Il y a ces soirs où le corps ne fait rien d’extraordinaire… et pourtant il ne cède pas.
L’esprit continue de tourner, sans cause nette. Le ventre reste légèrement contracté, comme s’il attendait encore quelque chose. La peau démange à peine. Les épaules ne s’abandonnent pas complètement.
Rien de grave. Rien d’inquiétant. Simplement une tension qui s’ajoute à la veille.
On se rassure. On attribue cela à la journée. On se dit que tout le monde vit ça.
Je l’ai vu des dizaines de fois, chez d’autres comme chez moi : ce n’est jamais brutal. C’est progressif. Presque muet.
Le corps, lui, ne dramatise pas. Il ne proteste pas. Il indique.
Un système nerveux qui ne redescend plus tout à fait. Une digestion plus serrée qu’avant. Un sommeil qui se fait attendre.
Avec le temps, j’ai vu cette fatigue discrète s’installer chez des personnes pourtant rigoureuses et attentives à leur hygiène de vie.
Ce n’est ni spectaculaire, ni alarmant. C’est une tension de fond qui commence à s’installer.









