Vous mangez correctement. Du moins, vous le pensez, et vous avez même appris à le penser avec sérieux, avec application, presque avec fierté. Une assiette propre. Des portions raisonnables. Rien d’excessif. Rien de “sale”. Rien qui dépasse. Rien en trop.
Et pourtant, deux heures plus tard, quelque chose déraille. Pas violemment. Pas de façon spectaculaire. Mais assez pour que vous le sentiez.
L’énergie ne tient pas. La concentration vacille. Le corps s’alourdit sans raison apparente.
Et ce qui trouble, c’est ceci : ce passage revient. Encore. Puis encore.
Vous vous entraînez. Vous vous disciplinez. Vous faites attention. Vous avez posé des règles. Vous avez même retiré ce que tout le monde vous disait de retirer.
Et pourtant, il y a ce moment étrange. Presque sourd…
La machine ralentit alors qu’elle devrait pousser plus fort. Comme si le carburant passait sans vraiment nourrir. Comme si l’organisme recevait sans pouvoir prendre appui. Comme si quelque chose entrait, puis ne trouvait nulle part où tenir.








