Le réveil sonne.
Vous ouvrez les yeux… déjà en retard. Le corps n’a pas bougé. L’esprit, lui, a déjà filé. Vous vous levez vite. Trop vite.
Les gestes s’enchaînent. Les pensées, elles, sprintent déjà devant.
Les enfants doivent manger. Peu importe quoi. Il faut que ça avance.
Je l’ai vu des centaines de fois. Le matin ne commence plus. Il explose.
Vous avalez un café. Vous avalez des décisions. Vous avalez la matinée.
Dans la voiture, chaque feu rouge devient une entrave. Les embouteillages serrent la poitrine. Vous regardez l’heure plus souvent que vous ne respirez.
La journée ne démarre pas. Elle vous attrape.
Au travail, les délais poussent dans le dos.
À la maison, les obligations prennent le relais.
Sport des enfants. Dîner rapide. Tâches en attente.
Un écran, le soir, pour “décompresser”. Puis le lit.
Et demain ?
La même trajectoire. Sans pause.
Ce n’est pas spectaculaire. Ce n’est pas dramatique. C’est continu.
Et le corps, lui, ne commente pas. Il note. Il garde. Il encaisse.









