Vous ne manquez pas d’effort. Vous dépensez votre effort dans une direction qui ne bâtit rien de solide.
Vous avez essayé, sérieusement. Vous avez lu, testé, commencé avec conviction, parfois même forcé plus que nécessaire, avec cette sensation presque noble de faire votre part. Et pourtant, votre corps reste en retrait, comme s’il résistait, comme si quelque chose, sous la surface, refusait encore de travailler avec vous.
J’ai vu ce moment précis chez des dizaines de personnes, ce léger basculement intérieur où l’on commence à se demander si le problème ne vient pas de soi, pas du programme, pas des conseils, mais de soi, directement.
Et c’est là que tout s’embrouille, parce que plus vous doutez, plus vous cherchez ; plus vous cherchez, plus vous tombez sur des méthodes qui se contredisent ; et plus vous appliquez, plus vous sentez votre énergie partir dans tous les sens, sans retour franc dans le miroir, dans les vêtements, dans la manière de vous tenir.
Je me souviens très bien du moment où mes pantalons sont devenus trop larges sans que je comprenne immédiatement pourquoi. Ce n’était pas spectaculaire, pas instantané, mais quelque chose avait basculé pour de bon : le corps avait commencé à répondre autrement, non parce que je faisais plus, mais parce que j’avais arrêté de courir dans tous les sens.
L’effort sans règles fatigue plus qu’il ne transforme.









