Vous pensez que votre corps vous appartient. Qu’il fonctionne seul. Qu’il encaisse. Qu’il s’adapte.
Je l’ai cru longtemps moi aussi. Tant que rien ne cassait, je supposais que tout tenait.
Vous le croyez solide parce qu’il tient encore. Mais sous cette apparente stabilité, une armée invisible travaille sans relâche.
Des milliards d’êtres microscopiques coopèrent, négocient, protègent, digèrent, neutralisent. Ils ne réclament rien. Ils maintiennent l’équilibre.
Et vous n’y pensez jamais.
Je me suis surpris à ne m’y intéresser que lorsque quelque chose déraillait.
Vous surveillez vos performances. Votre silhouette. Vos douleurs. Votre énergie.
Mais vous ignorez l’écosystème invisible qui rend tout cela possible.
J’ai vu des corps impressionnants vaciller pour moins que cela.
Il suffit d’un détail.
Un traitement. Une infection qui revient. Un ventre qui se dérègle. Une fatigue étrange.
Et soudain, le corps ne semble plus fiable.
Ce n’est pas qu’il est faible. C’est qu’il est vivant.
Et le vivant repose toujours sur un équilibre que l’on ne voit pas.









