous garantit pas une meilleure compréhension. Elle peut même parfois produire l’effet inverse.
Et avec l’intelligence artificielle, ce phénomène prend une dimension vertigineuse ! En quelques secondes, elle peut vous fournir une quantité monstrueuse de conseils, d’exercices et de programmes. Mais lorsqu’elle puise dans une multitude d’approches sans s’appuyer sur une méthode précise et cohérente, elle risque surtout de mélanger des recommandations parfois contradictoires, sans véritable logique d’ensemble.
Voilà le paradoxe : sans une méthode solide pour la guider, l’intelligence artificielle ne combat pas le Fitness Chaotique ; elle peut devenir son plus puissant accélérateur !
Car ce n’est pas la quantité d’informations qui transforme votre corps : c’est la pertinence, la cohérence et l’organisation de ce que vous en faites.
Vous découvrez tellement de possibilités que vous ne savez plus laquelle correspond réellement à votre situation. Alors vous continuez à chercher.
- Une nouvelle vidéo.
- Un autre programme.
- Encore une méthode.
- Puis une autre.
Et avant même d’avoir commencé à utiliser correctement ce que vous avez appris, vous avez déjà changé de direction. À ce rythme, vous risquez surtout de développer une compétence extraordinaire pour télécharger des PDF. Ce qui est intéressant, certes. Mais je doute que vos muscles considèrent cela comme un entraînement particulièrement exigeant.
Je plaisante, évidemment. Mais je veux vous faire comprendre une chose très sérieuse : apprendre davantage ne signifie pas automatiquement comprendre davantage. Et comprendre davantage ne signifie pas automatiquement agir davantage. Ces trois étapes doivent être distinguées.
Vous pouvez posséder une grande quantité d’informations tout en ayant du mal à les organiser. Vous pouvez comprendre une excellente méthode sans réussir à l’intégrer à votre quotidien. Et vous pouvez accomplir énormément d’actions sans savoir si elles correspondent réellement à votre objectif.
Voilà pourquoi je préfère réunir trois dimensions.
- Une compréhension claire.
- Une organisation cohérente.
- Et une application réelle.
Lorsque ces trois éléments commencent à fonctionner ensemble, les connaissances prennent une valeur beaucoup plus concrète. Vous ne cherchez plus seulement à savoir ce que les autres recommandent : vous apprenez à décider ce que vous devez réellement faire.
Apprenez à reconnaître précisément ce qui ne fonctionne pas
Je voudrais maintenant revenir à une phrase que l’on entend régulièrement.
« J’ai essayé, mais ça ne marche pas. »
Très bien. Mais qu’est-ce qui ne marche pas exactement ?
- Votre entraînement ?
- Votre alimentation ?
- Votre régularité ?
- Votre manière de mesurer les résultats ?
- Ou simplement la vitesse de progression que vous espériez ?
Je trouve cette distinction particulièrement importante.
Parce qu’une affirmation aussi générale que « ça ne marche pas » ne permet pas toujours de déterminer ce qu’il faudrait modifier.
Prenons quelques situations.
Une personne suit un programme de résistance correctement construit, mais manque régulièrement ses séances parce qu’elles ne correspondent pas à ses contraintes professionnelles. Le problème principal n’est peut-être pas le choix des exercices. C’est peut-être l’organisation.
Une autre personne s’entraîne régulièrement, mais souhaite réduire sa masse grasse alors que son alimentation ne correspond pas suffisamment à cet objectif. Lui recommander automatiquement davantage d’entraînement n’est pas nécessairement la meilleure réponse.
Une troisième personne progresse en force, améliore sa technique et commence à développer ses capacités physiques, mais ne voit pas encore les changements esthétiques qu’elle espérait. Son problème n’est peut-être pas une absence totale de progression. Il faut peut-être examiner les différences entre les adaptations déjà obtenues et celles qu’elle souhaite encore développer.
Et une quatrième personne possède un programme adapté, mais change de méthode presque chaque semaine. Dans son cas, il devient difficile d’évaluer sérieusement l’efficacité d’une organisation qu’elle n’applique jamais suffisamment longtemps.
Vous voyez ?
Ces personnes peuvent toutes prononcer la même phrase :
« Ça ne marche pas. »
Mais leurs difficultés sont différentes. Et elles méritent des réponses différentes.
Je vous conseille donc d’abandonner cette expression lorsqu’elle ne permet pas d’identifier précisément le problème. À la place, décrivez ce qui se passe réellement.
- « Je n’arrive pas à maintenir mes séances aux horaires prévus. »
- « Mon tour de taille n’évolue pas comme je l’espérais. »
- « Mes performances n’augmentent plus depuis plusieurs semaines. »
- « Je ne maîtrise pas suffisamment cet exercice. »
- « Je suis trop fatigué pour réaliser régulièrement le programme prévu. »
Ces formulations ne résolvent pas immédiatement toutes les difficultés. Mais elles possèdent un avantage considérable : elles rendent le problème suffisamment précis pour que vous puissiez commencer à chercher une réponse adaptée.
Ne transformez pas un résultat décevant en jugement général sur votre capacité à réussir. Transformez-le en question suffisamment précise pour pouvoir agir dessus.
Et ce conseil ne concerne pas uniquement l’entraînement. Je trouve qu’il représente une véritable manière de penser.
Lorsqu’une difficulté apparaît, apprenez à distinguer ce qui s’est réellement produit de l’interprétation que vous en tirez. Vous gagnerez en discernement. Et vous serez beaucoup moins tenté de conclure que tout est perdu simplement parce qu’une partie de votre démarche mérite d’être corrigée.
Lorsque vous n’arrivez pas à progresser, commencez par identifier la difficulté la plus importante
Je vais vous proposer un autre exercice.
Supposons que vous soyez déçu de vos résultats. Avant de chercher un nouveau programme, prenez un moment pour examiner les principales dimensions de votre transformation.
- Votre objectif est-il suffisamment clair ?
- Votre entraînement correspond-il aux qualités physiques que vous souhaitez développer ?
- Votre alimentation soutient-elle votre objectif ?
- Votre sommeil et votre récupération sont-ils correctement pris en compte ?
- Et surtout, parvenez-vous réellement à appliquer votre organisation avec suffisamment de régularité ?
Je ne veux pas que vous répondiez à ces questions pour remplir un questionnaire de plus. Je veux que vous cherchiez à identifier la difficulté concrète qui mérite le plus votre attention aujourd’hui. Parfois, plusieurs facteurs devront être corrigés. Mais vous n’êtes pas obligé de transformer immédiatement toute votre vie en chantier.
Commencez par déterminer ce qui semble le plus important et le plus directement modifiable. Puis mettez en place une action adaptée. Vous découvrirez peut-être que votre programme était trop contraignant. Ou que certains exercices ne correspondent pas à votre objectif. Ou que votre alimentation manque d’organisation. Ou encore que vous aviez simplement besoin d’apprendre à mieux évaluer votre progression.
Dans tous les cas, cette manière de réfléchir vous évitera une erreur particulièrement fréquente : considérer qu’il faut systématiquement ajouter quelque chose lorsqu’on n’obtient pas les résultats attendus.
Car la meilleure amélioration n’est pas nécessairement un exercice supplémentaire, une séance plus longue ou un nouveau complément ; c’est parfois la correction d’un seul problème important qui permet enfin à une démarche déjà sérieuse de devenir beaucoup plus cohérente.
Voilà pourquoi je défends autant l’apprentissage : non pas pour accumuler des informations, mais pour apprendre à reconnaître les décisions qui méritent réellement d’être prises.
L’information devient réellement précieuse lorsqu’elle vous rend moins dépendant
C’est précisément pour cette raison que j’ai créé CorpsFiit®.
Au fil des années, j’ai cherché à comprendre comment organiser plus intelligemment les efforts nécessaires à une transformation physique et mentale.
J’ai expérimenté.
Je me suis trompé.
J’ai corrigé certaines convictions.
Et j’ai progressivement structuré une philosophie autour d’une conviction profonde : la santé, la forme, le bien-être et la performance ne devraient pas être quatre objectifs à poursuivre séparément. Pourquoi faudrait-il choisir entre eux lorsqu’on peut chercher à les développer tous ensemble ?
C’est précisément toute l’ambition de CorpsFiit® :
Réunir ces quatre dimensions et les faire progresser de concert, grâce à la synergie de ses quatre piliers – le mental d’athlète, le sommeil régénérant, l’alimentation équilibrée et l’entraînement intense du corps entier.
Car je refuse l’idée qu’il faille sacrifier inutilement sa vie pour devenir plus sain, plus affûté, plus épanoui et plus performant. Mon ambition, au contraire, est de montrer qu’il est possible de poursuivre toutes ces aspirations à la fois, avec intelligence, exigence et juste mesure.
Je ne considère pas CorpsFiit® comme une simple collection d’exercices ou de conseils alimentaires. Je cherche à transmettre une manière cohérente de comprendre le corps, l’esprit et les décisions qui influencent leur évolution.
Et ce que j’aimerais profondément, c’est que cette compréhension rende progressivement les personnes plus autonomes.
Je ne veux pas que vous ayez continuellement besoin de quelqu’un pour vous dire quel exercice choisir, quelle publicité croire ou quelle nouveauté acheter. Je veux que vous développiez progressivement la capacité d’examiner les informations, de comprendre les principes importants et de prendre des décisions adaptées à votre situation.
Cela ne signifie pas que vous devrez tout savoir. Personne ne possède toutes les connaissances nécessaires pour répondre seul à chaque question. Il existe des situations dans lesquelles l’aide d’un professionnel qualifié est indispensable, notamment lorsqu’un problème médical ou nutritionnel nécessite des compétences particulières.
Mais vous pouvez apprendre à reconnaître les limites de vos connaissances. À poser de meilleures questions. À rechercher des informations fiables. Et à distinguer ce qui mérite réellement votre attention.
C’est précisément cette autonomie que je souhaite encourager.
Car un conseil peut vous indiquer ce qu’il faut faire dans une situation donnée. Mais un principe véritablement compris peut vous aider à prendre de meilleures décisions dans une quantité considérable de situations différentes. Voilà ce que je veux transmettre.
Et je trouve cette ambition beaucoup plus intéressante que de vous fournir une nouvelle liste d’exercices à suivre aveuglément.
Pourquoi j’ai également créé une Consultation de clarté
Je sais cependant qu’il existe des personnes qui ne souhaitent pas passer des semaines à rechercher seules des informations. Elles veulent progresser. Elles sont prêtes à fournir des efforts. Mais elles ne savent plus vraiment par où commencer. Ou elles possèdent déjà un programme et souhaitent comprendre ce qui mérite d’être amélioré.
Certaines ont essayé plusieurs méthodes. D’autres se sentent simplement perdues face à la quantité de recommandations disponibles. C’est notamment pour ces situations que j’ai créé ma Consultation de clarté CorpsFiit®, proposée à 39 euros pour 45 minutes d’échange individuel.
Mon objectif n’est pas de prétendre qu’une consultation de trois quarts d’heure pourrait résoudre miraculeusement toutes les difficultés d’une transformation. Ce serait reproduire exactement le type de promesses simplistes que je combats.
- Je cherche plutôt à apporter une première clarification sérieuse.
- Comprendre la situation de la personne.
- Identifier ses objectifs.
- Examiner les difficultés qu’elle rencontre.
- Et l’aider à repartir avec une direction plus claire.
J’accorde notamment une importance particulière à l’identification de trois actions concrètes et prioritaires qu’elle pourra commencer à mettre en œuvre.
Pourquoi trois ?
Parce qu’une personne déjà perdue n’a pas nécessairement besoin de recevoir 50 nouvelles recommandations simultanément. Elle a parfois surtout besoin de comprendre ce qu’elle devrait arrêter, conserver ou changer en premier.
Et lorsqu’on sait précisément quelle décision mérite son attention, il devient beaucoup plus facile de passer de la réflexion à l’action.
Le prix de cette consultation répond également à ma volonté de rendre cette démarche accessible au plus grand nombre, dans la mesure du possible.
Je trouve parfois regrettable qu’une personne puisse consacrer plusieurs mois à payer un abonnement sportif qu’elle utilise mal, ou même plus du tout, tout en hésitant à investir ponctuellement dans une meilleure compréhension de sa situation.
Mais je ne veux surtout pas que vous considériez ma consultation comme une condition obligatoire pour réussir. Ce serait contraire à tout ce que je viens de vous expliquer.
Vous pouvez parfaitement progresser en apprenant par vous-même, en utilisant des ressources sérieuses ou en bénéficiant d’un accompagnement différent lorsque celui-ci correspond mieux à vos besoins. La consultation représente une possibilité parmi d’autres.
Ce qui compte réellement, c’est que vous cessiez de disperser vos efforts dans des directions que vous ne comprenez pas. Et que vous trouviez progressivement une méthode adaptée, que vous serez capable d’appliquer et d’améliorer.
Je ne veux pas vous vendre une dépendance supplémentaire. Je veux contribuer à vous rendre davantage capable de prendre vos propres décisions.
C’est une distinction à laquelle je tiens profondément.
Votre transformation ne commencera pas le jour où vous aurez tout compris
Je voudrais maintenant vous parler d’un dernier piège. Un piège qui peut apparaître précisément lorsque l’on prend conscience de l’importance des connaissances.
Vous comprenez qu’il faut apprendre à choisir ses exercices. Vous découvrez les mécanismes de la progression musculaire. Vous commencez à vous intéresser sérieusement à l’alimentation, au sommeil et à la récupération.
Et vous vous dites :
« Très bien. Je vais d’abord apprendre tout ce qu’il faut savoir. Ensuite, je commencerai. »
Mais attention.
Attention.
Il existe une différence importante entre “apprendre suffisamment pour agir intelligemment” et “attendre de posséder des connaissances parfaites avant de faire le moindre mouvement”.
Vous n’avez pas besoin de devenir un spécialiste de toute la physiologie humaine pour commencer à vous entraîner de manière adaptée à votre niveau.
Et lorsque mon ouvrage sera disponible, mon ambition sera justement de vous permettre d’aller beaucoup plus loin : non pas de faire de vous un expert de toute la physiologie humaine, mais un véritable spécialiste de votre propre transformation corps-esprit, avec une profondeur de compréhension et une maîtrise que peu de pratiquants prennent le temps d’acquérir.
Mais pour commencer, vous n’avez pas besoin de tout savoir. Vous avez surtout besoin de comprendre les principes essentiels pour prendre vos premières décisions avec discernement, puis d’approfondir progressivement vos connaissances à travers votre pratique.
Car la maîtrise ne consiste pas à tout connaître avant d’agir, mais à comprendre suffisamment pour agir intelligemment et continuer à progresser.
Certaines connaissances prennent d’ailleurs une valeur particulière lorsqu’elles rencontrent l’expérience.
Vous pouvez lire une explication très complète sur un mouvement. Mais lorsque vous commencez à l’apprendre correctement, avec une difficulté adaptée, vous découvrez également des sensations, des contraintes et des détails pratiques qui rendent cette connaissance beaucoup plus concrète.
De la même manière, vous pouvez comprendre théoriquement l’importance d’une organisation alimentaire cohérente. Mais c’est en construisant réellement vos repas, en observant leur compatibilité avec votre quotidien et en ajustant progressivement vos habitudes que cette compréhension devient utile.
L’apprentissage et l’action ne devraient donc pas être considérés comme deux périodes totalement séparées. Ils peuvent se renforcer mutuellement.
Vous apprenez. Vous appliquez. Vous observez. Vous corrigez. Puis vous continuez à apprendre.
Et c’est précisément cette progression que je souhaite encourager.
N’attendez pas de tout savoir pour commencer. Apprenez suffisamment pour agir correctement, puis continuez à développer vos connaissances à mesure que votre expérience progresse.
Voilà une manière beaucoup plus réaliste de construire une véritable autonomie. Et surtout, elle vous évitera de transformer la recherche d’informations en une nouvelle excuse pour repousser indéfiniment votre transformation.
Parce qu’à un moment, il faut accepter une réalité particulièrement simple : les connaissances les plus précieuses du monde ne pourront pas réaliser vos entraînements à votre place. Elles ne prépareront pas automatiquement vos repas. Elles ne protégeront pas votre sommeil simplement parce que vous connaissez son importance. Et elles ne modifieront pas vos habitudes sans décisions concrètes. Mais lorsqu’elles sont comprises et utilisées intelligemment, elles peuvent vous aider à accomplir toutes ces choses avec davantage de précision et de cohérence. C’est là que se trouve leur véritable valeur.
Et si vous aviez déjà commis plusieurs de ces erreurs ?
Nous venons de parcourir neuf erreurs qui peuvent compromettre une transformation physique. Certaines vous paraissaient peut-être évidentes. D’autres vous ont probablement surpris. Et il est possible que vous vous soyez reconnu dans plusieurs situations.
Vous avez peut-être consacré beaucoup de temps à une activité qui ne correspondait pas suffisamment à votre objectif. Choisi des exercices au hasard. Accumulé les séances en pensant que davantage signifiait automatiquement mieux. Cherché une astuce qui pourrait vous éviter de revoir certaines habitudes. Ou abandonné trop rapidement une méthode parce que votre progression ne respectait pas le calendrier que vous aviez imaginé. Si c’est votre cas, j’aimerais que vous résistiez à une tentation : celle de regarder votre passé uniquement à travers les erreurs que vous avez commises.
Parce que cette manière de réagir pourrait vous faire passer à côté de l’enseignement le plus important de tout ce que nous venons de voir.
Vous avez peut-être pris de mauvaises décisions. Mais cela ne signifie pas que vous êtes condamné à les reproduire.
Vous avez peut-être mal compris certains mécanismes. Mais vous pouvez apprendre à les comprendre davantage.
Vous avez peut-être choisi un programme qui ne vous convenait pas. Mais vous pouvez chercher pourquoi et examiner d’autres possibilités.
Et si vos précédentes tentatives vous ont découragé, je ne vais certainement pas vous expliquer que tout deviendra facile à partir de maintenant. Ce serait vous mentir.
Je préfère vous dire quelque chose de beaucoup plus utile : une expérience décevante peut vous apprendre énormément, à condition de ne pas la transformer trop rapidement en verdict définitif sur vous-même.
Et c’est précisément là que j’aimerais vous conduire maintenant. Car après avoir compris les erreurs qui peuvent vous éloigner de votre objectif, il reste une question autrement plus importante.
Que pouvez-vous réellement faire de cette compréhension ? Comment éviter qu’elle devienne simplement une nouvelle série de connaissances que vous trouverez intéressantes aujourd’hui, puis oublierez demain ? Et surtout, comment transformer tout ce que vous venez de découvrir en une manière plus intelligente de choisir, d’organiser et de poursuivre vos efforts ?
C’est cette dernière étape que je considère comme la plus précieuse.
Parce que le véritable intérêt de cet article ne réside pas uniquement dans les erreurs qu’il vous a permis de reconnaître. Il réside dans ce que vous allez désormais devenir capable de décider lorsque vous rencontrerez, dans votre propre vie, les situations qui conduisent tant de personnes à les commettre.
Maintenant que vous connaissez ces neuf erreurs, qu’allez-vous faire différemment ?
J’aimerais que vous reveniez un instant au moment où vous avez commencé cet article.
Peut-être cherchiez-vous simplement quelques conseils pour vous lancer dans le sport. Peut-être pratiquiez-vous déjà une activité sans obtenir tous les résultats espérés. Ou peut-être aviez-vous derrière vous plusieurs tentatives décevantes, au point de commencer à douter de votre capacité à transformer votre corps. Quelle que soit votre situation, je voudrais que vous preniez quelques secondes pour examiner ce que vous comprenez désormais.
Vous savez maintenant pourquoi la quantité de sport pratiquée ne garantit pas, à elle seule, une transformation particulière.
Vous comprenez qu’une série de dix répétitions peut représenter un travail musculaire exigeant ou un effort beaucoup trop facile selon la résistance utilisée et vos capacités.
Vous savez qu’une alimentation équilibrée ne consiste pas à vous affamer, et que la diminution du poids ne raconte pas toute l’histoire de votre composition corporelle.
Vous avez découvert pourquoi multiplier les exercices abdominaux ne constitue pas une méthode fiable pour faire disparaître spécifiquement la graisse du ventre.
Vous comprenez mieux les différences entre les activités cardiovasculaires et l’entraînement musculaire, ainsi que l’intérêt de les organiser en fonction des qualités physiques recherchées.
Et vous savez désormais qu’un programme doit être suffisamment exigeant pour favoriser certaines adaptations, sans transformer systématiquement l’épuisement en objectif.
Mais surtout, j’espère qu’une idée beaucoup plus importante commence à s’installer dans votre esprit.
Vous ne pouvez pas juger correctement votre capacité à vous transformer si vous ne savez pas encore dans quelle mesure les efforts que vous fournissez correspondent réellement à la transformation recherchée.
Cette distinction paraît simple. Pourtant, elle peut changer profondément votre manière d’interpréter vos prochaines difficultés.
Parce qu’à partir du moment où vous comprenez que plusieurs facteurs influencent vos résultats, vous n’êtes plus obligé de considérer chaque déception comme une preuve de votre incapacité. Vous pouvez commencer à chercher une explication. Et c’est précisément ce changement que je trouve passionnant.
Le jour où vous cesserez de confondre une mauvaise méthode avec une incapacité personnelle
Je voudrais que vous imaginiez une personne qui décide de se mettre au sport pour devenir plus athlétique.
Elle commence par courir régulièrement. Elle fait également quelques exercices abdominaux. Elle mange moins qu’auparavant. Et elle espère observer rapidement une amélioration spectaculaire de son apparence.
Au bout de quelques semaines, ses résultats ne correspondent pas à ses attentes. Alors elle augmente la durée de ses séances. Elle réduit davantage son alimentation. Puis elle se met à chercher de nouvelles méthodes. Mais elle ne parvient toujours pas à obtenir la transformation qu’elle imaginait.
À ce stade, deux interprétations deviennent possibles.
La première consiste à penser :
« Je fais beaucoup d’efforts et je n’arrive pas à me transformer. Je ne suis probablement pas fait pour le sport. »
La seconde consiste à se demander :
« Est-ce que les efforts que je fournis correspondent réellement aux adaptations que je recherche ? »
Vous remarquez ce qui change ?
Dans la première situation, la personne commence à remettre en question ses propres capacités. Dans la seconde, elle examine sa démarche.
Et je considère cette différence comme fondamentale : parce que les deux questions ne conduisent pas aux mêmes décisions.
Lorsque vous pensez être incapable de réussir, vous risquez de chercher une confirmation de cette croyance dans chaque difficulté que vous rencontrez.
- Un entraînement vous semble trop difficile ? Vous vous dites que vous n’êtes pas assez sportif.
- Votre poids ne diminue pas aussi rapidement que prévu ? Vous pensez que votre corps ne répond pas correctement.
- Vous manquez une séance ? Vous commencez à vous reprocher votre manque de discipline.
Et progressivement, vous transformez des problèmes particuliers en jugement général sur vous-même.
Mais lorsque vous apprenez à examiner votre démarche, vous pouvez réagir autrement.
Un exercice vous semble trop difficile ? Vous vérifiez s’il correspond à votre niveau, si vous le maîtrisez suffisamment et si la résistance utilisée est appropriée.
Votre composition corporelle n’évolue pas comme vous l’espériez ? Vous examinez votre alimentation, votre entraînement, votre régularité et la manière dont vous mesurez vos progrès.
Vous manquez régulièrement certaines séances ? Vous regardez si votre programme possède réellement sa place dans votre quotidien.
Et lorsqu’une méthode ne fonctionne pas suffisamment bien, vous cherchez ce qu’il convient de conserver, de modifier ou d’abandonner.
Je ne prétends pas qu’il existe toujours une solution simple. Certaines situations sont complexes. Des problèmes de santé, des limitations physiques ou d’autres circonstances personnelles peuvent nécessiter un accompagnement particulier.
Mais je veux que vous compreniez la valeur de cette nouvelle manière de raisonner.
Une difficulté devient beaucoup plus utile lorsqu’elle vous pousse à examiner ce qui peut être amélioré, plutôt qu’à condamner immédiatement l’ensemble de vos capacités.
Et cette manière de penser peut vous servir bien au-delà du sport.
Parce que dans la vie, nous sommes régulièrement confrontés à des situations où nos premiers efforts ne produisent pas exactement ce que nous espérions. Nous pouvons alors considérer que nous ne sommes pas faits pour réussir. Ou chercher à comprendre ce que nous n’avons pas encore suffisamment appris. Je préfère largement la seconde possibilité : non parce qu’elle garantit une réussite future, mais parce qu’elle préserve quelque chose de précieux :
Notre capacité à continuer à réfléchir, à apprendre et à agir.
Vous avez peut-être davantage progressé que votre miroir ne vous le laisse croire
Il existe un autre phénomène que je voudrais vous aider à reconnaître.
Lorsqu’une personne entreprend une transformation physique, elle peut devenir particulièrement attentive à son apparence. Elle regarde son ventre. Ses bras. Ses jambes. Son visage. Elle observe son corps sous différents éclairages, parfois plusieurs fois dans la même journée. Et lorsqu’elle ne remarque pas de changement évident, elle peut finir par penser que ses efforts n’ont servi à rien.
Mais réfléchissez un instant.
Si vous vous regardez quotidiennement, comment pourriez-vous espérer percevoir avec précision des changements qui se construisent progressivement ?
Vous pouvez devenir tellement habitué à votre apparence actuelle que certaines évolutions vous échappent. Et, à l’inverse, les variations normales du poids, de l’hydratation ou de la digestion peuvent parfois donner l’impression que votre corps a changé beaucoup plus qu’il ne l’a réellement fait. Voilà pourquoi je vous recommande de prendre du recul.
Utilisez des indicateurs cohérents avec votre objectif. Examinez leur évolution à des intervalles raisonnables. Et surtout, intéressez-vous aux tendances plutôt qu’aux fluctuations isolées.
- Si vous souhaitez suivre votre masse corporelle, plusieurs mesures effectuées dans des conditions comparables peuvent être plus informatives qu’une seule pesée choisie au hasard.
- Si votre objectif concerne votre tour de taille, vous pouvez examiner son évolution de manière régulière, sans avoir besoin de sortir votre mètre ruban à chaque passage devant le miroir.
- Et si vous souhaitez développer votre force, suivez quelques exercices représentatifs de votre programme.
Vous découvrirez peut-être que certaines capacités progressent alors que les changements esthétiques restent encore discrets.
Je voudrais vous proposer une comparaison.
Vous avez déjà commandé un colis sur Internet ?
Vous attendez sa livraison avec impatience. Vous consultez son suivi.
« En préparation. »
Quelques heures plus tard, vous regardez de nouveau.
Toujours en préparation.
Vous actualisez la page. Encore. Et encore.
Mais pourquoi donc le livreur n’arrive-t-il pas plus vite ?
Peut-être parce que le fait de consulter 50 fois le suivi ne modifie absolument pas la vitesse du transport !
Eh bien, votre transformation physique possède un point commun avec cette situation : la regarder sans cesse ne la fera pas progresser plus rapidement.
En revanche, observer intelligemment son évolution peut vous aider à déterminer si vos décisions produisent les effets attendus.
Je ne vous demande donc pas d’ignorer votre miroir ou votre balance. Je vous demande simplement de ne pas leur confier la totalité de votre confiance.
Votre corps peut évoluer progressivement sans vous fournir chaque matin une preuve spectaculaire de cette évolution.
Et une mauvaise journée devant le miroir ne mérite pas de remettre en question plusieurs semaines d’efforts.
Votre temps, votre argent et votre énergie méritent mieux qu’une accumulation d’erreurs
J’aimerais maintenant vous faire prendre conscience de quelque chose que je considère comme essentiel.
Lorsque nous parlons de transformation physique, nous pensons principalement aux résultats corporels. Mais les conséquences de votre méthode dépassent largement votre apparence.
Chaque décision possède également un coût. Un coût en temps. En argent. En énergie. Parfois même en tranquillité d’esprit.
Reprenons cette personne rencontrée en 2016 qui continuait de payer son abonnement sportif alors qu’elle n’avait plus fréquenté sa salle depuis environ six mois. Je ne lui reproche pas d’avoir acheté un abonnement. Une salle de sport peut représenter un excellent investissement. Mais elle ne devient pas automatiquement une bonne solution simplement parce que son tarif mensuel paraît raisonnable.
Imaginez un abonnement à 29 euros par mois. Si vous l’utilisez huit fois, cela représente environ 3,63 euros par séance. Si vous ne l’utilisez qu’une seule fois, cette séance vous coûte 29 euros. Et si vous ne vous rendez jamais à la salle, vous continuez à payer sans bénéficier des entraînements pour lesquels vous avez souscrit l’abonnement.
Cela me rappelle une autre situation.
Imaginez que vous achetiez chaque semaine une place de cinéma. Vous choisissez un film, payez votre billet, puis rentrez chez vous sans assister à la séance.
La semaine suivante, vous recommencez. Et vous continuez pendant plusieurs mois.
À un moment, quelqu’un finirait probablement par vous demander ce que vous comptez réellement faire avec tous ces billets !
Pourtant, lorsqu’il s’agit d’abonnements sportifs, certaines personnes peuvent conserver longtemps une dépense qu’elles n’utilisent plus, parfois avec l’espoir de reprendre un jour. Et je comprends parfaitement cet espoir. Mais je voudrais qu’il s’accompagne d’une véritable décision.
Si vous payez un abonnement sans l’utiliser, demandez-vous pourquoi.
- Est-ce un problème d’organisation ?
- De distance ?
- D’horaires ?
- De connaissances ?
- D’intérêt pour les activités proposées ?
- Ou avez-vous simplement découvert que vous préféreriez vous entraîner autrement ?
Selon votre situation, vous pourrez modifier votre organisation, demander une aide appropriée ou envisager une formule plus adaptée.
Ce qui me dérange, ce n’est pas de payer pour quelque chose qui possède une véritable valeur : c’est de continuer à investir dans une solution qui ne vous apporte plus ce que vous en attendez, sans jamais chercher à comprendre pourquoi.
Mais savez-vous qu’il existe une autre manière de perdre un temps précieux ? Attendre d’avoir déjà obtenu les résultats que l’on espère atteindre avant même d’oser commencer !
Entre 2013 et 2014, alors que je m’entraînais dans cette première salle de sport à Ambérieu-en-Bugey, un ami d’enfance m’avait confié qu’il attendait de se sentir mieux dans son corps, d’être davantage musclé et sculpté, avant de s’inscrire à son tour.
Je me souviens encore de mon étonnement.
Mais enfin, c’est comme attendre d’avoir son permis de conduire pour s’inscrire à l’auto-école !
Une salle de sport n’est pas un lieu réservé aux personnes qui possèdent déjà un physique remarquable. C’est justement un endroit où l’on peut commencer à construire celui que l’on désire, quel que soit son point de départ !
À ma connaissance, cet ami n’a jamais franchi le pas. Nous nous sommes ensuite perdus de vue.
Et c’est bien ce qui me frappe dans cette histoire : à force d’attendre d’être prêt pour commencer, on peut passer des années à ne jamais commencer.
Une fois cette première étape franchie, une autre question mérite toute votre attention : combien de temps devez-vous réellement consacrer à vos entraînements ?
Si vous consacrez six heures hebdomadaires à une activité que vous appréciez, qui vous apporte des bénéfices et correspond à vos ambitions, je n’ai aucune raison de vous demander d’arrêter. Mais si vous fournissez six heures d’efforts uniquement parce que vous pensez qu’il faut nécessairement en faire beaucoup pour obtenir des résultats, alors nous avons une question importante à examiner.
Pourquoi consacrer davantage de temps à votre entraînement si vous pourriez atteindre certaines de vos ambitions avec une organisation plus appropriée et moins contraignante ?
Je ne prétends pas que toutes les personnes peuvent obtenir tous les résultats recherchés avec moins de deux heures d’entraînement hebdomadaire. Cela dépend des objectifs, du niveau et des besoins individuels. Mais je refuse l’idée selon laquelle une méthode serait automatiquement meilleure parce qu’elle demande davantage de temps.
Votre vie ne se résume pas au sport. Vous possédez d’autres responsabilités, d’autres ambitions et d’autres plaisirs. Et je trouve particulièrement intéressant de chercher comment améliorer votre condition physique sans laisser l’entraînement absorber inutilement tout ce qui donne également de la valeur à votre existence.
Voilà pourquoi, avec CorpsFiit®, je défends autant la pertinence des efforts. Pas leur diminution systématique : leur pertinence.
N’essayez pas de porter toute votre transformation en une seule fois
Je vais vous raconter une petite situation que vous avez probablement déjà vécue.
Vous rentrez du supermarché avec plusieurs sacs de courses. Votre voiture est garée devant chez vous. Et vous avez une décision à prendre.
- Effectuer deux voyages parfaitement raisonnables ?
- Ou essayer de tout transporter en une seule fois ?
Évidemment, l’idée de faire un seul voyage possède un certain charme.
Vous rassemblez donc les sacs. Un dans chaque main. Puis deux. Puis trois.
Vous glissez encore quelques poignées autour de vos doigts. Vous attrapez un dernier sac.
Et vous voilà parti, les bras chargés, les doigts comprimés par les anses. Vous avancez péniblement jusqu’à votre porte. Puis vous réalisez qu’il faut maintenant sortir vos clés.
Ah ! Voilà un détail qui n’avait manifestement pas été prévu dans cette opération de transport particulièrement ambitieuse.
Vous essayez de libérer une main. Les sacs glissent. Vous vous contorsionnez. Et tout cela pour éviter un deuxième voyage qui vous aurait probablement demandé moins de difficultés.
Je trouve cette image amusante, parce qu’elle ressemble beaucoup à certaines décisions que l’on prend lorsqu’on commence le sport.
On veut tout changer immédiatement. Six séances par semaine. Une alimentation complètement différente. De nouvelles habitudes de sommeil. Davantage de marche. Des exercices supplémentaires. Une application pour tout mesurer. Et pourquoi ne pas ajouter encore quelques objectifs, puisque nous sommes si bien partis ?
Mais le problème n’est pas seulement de savoir si vous pouvez accomplir toutes ces actions pendant quelques jours : il faut également vous demander si vous pourrez continuer à les accomplir lorsque votre vie redeviendra parfaitement ordinaire.
Une transformation durable ne se construit pas nécessairement en prenant toutes les bonnes décisions possibles dès le premier jour. Elle peut commencer par quelques décisions suffisamment pertinentes pour être réellement appliquées.
Et j’aimerais que vous conserviez cette idée.
Parce que certaines personnes ne renoncent pas à leur transformation simplement parce qu’elles refusent l’effort ; elles peuvent également abandonner parce qu’elles ont voulu tout entreprendre simultanément, sans laisser à leur organisation la possibilité de devenir progressivement maîtrisable.
Cela ne signifie pas qu’il faudrait toujours commencer extrêmement doucement. Il faut adapter les changements à la situation et aux capacités de chacun. Mais il existe une différence considérable entre “une ambition exigeante” et “une accumulation de contraintes mal organisées”. Et c’est précisément cette différence que je souhaite vous apprendre à reconnaître.
Trois décisions pour commencer à transformer ce que vous venez de comprendre
Nous arrivons maintenant au moment le plus important de cet article.
Je pourrais continuer à vous expliquer les mécanismes de l’entraînement pendant des pages. Je pourrais développer davantage les subtilités de la récupération, de la nutrition ou de la progression musculaire. Et je le ferai dans d’autres contenus CorpsFiit®.
Mais aujourd’hui, je voudrais surtout que vous repartiez avec quelque chose que vous pourrez réellement utiliser.
Parce que si vous refermez cet article en vous disant simplement :
« C’était intéressant ! »
Je serai heureux que vous ayez apprécié ma manière de vous expliquer les choses. Mais il manquera encore une étape. Et cette étape, personne ne pourra l’accomplir à votre place.
Je veux que vous preniez une véritable décision. Pas nécessairement une décision spectaculaire : une décision suffisamment claire pour que vous sachiez ce que vous allez faire et pourquoi vous allez le faire. Pour cela, je vous propose un petit exercice.
Prenez une feuille, un carnet ou ouvrez simplement une note sur votre téléphone. Vous allez répondre à trois questions.
Première décision : définir ce que vous souhaitez réellement construire
Ne commencez pas par écrire :
« Je veux faire du sport. »
Faire du sport représente une activité. Ce n’est pas encore une description suffisamment précise de votre transformation.
Écrivez plutôt ce que vous recherchez réellement.
- Souhaitez-vous développer votre musculature ?
- Réduire votre masse grasse ?
- Devenir plus fort ?
- Améliorer votre condition cardiovasculaire ?
- Obtenir une silhouette plus harmonieuse selon vos propres préférences ?
- Ou associer plusieurs de ces ambitions ?
Essayez de formuler votre objectif en quelques phrases simples.
Par exemple :
« Je souhaite réduire progressivement ma masse grasse tout en préservant ma musculature, développer davantage ma force et organiser des entraînements compatibles avec ma vie professionnelle et familiale. »
Voilà déjà une direction beaucoup plus claire. Elle ne contient pas encore toutes les réponses. Mais elle permet de comprendre ce que vos prochaines décisions devront chercher à accomplir.
Et si vous ne savez pas encore exactement ce que vous souhaitez, ce n’est pas grave. Vous pouvez commencer par identifier les qualités physiques qui vous intéressent et approfondir progressivement votre réflexion.
L’essentiel est de ne pas confondre “une activité choisie par habitude” avec “un objectif que vous avez réellement défini”.
Deuxième décision : identifier l’erreur qui mérite le plus votre attention
Maintenant, repensez aux neuf erreurs que nous avons examinées.
Laquelle vous concerne le plus directement ?
Peut-être avez-vous tendance à choisir des charges trop faciles. Ou à vous concentrer sur une seule partie de votre corps.
Peut-être multipliez-vous les entraînements cardiovasculaires alors que vous souhaiteriez également développer votre musculature. Ou vous avez tendance à modifier constamment votre alimentation sans parvenir à construire une organisation satisfaisante.
Peut-être votre programme vous demande-t-il tellement de temps que vous n’arrivez jamais à le maintenir. Ou vous changez de méthode dès que les résultats tardent à apparaître.
Je voudrais que vous identifiiez une difficulté réelle parmi toutes celles que nous avons explorées dans cet article. Vous pourriez être tenté de retenir l’erreur la plus spectaculaire ou celle qui semble concerner tout le monde. Mais celle qui mérite votre attention en priorité, c’est celle qui influence réellement votre propre démarche.
Et si vous avez le sentiment de commettre plusieurs erreurs, choisissez celle qui semble actuellement avoir les conséquences les plus importantes et que vous pouvez commencer à corriger.
Je ne veux pas que cette étape devienne une occasion de vous reprocher tout ce que vous n’avez pas encore accompli. Ce n’est pas un procès. C’est une recherche de clarté.
Vous essayez simplement de reconnaître ce qui mérite votre attention.
Et cette démarche demande parfois davantage de lucidité que le simple fait de commencer un nouveau programme. Parce qu’il est souvent beaucoup plus agréable de se lancer dans une nouveauté prometteuse que de reconnaître honnêtement ce qui ne fonctionne pas dans nos habitudes actuelles. Pourtant, c’est parfois cette seconde décision qui possède la plus grande valeur.
Troisième décision : choisir une action que vous allez réellement accomplir
Vous avez maintenant un objectif. Vous avez identifié une priorité. Il reste à transformer cette compréhension en action.
Et ici, je voudrais que vous soyez particulièrement concret.
Si vous avez découvert que votre programme ne comporte presque aucun entraînement de résistance alors que vous souhaitez développer votre musculature, votre première action pourrait consister à rechercher des exercices adaptés à votre niveau et à prévoir une première séance correctement organisée.
Si vous constatez que votre alimentation ne correspond pas à votre objectif, vous pourriez commencer par examiner une journée alimentaire ordinaire et identifier une amélioration pertinente.
Si vos séances sont trop longues, vous pourriez chercher comment les simplifier sans supprimer les sollicitations indispensables.
Si vous manquez régulièrement vos entraînements, vous pourriez revoir leur emplacement dans votre semaine.
Et si vous ne comprenez pas pourquoi vous réalisez certains exercices, votre première action pourrait être d’en apprendre davantage sur leur fonction avant de poursuivre aveuglément.
Dans certains cas, la meilleure décision consistera à demander un accompagnement professionnel adapté. Il ne s’agit pas de tout résoudre immédiatement. Il s’agit de choisir un premier changement suffisamment précis pour que vous puissiez le mettre en pratique.
Je vous encourage également à déterminer à quel moment vous allez l’accomplir.
Pas simplement :
« Je vais essayer de mieux m’entraîner. »
Mais plutôt :
« Avant ma prochaine séance, je vais vérifier la fonction des principaux exercices de mon programme et adapter ceux que je ne maîtrise pas suffisamment. »
Vous voyez la différence ?
La première formulation exprime une intention. La seconde indique une action identifiable. Et c’est ce passage de l’intention à la décision que je veux vous aider à accomplir.
Parce que vous pouvez parfaitement comprendre les neuf erreurs présentées dans cet article, approuver toutes mes explications et continuer malgré tout à reproduire exactement les mêmes habitudes. Ce serait dommage, vous ne trouvez pas ?
Alors choisissez quelque chose. Une amélioration. Une correction. Un premier changement. Et commencez.
Votre prochaine progression n’exige pas nécessairement vingt décisions nouvelles. Elle peut commencer par une seule décision pertinente que vous comprenez suffisamment pour la mettre réellement en pratique.
Ce que j’aimerais que vous ressentiez maintenant
Nous arrivons presque au terme de notre conversation. Et j’aimerais que vous preniez un instant pour mesurer le chemin parcouru.
Au début de cet article, nous avons parlé d’une personne qui continuait de payer son abonnement sportif sans utiliser sa salle.
Puis je vous ai raconté mon propre parcours. Ces années pendant lesquelles je consacrais environ six heures par semaine au football, convaincu que cette activité finirait naturellement par me rapprocher du physique que je recherchais.
Je vous ai expliqué pourquoi mes résultats ne correspondaient pas à mes attentes. Et comment, progressivement, j’ai appris à distinguer une activité sportive d’une démarche véritablement organisée pour construire certaines adaptations physiques.
Nous avons ensuite examiné neuf erreurs. Des erreurs liées au choix des charges, à l’alimentation, aux exercices abdominaux, aux astuces présentées comme extraordinaires, au cardio, à la musculation, aux échéances, à l’intensité et à l’apprentissage.
Mais si vous regardez attentivement, toutes ces erreurs possèdent quelque chose en commun.
Elles peuvent conduire une personne à fournir de véritables efforts sans comprendre suffisamment ce que ces efforts doivent lui permettre d’obtenir.
Et lorsque les résultats ne correspondent pas à ses attentes, cette personne peut finir par se demander si le problème ne vient pas d’elle.
C’est précisément cette conclusion que je veux vous aider à examiner autrement.
Parce que je trouve profondément regrettable qu’une personne puisse passer plusieurs années à chercher à améliorer son apparence, sa santé ou ses capacités physiques, puis finir par croire qu’elle est incapable de progresser simplement parce qu’elle n’a pas trouvé une démarche suffisamment adaptée.
Je ne dis pas que tout le monde atteindra nécessairement le résultat exact qu’il imagine. Je ne dis pas que chacun possède les mêmes possibilités physiques. Et je ne prétends certainement pas que l’entraînement peut résoudre toutes les difficultés de la vie. Mais je sais qu’il existe une différence importante entre “rencontrer une difficulté” et “être définitivement incapable de la surmonter”.
Et j’aimerais que vous conserviez cette distinction.
Vous pouvez apprendre à mieux choisir vos exercices. À mieux comprendre votre alimentation. À organiser intelligemment votre récupération. À reconnaître les programmes qui ne correspondent pas à votre situation. À mesurer vos progrès de manière plus pertinente. Et à corriger certaines décisions lorsque les résultats ne sont pas satisfaisants.
Vous n’êtes pas obligé de maîtriser immédiatement toutes ces compétences. Elles peuvent se développer. Progressivement. À travers les connaissances, la pratique et l’expérience. Et je trouve qu’il y a quelque chose de profondément encourageant dans cette possibilité.
Parce que cela signifie que votre situation actuelle ne résume pas nécessairement tout ce que vous pourrez construire. Vous possédez peut-être encore beaucoup de choses à apprendre. Mais cette réalité ne devrait pas vous décourager :
Elle devrait vous rappeler que votre progression dépend aussi de connaissances et de compétences que vous pouvez continuer à développer.
Et ce n’est pas rien.
Je ne veux pas que vous soyez fier de lire CorpsFiit®. Je veux que vous soyez fier de ce que vous apprendrez à faire.
Il y a quelque chose que je voudrais vous dire personnellement.
Lorsque j’ai commencé à développer CorpsFiit®, je n’avais pas simplement envie de créer un nouveau site consacré au sport.
Des conseils sportifs, il en existe déjà énormément. Des programmes d’entraînement aussi. Et aujourd’hui, vous pouvez obtenir des réponses à une quantité impressionnante de questions en quelques secondes.
Mais ce qui m’intéresse profondément, ce n’est pas uniquement de vous transmettre des informations : c’est de vous aider à leur donner du sens.
- À comprendre pourquoi certaines recommandations sont pertinentes et pourquoi d’autres ne correspondent pas nécessairement à votre situation.
- À apprendre à reconnaître ce qui mérite votre temps, votre attention et vos efforts.
- Et surtout, à développer progressivement votre propre capacité de décision.
Je ne veux pas que vous deveniez dépendant de ma manière de penser. Je veux que vous puissiez comprendre suffisamment les principes que je défends pour les examiner, les appliquer et les adapter intelligemment à votre propre situation.
Si, dans quelques semaines, vous découvrez une nouvelle méthode promettant une transformation spectaculaire et que vous prenez spontanément quelques instants pour vous demander ce qu’elle apporte réellement, j’en serai heureux.
Si vous commencez à reconnaître qu’une séance très fatigante n’est pas automatiquement une excellente séance, ce sera déjà un progrès dans votre manière de raisonner.
Si vous apprenez à distinguer un changement esthétique d’une simple variation de poids, tant mieux.
Et si, lors d’une période difficile, vous parvenez à modifier votre organisation au lieu de tout abandonner, j’aurai le sentiment que cet article vous aura transmis quelque chose de réellement utile.
Parce que ces décisions ne seront plus les miennes. Elles seront les vôtres.
Et c’est justement ce que je recherche.
Je veux que les connaissances que je vous transmets finissent par devenir des réflexes de compréhension qui vous permettent de mieux décider, même lorsque je ne suis pas là pour vous conseiller.
Voilà ce que j’appelle une véritable progression intellectuelle.
Et lorsqu’elle commence à modifier vos habitudes et vos efforts, elle peut participer à une transformation bien plus complète que celle que vous imaginiez au départ.
Votre plus belle progression ne se verra peut-être pas immédiatement dans le miroir
Je voudrais maintenant vous faire découvrir quelque chose d’un peu différent.
Nous avons beaucoup parlé de muscles, de graisse corporelle, d’entraînement et d’alimentation. Et c’est parfaitement normal : vous êtes probablement venu lire cet article pour comprendre comment améliorer votre physique. Mais il existe une transformation plus discrète que j’aimerais également encourager.
Celle de votre manière de penser.
Lorsque vous apprenez à définir un objectif, vous développez votre capacité à donner une direction à vos décisions.
Lorsque vous apprenez à examiner une recommandation avant de l’adopter, vous exercez votre discernement.
Lorsque vous acceptez de reconnaître une erreur, vous développez votre capacité à remettre certaines convictions en question.
Lorsque vous organisez votre entraînement en fonction de vos véritables possibilités, vous apprenez à mieux gérer votre temps et votre énergie.
Et lorsque vous poursuivez une démarche malgré quelques difficultés, sans renoncer à réfléchir ni vous acharner inutilement, vous développez une forme de discipline que je trouve particulièrement précieuse.
Voilà pourquoi je considère CorpsFiit® comme une philosophie de vie corps-esprit.
Parce que je ne veux pas réduire la transformation à la quantité de muscle que vous avez développée ou à la graisse que vous avez perdue. Ce serait ramener CorpsFiit® à cette logique du Fitness Chaotique qui laisse croire qu’il faudrait atteindre un certain idéal physique pour avoir enfin le droit de se sentir bien. Car le muscle gagné et la graisse perdue, aussi importants soient-ils pour vos objectifs, ne représentent que la partie émergée de l’iceberg. Sous la surface se trouve quelque chose de bien plus vaste : votre rapport à vous-même, vos habitudes, votre mental, votre capacité à prendre des décisions éclairées et la manière dont vous apprenez à faire travailler votre corps et votre esprit en harmonie.
Ce que l’on voit dans le miroir n’est qu’une partie de ce que vous pouvez réellement transformer dans votre vie.
Je veux également m’intéresser à la personne qui apprend à prendre soin de son corps avec davantage de compréhension.
Cela ne signifie pas que chaque entraînement fera automatiquement de vous une personne plus sage ou plus disciplinée dans tous les domaines de votre vie. Mais la manière dont vous abordez cette démarche peut devenir une occasion de développer certaines habitudes intellectuelles et comportementales.
Et je trouve cette possibilité particulièrement belle.
Parce qu’elle vous permet de donner à vos efforts une valeur qui dépasse parfois l’objectif initial.
Vous commencez peut-être parce que vous aimeriez vous sentir plus séduisant. Vous continuez parce que vous découvrez le plaisir de développer votre force, votre musculature ou votre condition physique. Puis, avec le temps, vous réalisez peut-être que vous avez également appris à mieux organiser votre quotidien, à prendre des décisions plus réfléchies et à vous montrer davantage patient face à certains résultats.
Ce ne sont pas des conséquences automatiques. Mais ce sont des possibilités que vous pouvez choisir de développer.
Et j’aimerais que vous compreniez que votre physique n’est pas la seule chose susceptible de progresser dans cette aventure. Votre compréhension peut progresser aussi. Votre maîtrise également. Et surtout, votre capacité à orienter intelligemment vos prochains efforts.
Ce que je souhaite profondément pour vous
Je vais vous faire une confidence.
Lorsque je rencontre quelqu’un qui souhaite sincèrement transformer son corps, je trouve cela particulièrement intéressant. Pas parce que je considère que tout le monde devrait chercher à posséder une silhouette athlétique. Chacun possède ses propres aspirations. Mais parce que derrière cette volonté de transformation, il peut exister quelque chose de profondément humain.
L’envie de se sentir mieux. De prendre davantage soin de soi. De retrouver certaines capacités physiques. D’améliorer son apparence. Ou simplement de constater que l’on peut encore apprendre, évoluer et construire quelque chose dont on sera fier.
Et je respecte profondément cette ambition.
Je sais également qu’elle peut s’accompagner de doutes. Parce que les résultats ne sont pas toujours aussi rapides qu’on le souhaiterait. Parce que certaines périodes de la vie compliquent l’organisation. Parce qu’il faut parfois revoir des habitudes auxquelles on s’était attaché. Et parce que nous ne possédons pas toujours, au départ, les connaissances qui nous permettraient de prendre les décisions les plus pertinentes.
Alors oui, je rêve sincèrement que vous réussissiez à progresser vers les objectifs qui comptent pour vous.
Mais je ne souhaite pas vous encourager avec des promesses auxquelles je ne pourrais pas honnêtement donner de garanties. Je préfère vous apporter une compréhension solide, des distinctions utiles et des moyens concrets pour mieux orienter votre démarche.
Je préfère également vous dire lorsque certaines de vos attentes méritent d’être revues. Car je considère que la sincérité représente une forme de respect.
Et si vous deviez découvrir, au cours de votre transformation, qu’un objectif précis ne correspond pas à vos possibilités ou à vos priorités actuelles, je voudrais que vous puissiez le reconnaître sans avoir l’impression que toute votre démarche est devenue inutile. Vous pourrez modifier votre ambition. Choisir d’autres indicateurs. Développer d’autres qualités. Et continuer à prendre soin de vous.
Parce que votre valeur personnelle ne dépend pas de la forme de vos abdominaux, du poids inscrit sur votre balance ou du nombre de kilos que vous soulevez.
Je veux que vous puissiez poursuivre vos ambitions esthétiques ou sportives sans réduire votre estime personnelle aux résultats que vous obtenez.
Autrement dit, vous pouvez aspirer à transformer votre physique sans jamais confondre la réussite de votre transformation avec votre valeur en tant que personne.
Et je veux surtout que vous découvriez qu’une transformation bien conduite peut enrichir votre vie plutôt que de devenir une obligation supplémentaire qui finit par vous l’empoisonner.
Le corps que vous cherchez à construire doit pouvoir vous aider à mieux vivre. Il ne devrait pas vous obliger à oublier pourquoi vous vouliez prendre soin de vous au départ.
Le véritable départ commence maintenant
Nous voici arrivés au terme de cet article. Et j’aimerais que vous regardiez une dernière fois tout ce que nous venons de parcourir.
Au départ, il était question de neuf erreurs. Neuf erreurs qui peuvent sembler relativement simples lorsqu’on les examine séparément.
- Choisir une charge inadaptée.
- Mal organiser son alimentation.
- Se concentrer excessivement sur les abdominaux.
- Chercher une astuce miraculeuse.
- Confondre cardio et développement musculaire.
- Négliger le rôle des muscles dans l’apparence physique.
- S’imposer des délais irréalistes.
- Confondre intensité et épuisement.
- Ou accumuler des connaissances sans apprendre à les utiliser.
Mais derrière chacune de ces erreurs, nous avons progressivement découvert quelque chose de plus important.
La nécessité de comprendre ce que l’on cherche réellement à obtenir. La valeur de choisir des efforts qui correspondent à cette ambition. L’importance d’organiser ces efforts dans des conditions compatibles avec sa vie. Et la possibilité de corriger sa démarche lorsqu’elle ne produit pas les résultats attendus.
Tout cela vous donne désormais une manière différente d’envisager votre transformation. Et j’aimerais que vous mesuriez véritablement ce que cela signifie.
Vous pouvez cesser de choisir une activité simplement parce que quelqu’un d’autre la pratique.
Vous pouvez apprendre à reconnaître la différence entre une série facile et une série suffisamment stimulante.
Vous pouvez construire une alimentation qui respecte vos besoins au lieu de chercher à vous priver toujours davantage.
Vous pouvez comprendre pourquoi les exercices abdominaux ne remplacent pas une démarche cohérente de transformation corporelle.
Vous pouvez apprécier le cardio pour ses véritables bénéfices tout en accordant au développement musculaire la place que mérite votre objectif.
Vous pouvez refuser de juger toutes vos capacités à partir d’un délai arbitraire.
Et vous pouvez apprendre à considérer un résultat décevant comme une situation à examiner, plutôt que comme une condamnation personnelle.
Vous n’avez plus besoin de croire qu’une transformation réussie dépend uniquement de la quantité d’efforts que vous êtes capable d’accumuler. Vous pouvez commencer à comprendre pourquoi certains efforts méritent davantage votre engagement que d’autres.
Et cette découverte peut vous accompagner pendant des années. Parce qu’elle ne concerne pas seulement votre prochain entraînement : elle concerne également la manière dont vous prendrez vos décisions lorsque votre situation changera.
Dans quelques mois, votre niveau physique ne sera peut-être plus le même.
Vous aurez éventuellement développé davantage de force, amélioré votre endurance ou modifié votre composition corporelle. Vos objectifs pourront évoluer. Votre emploi du temps également. Et certaines méthodes qui vous convenaient au départ devront peut-être être adaptées.
Mais si vous avez appris à comprendre les principes qui guident votre démarche, vous posséderez quelque chose qui peut rester utile malgré ces changements.
- La capacité de vous poser les bonnes questions.
- De reconnaître ce qui mérite d’être conservé.
- D’identifier ce qui doit évoluer.
- Et de poursuivre votre progression avec davantage d’autonomie.
Je trouve cette perspective particulièrement enthousiasmante.
Parce que vous ne serez plus obligé de considérer chaque difficulté comme une raison de tout recommencer. Vous pourrez progressivement apprendre à ajuster votre trajectoire.
Et c’est là que se trouve, selon moi, une grande partie de la beauté de cette aventure.
Vous n’avez pas besoin de connaître dès aujourd’hui toutes les étapes de votre transformation. Vous avez besoin de comprendre suffisamment votre prochaine décision pour pouvoir la prendre intelligemment. Puis d’apprendre de ce qu’elle vous apportera. Et de continuer.
Je repense parfois à l’adolescent que j’étais lorsque je jouais au football. Celui qui courait pendant des heures avec l’espoir de devenir plus athlétique. Il avait envie de progresser. Il était prêt à fournir des efforts. Mais il ne comprenait pas encore suffisamment comment organiser une démarche correspondant précisément à son ambition.
Aujourd’hui, je ne regarde pas cette période avec mépris. Je ne considère pas que ces années auraient été dépourvues de valeur : elles font partie de mon parcours. Elles m’ont permis de pratiquer une activité sportive, de découvrir certaines exigences physiques et, avec le recul, de mieux comprendre les limites de mon raisonnement initial.
Mais si je pouvais transmettre une seule chose à ce jeune homme, ce serait peut-être celle-ci :
« Avant de te demander combien d’heures tu es prêt à consacrer au sport, cherche à comprendre ce que tu veux réellement développer et quels efforts permettront de t’en rapprocher. »
J’aurais aimé comprendre cela plus tôt.
Et c’est précisément pourquoi je prends aujourd’hui autant de plaisir à vous l’expliquer. Parce que si mon expérience peut vous éviter certaines de mes erreurs, elle aura déjà une valeur que je trouve considérable.
Mais maintenant, cette expérience doit laisser place à la vôtre.
Vous avez vos propres ambitions. Votre propre corps. Votre propre histoire. Vos contraintes. Vos capacités. Et toutes ces choses que vous aimeriez encore améliorer dans votre vie.
Je ne peux pas choisir vos objectifs à votre place. Je ne peux pas accomplir vos entraînements pour vous. Et je ne peux pas vous garantir exactement les résultats que vous obtiendrez.
Mais je peux vous encourager à ne plus gaspiller inutilement votre engagement dans des démarches que vous ne comprenez pas suffisamment. Je peux vous inviter à apprendre, à examiner vos décisions et à reconnaître les possibilités qui correspondent réellement à votre situation. Et surtout, je peux vous rappeler une chose que j’aimerais que vous conserviez longtemps après avoir refermé cette page.
Ce n’est pas parce que vos efforts passés n’ont pas produit tout ce que vous espériez que vos possibilités futures sont déjà décidées.
Vous pouvez encore apprendre.
Vous pouvez encore améliorer votre manière de procéder.
Vous pouvez encore découvrir des exercices, des organisations et des habitudes qui vous conviennent davantage.
Et vous pouvez décider, dès aujourd’hui, de ne plus confondre “une méthode décevante” avec “une incapacité personnelle”.
Alors ne cherchez pas à tout changer en une seule journée.
Reprenez les trois questions que je vous ai proposées. Définissez votre ambition. Identifiez l’erreur qui mérite le plus votre attention. Puis choisissez une première action concrète.
Et lorsqu’une difficulté apparaîtra, plutôt que de conclure immédiatement que “vous n’êtes pas fait pour le sport”, demandez-vous ce qu’elle peut vous apprendre sur la manière dont vous avez organisé vos efforts. Vous ne trouverez pas nécessairement toutes les réponses du premier coup. Mais vous aurez commencé à faire quelque chose de beaucoup plus important que de suivre aveuglément un programme :
Vous aurez commencé à diriger votre propre transformation.
Et c’est précisément là que je veux vous conduire avec CorpsFiit®.
Je ne veux pas que vous terminiez cet article en croyant davantage aux miracles. Je veux que vous compreniez davantage ce que vos propres décisions peuvent rendre possible. Que vous découvriez la valeur du temps que vous consacrez à votre santé. Que vous accordiez à vos efforts la direction qu’ils méritent. Et que vous puissiez un jour regarder votre parcours avec la satisfaction d’avoir non seulement développé certaines qualités physiques, mais également appris à construire votre progression avec davantage d’intelligence.
Parce que le véritable enjeu n’est pas simplement de devenir quelqu’un qui fait du sport : c’est de devenir quelqu’un qui comprend pourquoi il s’entraîne, ce qu’il cherche à développer et comment il peut continuer à progresser sans sacrifier inutilement sa vie.
Et si vous deviez ne conserver qu’une seule conviction de toute notre conversation, j’aimerais que ce soit celle-ci :
Ne laissez plus les erreurs de vos premières tentatives décider de ce que vous vous croyez capable de construire. Apprenez à mieux choisir vos efforts, puis donnez-vous la possibilité de progresser.
Un livre que j’aurais pu vendre. Un savoir que j’ai choisi de vous offrir.
Lorsque j’ai vu cet article dépasser les 45 000 mots, j’ai sérieusement envisagé d’en faire un livre numérique payant.
Puis j’ai fait un autre choix : vous offrir intégralement ce travail, sans condition et sans rien attendre en retour.
Car ce qui m’importe avant tout, ce n’est pas le prix que je pourrais demander pour ces connaissances, mais la valeur qu’elles peuvent réellement apporter à votre vie.
Peut-être avez-vous découvert une erreur qui vous coûtait du temps, compris un principe qui vous échappait ou simplement trouvé une nouvelle manière d’aborder votre transformation corps-esprit.
Et si cette lecture vous a apporté quelque chose que vous estimez précieux, vous avez aujourd’hui la possibilité d’en reconnaître librement la valeur.
J’ai prévu, pour ceux qui en ressentent personnellement l’envie, une contribution facultative de 9,90 €, destinée à soutenir mon travail et la création de mes prochains contenus.
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Et si vous choisissez de ne rien verser, cela ne change absolument rien : cet article vous appartient tout autant dans ce qu’il vous a permis d’apprendre.
Vous ne me devez rien. Mais si vous souhaitez me remercier par ce geste, sachez que je l’apprécierai sincèrement.
Et vous ?
Parmi les neuf erreurs que nous venons d’examiner, laquelle vous a déjà empêché de progresser ou risque aujourd’hui de vous éloigner de votre objectif ?
Partagez votre expérience, votre réflexion ou votre désaccord dans les commentaires. Je lis personnellement chaque commentaire et je prendrai le temps de vous répondre.